Le Québec s'endette au rythme de 19 millions $ par jour.

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28 décembre, 2006

John Stossel

John Stossel, journaliste d’enquête renommé, explique pourquoi la liberté économique est préférable à l’interventionnisme de l’état. Ce vidéo de 43 minutes est un « must » pour tous ceux qui désirent sortir le Québec de son immobilisme durable.

23 décembre, 2006

Joyeux Noël.

Que cette période de réjouissance en soit aussi une de réflection sur le Québec que nous voulons pour nos enfants et petits enfants.



22 décembre, 2006

Pour ou contre Wall-Mart.

Wall-Mart ne laisse personne indifférent. Le débat diffusé à l’émission de France Bazzo, Il va y avoir du sport, est instructif. On touche à tous les éléments importants d’une société moderne : syndicalisation, mondialisation, capitalisme, équité, consommation, etc.

Pour ou contre Wall-Mart (23 min.)

19 décembre, 2006

Le Yuan est-il sous- ou surévalué ?

Par André Dorais

Le secrétaire au Trésor américain, Henry Paulson, le président de la Réserve fédérale, Ben S. Bernanke, et d’autres représentants dudit gouvernement reviennent d’un séjour en Chine. Il était notamment question de demander à leurs hôtes d’accroître la valeur de leur monnaie. Le gouvernement américain considère que le yuan est sous-évalué et il en veut pour preuve son déficit commercial avec elle. Selon cette façon de voir, le solde de la balance commerciale serait un facteur important qui explique la valeur d’une monnaie. Est-ce exact? Sinon, comment expliquer l’accumulation, par la Chine, de réserves étrangères tournant autour d’un billion (1 000 000 000 000) de dollars américains?

Dans la mesure où les autorités chinoises accroissent la valeur ou le pouvoir d’achat de leur monnaie, l’objectif du gouvernement américain, à savoir de réduire son déficit commercial avec la Chine, devrait être rencontré. Toutefois, à analyser de plus près les suggestions proposées pour y arriver, il n’est pas du tout sûr qu’elles atteignent leur but advenant que les autorités chinoises les suivent. C’est que le diagnostic posé est erroné. On ne peut pas évaluer une monnaie à partir d’un solde de la balance commerciale, pas plus qu’on ne peut l’évaluer à partir de la totalité desdits soldes. Le solde de la balance commerciale constitue la différence entre les importations et les exportations d’un pays. Par conséquent, il y a autant de ces soldes qu’il y a de pays avec lequels on transige. Si l’échange du pays A se résume à acheter des pommes du pays B, on dit que A possède un déficit commercial et B un excédent commercial. Règle générale, un pays possède plusieurs déficits commerciaux avec certains de ses partenaires d’échange et plusieurs excédents commerciaux avec d’autres. Que ces déficits et ces excédents soient gros ou petits, nombreux ou pas, la valeur d’une monnaie ne peut en être établie.

Il n’y a qu’une seule façon d’évaluer le pouvoir d’achat d’une monnaie fiduciaire, soit, pour un pays donné, de comparer les montants mis en circulation à sa production de richesse. Plus les montants mis en circulation sont élevés relativement à la production de richesse (la productivité), plus le pouvoir d’achat de la monnaie est faible. Toutefois, une monnaie peut avoir un faible pouvoir d’achat dans un pays et un fort pouvoir d’achat dans un autre. Cela dépend du degré d’inflation et de productivité de chaque pays.

Pour autant qu’on puisse se fier aux statistiques gouvernementales, l’expansion monétaire en Chine relativement à sa productivité est plus élevée que le même ratio aux États-Unis. Par conséquent, on doit conclure que le pouvoir d’achat du yuan est plus faible que le pouvoir d’achat du dollar. Cependant, la sous-évaluation du yuan à laquelle le gouvernement américain fait allusion ne relève ni de sa comparaison avec le dollar, ni de celle entre les montants de yuan mis en circulation et la productivité chinoise. Le gouvernement américain croit que le yuan est sous-évalué, car la Chine exporte plus de produits aux États-Unis qu’elle en importe. Il attribue donc cette sous-évaluation au fait que les prix des exportations chinoises sont faibles. Encore une fois, on ne peut tirer cette conclusion à partir de ce constat.

Le pouvoir d’achat du yuan est peut-être plus faible que le pouvoir d’achat du dollar, mais il ne s’ensuit pas qu’il soit sous-évalué. Au contraire, étant donné que tous les pays, y compris les deux en question, prétendent comptabiliser l’inflation à partir de quelques-unes de ses conséquences, alors que la véritable inflation, soit l’expansion monétaire, est beaucoup plus importante en Chine qu’aux États-Unis, il y a tout lieu de penser que le yuan n’est pas sous-évalué, mais surévalué.

Il résulte de cette analyse un retournement dont les conséquences pourraient être graves. En effet, lorsqu’on démêle ce que le gouvernement américain dit de ce qu’il veut, on réalise qu’il demande aux autorités chinoises de hausser les prix de ses exportations dans le but de l’aider à réduire son déficit commercial. Autrement dit, il demande aux autorités chinoises d’augmenter leur inflation dans l’idée qu’elle est faible selon les indicateurs d’inflation populaires. Or, si la Chine acquiesce à la demande américaine entendue de cette façon, ses produits seront plus chers pour les Chinois, mais se retrouveront généralement aux mêmes prix pour les américains. Ce que ces derniers gagneront en échange monétaire, ils le perdront en prix plus élevés.

Le déficit commercial américain n’est qu’un mal apparent. Ce malaise relève de la vieille et fausse idée qu’il vaille mieux exporter ses produits et importer la monnaie. Or peu importe la somme maintenue par un gouvernement dans ses coffres, celle-ci n’affecte pas le pouvoir d’achat de sa devise. Un mal plus sérieux attend toutefois le gouvernement chinois s’il poursuit à ce rythme, voire augmente, son inflation monétaire. En effet, ce sont surtout les Chinois qui vont payer le prix de ces politiques insensées. Mais comment être pessimiste, alors qu’à l’heure actuelle plusieurs en profitent allégrement? Lorsqu’on parle de miracle économique, il y a lieu de se méfier.

L’expansion économique chinoise attire les investisseurs étrangers, qui, à leur tour, permettent au gouvernement chinois d'investir dans les obligations américaines et d'accrroître d'autant ses réserves étrangères. Cette expansion est due à la libéralisation de ses marchés. Malheureusement, elle est aussi fragilisée par sa politique inflationniste. Comme la plupart des pays du monde, la Chine veut aller trop vite. Cette politique interne est exacerbée par les gouvernements qui exigent d’elle une plus grande inflation. La Chine se fait tirer l’oreille, mais elle est tentée, comme tous les gouvernements, à accroître un peu plus son inflation, car elle voit en elle la principale cause de son expansion. Cela en dit long sur l’incompréhension généralisée de l’économie et des questions monétaires en particulier.

Les exportations chinoises ne sont pas favorisées par une sous-évaluation du yuan, mais par une main-d’œuvre relativement bon marché à comparer aux pays plus développés. Les Chinois ne sont pas plus «exploités» que les autres travailleurs. Au contraire, ils arrivent volontairement par millions dans les grands centres urbains pour améliorer leur sort en offrant leurs services aux petites et aux grandes entreprises. Dans ce coin du monde, il se trouve des travailleurs qui gagnent encore moins d’argent en termes absolus. Le problème, c’est qu’à l’instar de la monnaie, on ne peut pas comparer les salaires des uns et des autres d’un pays à l’autre en termes absolus. De plus, le salaire ne constitue qu’une composante parmi d’autres de la richesse relative d’un individu dans un pays donné.

Lorsque les Chinois accumuleront suffisamment de capital, leurs salaires rivaliseront avec ceux qu’on rencontre dans les pays plus développés. D’ici là, toutefois, le gouvernement chinois a tout intérêt à réduire son inflation non pas tant à cause des menaces des gouvernements étrangers que de sa propre population. Étant donné l’inflation relativement élevée en Chine, bien qu’encore peu diagnostiquée, sa population risque fort, à moyen terme, de se retrouver au chômage, sans le sou et tout près des bâtiments gouvernementaux... Dans ces circonstances, la Chine aura besoin de toutes ses réserves étrangères, aussi importantes qu’elles soient à l’heure actuelle. Par conséquent, elle a tout intérêt à augmenter le pouvoir d’achat de sa monnaie, mais non pas pour les raisons évoquées par le gouvernement américain.

En somme, le gouvernement américain, à l’instar de plusieurs autres, ne voit rien de bon à son déficit commercial avec la Chine et il lui en fait porter le blâme. Il est plus simple de trouver des boucs émissaires que de remettre en question sa compréhension. On y préfère aussi la parade. On envoie au front le grand manitou de la banque centrale américaine et le richissime ex-dirigeant d’une des plus puissantes banques d’investissement au monde pour impressionner ses hôtes. Par contre, l’analyse présentée par cette délégation est d’une pauvreté inouïe. C’est dire qu’on doit apprendre à se méfier de certaines gens en autorité, voire réviser la formation économique universitaire.

18 décembre, 2006

La gratuité rend la vie chère !

Jean-Louis Caccomo est économiste à l'Université de Perpignan et auteur de L’épopée de l’innovation. Innovation technologique et évolution économique (L’Harmattan, Paris 2005). Son texte publié dans le Québécois Libre du 17 décembre explique très bien le phénomène d’appauvrissement lié à l’interventionnisme de l’état. Ce phénomène, particulièrement aigu en France est aussi activement à l’œuvre au Québec.

Voici un court extrait du texte de Jean-Louis Caccomo :

………..

La gratuité généralisée rend la vie chère. Ce n'est qu'un paradoxe apparent. Que sont en effet les biens et services dits « gratuits »? Ce sont finalement tous ces biens et services extrêmement coûteux que l'on veut faire payer par les autres (et les autres font le même raisonnement) comme l'éducation, la santé ou la retraite. C'est ce qu'on appelle la consommation collective. Mais qu'est-ce que la consommation collective? C'est en fait une machine à dérégler les comportements.
Imaginez que, lorsque vous consommez de l'électricité, c'est votre voisin qui reçoit la facture parce que vous avez piraté son compteur. Mais ce que vous ne savez pas, c'est que votre voisin a fait la même chose à votre insu. La conséquence est un dérapage de la dépense qui entraîne à son tour un dérapage des prélèvements pour régler la facture collective. C'est ce processus de déresponsabilisation qui explique les dérives du budget de la sécurité sociale et de l'État.

…………..

J’encourage tous ceux qui ont à cœur de faire du Québec une société dynamique, capable de rivaliser avec les meilleurs, à lire le texte de Jean-Louis Giacommo.

17 décembre, 2006

Babyboom.

Les retombées positives de la taxation extrême des Québécois.


Gracieuseté d’Ygreck

13 décembre, 2006

Une loi contre le sexisme dans la publicité.

24 600 citoyens de Terrebonne ont signés une pétition réclamant une loi contre le sexisme dans la publicité. Ces citoyens qui représentent 0,33% de la population prétendent parlés au nom du Québec :

…..«au nom d'une population trop silencieuse, au nom de nos enfants qui s'étonnent devant cet exhibitionnisme, au nom de nos jeunes qui intègrent ces messages dévalorisants et ne voient que la marchandisation du corps, du corps féminin surtout et de sa sexualité», ils réclament l'adoption d'une loi pour encadrer la pratique publicitaire et bannir l'exploitation du corps des femmes comme valeur promotionnelle lors d'événements publics. »

Au Québec, tous les groupes de pression qui représentent plus de deux personnes prétendent parler au nom de tous les Québécois. Je regrette, mais vous ne parlez pas en mon nom. Je ne vous ai jamais autorisé à le faire ou à le prétendre. J’exige que vous vous récusiez et indiquiez clairement que je ne suis pas associé à votre démarche.

Je ne conteste pas le droit à tout citoyen de s’objecter à la publicité sexiste. Je m’objecte par contre à ce qu’un autre groupe demande en mon nom une autre loi pour régler le problème existentiel d’individus qui sont incapables d’agir autrement que sous la jupe du gouvernement. Le niveau de dépendance des Québécois envers l’État me désespère.

La meilleure façon de combattre une publicité est de ne pas acheter le produit. Voilà un moyen efficace de combattre la publicité sexiste sans gaspiller l’argent des contribuables. Soyez sans crainte, si au lendemain d’une nouvelle campagne publicitaire les ventes chutent, la publicité sera retirée le surlendemain. Si au contraire les ventes augmentent c’est que la majorité des consommateurs apprécie cette publicité que vous considérez offensante. De quel droit devriez-vous pouvoir imposer votre point de vue ?

12 décembre, 2006

Le Plan vert du gouvernement.

Par André dorais

L’essence est taxée de multiples façons. À titre de produit parmi d’autres, on y applique les taxes provinciale et fédérale sur les produits et services (TVQ et TPS). À titre de produit apparemment particulier, un carburant, on y applique également les taxes provinciale et fédérale dites d’«accise». On la taxe aussi pour financer le service de transport montréalais, car les quatre taxes mentionnées n’y suffisent pas. Il y a également une taxe sur une taxe, une surtaxe et à compter de janvier prochain, pour plaire aux «environnementalistes», il faudra ajouter une taxe «verte». Voilà à quoi se résume le «Plan vert» du gouvernement. Curieusement, plusieurs individus, qu’on avait l’habitude d’entendre crier dès la moindre hausse de prix, se taisent. Ils semblent endormis par l’idéologie gouvernementale.

Le ministre du Développement «durable», Claude Béchard, ne comprend pas pourquoi les pétrolières ont l’intention de refiler la facture aux consommateurs. Apparemment il croyait qu’elles seraient ravies d’absorber des coûts supplémentaires pour ce qu’il juge être une bonne cause. À ses yeux, en effet, il s’agit d’une «bonne» taxe. Après tout, elle est verte! Pour la faire accepter par la population, le ministre dénigre les pétrolières en laissant entendre qu’elles sont égoïstes et avaricieuses. Les pétrolières polluent et ne cherchent que le profit! Par chance, le gouvernement, lui, est généreux et rempli de compassion, de sorte qu’il dépolluera ce qu’elles ont pollué. Bref, parce que les élus connaissent la morale, ils l’imposent. Ils agissent au nom du bien collectif, un bien que tout le monde partage sans exception. Les élus ne peuvent se tromper, car ils ont l’appui du peuple…

En imposant une autre taxe, le gouvernement ne tient pas sa promesse électorale de réduire le fardeau fiscal des contribuables. Montréal a déjà le triste record d’être la ville canadienne la plus taxée sur l’essence. À compter de janvier, elle ne fera que consolider cette position. Au niveau provincial, l’ajout de cette nouvelle taxe placera Québec au premier rang du palmarès des provinces les plus taxées à cet égard. On bat les records qu’on peut! Voir la section 4 du bulletin du Ministère des Finances canadien (Il date de 2005, mais les proportions sont sensiblement les mêmes).

En faisant porter le blâme aux pétrolières, le gouvernement agit hypocritement et attise la division sociale. Il ne faut pas oublier qu’un gouvernement n’existe pas s’il ne taxe pas et n’impose pas. Les calculs utilitaristes du genre un «petit mal» pour un «grand bien» devraient être laissés aux individus et aux individus seuls. Imposer à autrui son idée du bien sous le prétexte qu’on représente la majorité est peut-être démocratique, mais n’est pas juste pour autant. Agir au nom de la démocratie en oubliant les principes qui la soutiennent peut conduire à la dictature. Il ne faudrait pas l’oublier. Ce n’est pas la démocratie qui est importante, mais les libertés qu’elle sous-tend. Le Plan vert n’est rien d’autre qu’une taxe, qui appauvrira un peu plus la population. Malheureusement, ce semble la seule chose que la majorité des politiciens savent faire.

11 décembre, 2006

L’industrie agricole est en crise.

Laurent Pellerin, le président de l'Union des Producteurs Agricoles (UPA), prétend que l'agriculture québécoise est en crise. Il en impute la responsabilité à la mondialisation. Selon l’UPA le gouvernement doit imposer des tarifs à l’importation de produits agricoles en provenance de pays n’ayant pas les mêmes normes environnementales que le Québec.

L’industrie agricole québécoise, à l’instar de celle de tous les pays développés, est déjà hyper-protégée. Son manque de compétitivité découle avant tout d’un interventionnisme archaïque de l’état qui n’a plus sa raison d’être dans une économie mondialisée.

Le système de gestion de l’industrie laitière mis en place au Canada et au Québec est un excellent exemple des effets néfastes de l’interventionnisme, bien intentionné mais mal avisé, de l’état.

En imposant un prix pour le lait au-dessus de la valeur du marché le gouvernement appauvrit les Québécois au rythme de plusieurs centaines de millions annuellement. Les effets de cet appauvrissement sont d'autant plus sévères que le consommateur est pauvre. De plus, cette politique qui a pour objectif de garantir un revenu suffisant aux agriculteurs, est devenue une embûche plutôt qu’un soutien.

L’intervention du gouvernement a rompu l’équilibre qui aurait normalement existé entre l’offre et la demande pour le marché du lait. Le prix étant fixé au-dessus de celui du marché le gouvernement doit imposer des quotas - limite de volume de production - pour éviter les surplus. Dans un marché libre les prix auraient baisé ou augmenté jusqu’à ce que l’offre égale la demande sans que les gouvernements n’aient à s’en mêler.

L’agriculteur qui désire produire du lait doit acquérir des quotas. Un quota représente environ un kilo de gras laitier par jour. C’est le volume de gras produit par une bonne vache laitière. La valeur d’un quota est représentée par la différence entre les coûts de production, incluant un profit raisonnable, et la valeur marchande d’un kilo de gras. La valeur marchande est artificiellement gonflée dû au fait que le gouvernement impose un prix minimum plus élevé que les coûts de production. Ainsi, la valeur d’un quota atteignait 33 000 $ à la fin de l’été 2006.

Les problèmes générés par le système de gestion de l’industrie laitière imposé par les gouvernements sont nombreux et importants :
  • La valeur des fermes laitières est artificiellement gonflée par la valeur des quotas. Ainsi, une ferme possédant trente vaches laitières coûte aujourd’hui 999 000 $ (30X33 000$) de plus que sa valeur productive.
  • Les jeunes intéressés par l’agriculture n’ont pas les moyens financiers requis pour s’acheter une ferme. Souvent, le propriétaire préfère vendre sa ferme à un étranger à gros prix plutôt que de la céder à son fils à rabais.
  • L’UPA milite en faveur d’un prix du lait toujours plus élevé justifié sur la base que le prix des fermes augmente constamment. Les agriculteurs sont pris dans un cercle vicieux : le prix du lait, artificiellement gonflée, augmente d’autant la valeur des quotas et par extension celle des fermes. Donc, le prix du lait doit augmenter de nouveau pour rentabiliser l’investissement de l’agriculteur.
  • Le Canada maintient des tarifs à l’importation des produits laitiers étrangers exorbitants pour protéger les prix artificiellement élevés des produits canadiens. Ce n’est qu’une question de temps avant que l’OMC oblige le Canada à abandonner son système de fixation des prix. Pour ce faire le gouvernement devra racheter les quotas acquis de bonne foi par les agriculteurs. En 2005 il y avait 291 096 quotas répartis parmi 7 376 producteurs agricoles au Québec. Le rachat de ces quotas au prix du marché représente plus de 8 milliards de dollars.


En faussant les règles du marché, le gouvernement appauvri les Québécois en les obligeant à payer les produits laitiers plus qu’ils ne valent. De plus, pour régler les problèmes découlant de cette intervention mal avisée, les contribuables québécois devront payer des milliards de dollars en compensation aux agriculteurs dans un futur plus ou moins rapproché.

Malheureusement, le marché du lait ne représente qu’une partie du problème de l’industrie agricole canadienne et québécoise. Les interventions des gouvernements dans les marchés du sirop d’érable, de la volaille, des œufs, du porc, ont aussi artificiellement gonflé les coûts de ces produits au détriment des agriculteurs et des consommateurs. Les contribuables devront encore une fois payer des milliards en compensation aux producteurs pour régler des problèmes créés de toute pièce par des politiciens plein de bonnes intentions.

08 décembre, 2006

La danse des milliards.

Le PLQ est en mode électorale depuis la fin de l’été. La conjoncture a obligé le parti à repousser les prochaines élections au printemps et plus probablement à l’automne 2007. Alors, nous devons nous attendre à ce que le gouvernement continue d’annoncer des subventions et des programmes de financement comme si l’argent poussait sur les arbres : R&D, Agriculture, Forêts, Environnement, Culture, …., les projets ne manquent pas. Les cadeaux déjà promis avoisinent les deux milliard de dollars.

À ce rythme, nous devons prévoir un autre milliard ou deux de promesses électorales avant les prochaines élections.

L’ivrogne s’engage sur le chemin de la guérison seulement après avoir reconnu qu’il avait un problème d’alcoolisme. Force est de constater que le gouvernement est toujours au stage du déni. Il ne reconnaît pas que le Québec n’a plus les moyens de ses politiques interventionnistes. La guérison sera longue et les séquelles nombreuses.

(Gracieuseté de ygreck)


05 décembre, 2006

L’opinion des économistes.

Le sondage de Greg Mankiw du Robert Whaples Study réalisé auprès de 210 économistes américains révèle que la très grande majorité d’entre eux s’opposent à l’interventionnisme de l’état :

  • 90,1 % s’oppose à ce que le gouvernement américain restreigne l’impartition des emplois dans des pays étrangers ;
  • 87,5 % favorise l’élimination des tarifs et barrières encore existantes au commerce ;
  • 85,3 % s’entendent pour conclure que le déficit de la sécurité sociale deviendra intenable si les politiques actuelles sont maintenues et 77,2 % d’entre eux propose d’augmenter l’âge de la retraite pour régler le problème ;
  • 85,2 % croit que les subventions à l’agriculture doivent être éliminées ;
  • 67,1 % favorise la remise de bons d’étude aux parents afin de leur permettre de choisir l’école qu’ils désirent pour leurs enfants ;
  • 62,2 % favorise la légalisation de la marijuana ;

Toutefois, il est surprenant de constater qu’un nombre important d’entre eux supporte l’intervention de l’état dans certains domaines :

  • 65,1 % préconise le maintien de la taxe sur l’héritage ;
  • 65,0 % favorise l’augmentation des taxes sur les produits énergétiques ;
  • 57,1 % favorise le maintien du monopole d’état sur la livraison du courrier de première classe ;
  • 45,8 % favorise l’adoption d’un régime universel d’assurance santé ;
  • 37,7 % préconise d’augmenter le salaire minimum.


Il serait intéressant de connaître l’opinion des économistes québécois sur ces mêmes questions.

02 décembre, 2006

Obésité et santé.

Le taux d'obésité au Québec est l'un des plus faibles au pays, derrière celui de la Colombie-Britannique. À 14,2 %, le taux québécois se situe en-dessous de la moyenne nationale qui est de 15,5%. (Source : Cirano)

Finalement, le vrai problème c’est l’obésité du système de santé. La santé des Québécois est beaucoup plus affectée par les longues listes d’attente et les infections nosocomiales que par l’obésité.

Il est temps que le système de santé soit mis au régime.

(Gracieuseté de ygreck)

29 novembre, 2006

Rapport de la vérificatrice générale du Canada - 2006

Encore une fois, le rapport de la Vérificatrice Générale démontre clairement que le gouvernement fédéral gaspille l’argent durement gagné par les contribuables.

Les passages suivants du rapport de Mme. Fraser sont éloquents :

……La mise en question rigoureuse et l'examen des propositions de dépenses constituent un élément clé du système. Pour le moment, le système sert surtout à mettre en question les nouvelles propositions de dépenses et, dans les faits, il ne tient pas compte des dépenses courantes. Il n'y a ni examen, ni mise en question systématique par le gouvernement des programmes existants afin de déterminer s'ils sont encore pertinents, efficients et efficaces. …..

Remarque : Pourquoi pas une loi pour imposer à la fonction publique des gains de productivité annuels.

……De plus, même si les nouvelles propositions de dépenses sont examinées et mises en question, le processus d'approbation actuel ne garantit pas la prise de décisions éclairées concernant le financement des initiatives proposées. Suivant le système actuel, les ministères peuvent demander au Cabinet d'approuver en principe les initiatives de dépenses sans préciser les modalités de leur financement ou de leur mise en œuvre. Les comités du Cabinet approuvent souvent des propositions sans disposer de ces renseignements……

Remarque : Ainsi, personne n'aura à rendre des comptes ?

…..nous abordons certains problèmes d'harmonisation. Par exemple, un financement temporaire peut être accordé à un programme dont les objectifs ne seront atteints qu'à long terme. Un autre problème d'harmonisation se pose lorsque le financement n'est pas réparti selon les montants requis pour chaque année……

Remarque : Pourquoi s'enfarger dans les détails ?

….Les Budgets supplémentaires des dépenses sont parfois nécessaires, mais je suis préoccupée par le fait qu'ils soient utilisés couramment pour des dépenses qui pourraient être proposées dans le Budget principal des dépenses. Le recours accru aux Budgets supplémentaires est d'autant plus inquiétant qu'il ne permet pas aux parlementaires d'examiner l'ensemble des dépenses gouvernementales proposées….

…..Cette façon de faire limite également le contrôle qu'exercent les parlementaires sur les dépenses gouvernementales, puisque l'argent est dépensé avant que le Parlement ait examiné et approuvé la proposition de dépenses……

Remarque : C'est vraiment le bordel. Chacun fait ce qui lui plaît.

….En vertu du Code, les fonctionnaires doivent s'assurer de l'utilisation adéquate, efficace et efficiente des fonds publics. On y lit de plus ce qui suit : « La conduite des fonctionnaires doit pouvoir résister à l'examen public le plus minutieux; cette obligation ne se limite pas à la simple observation de la loi. » …..

Remarque : Croyez-vous vraiment que les politiciens ou les hauts fonctionnaires sont concernés par l'efficacité de la fonction publique ?

…..Malheureusement, dans le présent rapport, je présente le cas d'un haut fonctionnaire qui n'a pas respecté les normes de comportement éthique. Dans le chapitre 11, intitulé « La protection des fonds publics», nous expliquons comment un haut dirigeant nommé par le gouvernement a abusé des pouvoirs associés à son poste, afin de retirer des avantages personnels substantiels. ….

……Je trouve particulièrement inquiétant que, même si quelques personnes seulement se sont mal conduites dans ces cas particuliers, d'autres savaient ce qui se passait et n'ont pas réagi. De plus, la haute direction était au courant de ces agissements ou aurait dû l'être, mais elle n'est pas intervenue…….

Remarque : Ronald Stewart s’est fait prendre la main dans le sac. Il y en a combien d’autre ? Pourquoi ne pas poursuivre les anciens patrons de Ronald Stewart ?

…Nous faisons observer, dans deux chapitres du rapport, que nous n'avons pas pu vérifier certains aspects des activités gouvernementales gérées par le Secrétariat du Conseil du Trésor, parce qu'on nous a refusé l'accès à l'information dont nous avions besoin…..

Remarque : Finalement, chacun fait ce qu’il veut.

(Vous trouverez d’autres détails croustillants ici)

28 novembre, 2006

Les Conservateurs coupent dans les dépenses ?

Décidément, les politiciens sont incapables de réduire les dépenses. Même si je n’adhère pas aux valeurs sociales des Conservateurs j’étais au moins en droit d’espérer qu’ils réduiraient les dépenses du gouvernement fédéral. Malheureusement, c’était une illusion.

Andrew Coyne a retracé l’historique des dépenses de programme du gouvernement fédéral depuis 1960. Afin de comparer des pommes avec des pommes, les chiffres sont en dollars de 2006 et présentés sur une base per capita pour tenir compte de l’inflation et de la croissance de la population.

Le graphique I nous montre que les Conservateurs projettent des augmentations de dépenses de programmes de près de 1 000 $ per capita au cours des prochains cinq ans (2006-2007 à 2011-2012). Malheureusement, les gouvernements ne sont pas soumis aux règles de l’économie de marché comme nous tous. Une augmentation d’efficacité de seulement 1% par année permettrait de réduire les dépenses de programme de près de 500 $ per capita (graphique II) au lieu de les augmenter de 1 000 $.

Graphique I (Pour agrandir cliquez sur l'image).


Graphique II (Pour agrandir cliquez sur l'image).
(Le détail des projections budgétaires du gouvernement fédéral peuvent être consultées ici)

26 novembre, 2006

SAQ - Parfum de scandale.

Enfin, grâce à la caricature de ygreck je sais maintenant pourquoi la SAQ restera une société d’état !



25 novembre, 2006

Pour un moyen d'échange honnête.

POUR UN MOYEN D’ÉCHANGE HONNÊTE
Par André Dorais

Le système monétaire actuel est sujet à plus d’inflation que ne le révèlent les divers indices d'inflation et le modèle fondé sur une monnaie métallique. On le maintient sous prétexte qu’il offre une stabilité des prix, mais celle-ci est illusoire et s’établit en privilégiant les uns au détriment des autres. Ce système n’est rien de moins que frauduleux. Il est le résultat de multiples incompréhensions et de luttes de pouvoir entre financiers et politiciens. J’analyse succinctement les éléments qui le composent dans le but de démontrer l’urgence de le réviser.

La monnaie fiduciaire

La monnaie qu’on utilise aujourd’hui n’a aucune contrepartie métallique, ce qui en facilite la mise en circulation. On tente de faire croire à la population que la monnaie fiduciaire est sans danger en invoquant comme preuve la hausse moyenne, dite «stable» (constante) et raisonnable, de l’indice des prix à la consommation. Or la quantité de monnaie émise, soit l’inflation proprement dite, n’a pas seulement pour effet de hausser les prix des biens et des services de consommation, elle se retrouve un peu partout et de manière asymétrique dans les poches des différents agents économiques. Les premiers à y mettre la main sont avantagés, car ils se procurent biens et services à des prix qui seront généralement plus élevés avec le temps à cause de cette augmentation de la quantité de monnaie.

Les conséquences de l’inflation sont beaucoup plus nombreuses et néfastes que ne le révèle ledit indice. Celui-ci ne comptabilise pas la hausse des prix de nombreux biens, notamment les maisons, et il traduit l’action humaine par des moyennes. Les gens ne consomment pas les mêmes choses, par conséquent ils sont affectés différemment par l’inflation, ce que les indices d'inflation tendent à minimiser. Les prix des biens, des services et des salaires ne sont pas stables et ce n’est pas en manipulant les données pour faire croire à une stabilité qu’on change cette réalité. La population est leurrée par les indices d’inflation. En substituant l’inflation à l’imposition et à la taxation pour financer ses engagements, le gouvernement soutire à la population sa propriété monétaire sans son consentement. Comme si cela ne suffisait pas, les banques ont le même pouvoir, car elles sont privilégiées par le monopole d’État sur la monnaie. Un privilège en soi ne cause aucune injustice, mais cela en est une lorsqu’il s’obtient au détriment du reste de la population.

Dépôt et prêt confondus

Aujourd’hui, lorsqu’on dépose son argent à la banque, on s’attend généralement à en obtenir un intérêt, aussi minime soit-il. Pourtant, l’objectif de ce dépôt n’est pas nécessairement de le prêter à la banque, mais peut être simplement de le mettre en sécurité. Dans ce cas, on devrait s’attendre à payer la banque pour ce service plutôt qu’à se faire payer par elle. C’est uniquement dans l’hypothèse où l’on désire prêter son argent à la banque qu’on devrait en recevoir un intérêt. Or quand bien même on lui précise qu’on ne veut pas prêter son argent, mais seulement le placer en sécurité, on reçoit d’elle un intérêt malgré tout. Il ne s’agit pas de générosité. L’intérêt monétaire est le propre d’un prêt, non d’un dépôt. Si la banque peut offrir un intérêt sur les montants déposés et permettre qu’ils soient retirables sur demande, c’est qu’ils sont prêtables légalement à l’encontre de la demande des épargnants. Le prêt et le dépôt sont confondus.

Pour saisir cette curiosité il faut remonter dans le temps où la monnaie était métallique. Lorsqu’on déposait son or ou son argent métallique à la banque, c’était avant tout pour le placer en sécurité. On devait généralement débourser une somme d’argent pour ce service, à moins que la banque de dépôt en déterminait autrement étant donné les revenus obtenus par l’offre d’autres services. Toutefois, qu’on eût à débourser une somme ou non pour un dépôt, on ne s’attendait surtout pas à en recevoir un intérêt. Un intérêt était octroyé uniquement lorsqu’on prêtait son or dans le but de le faire fructifier. Règle générale, on prête sa monnaie pour une période fixe, alors qu’on la dépose pour une période indéterminée. Il s’ensuit que l’octroi d’un intérêt est généralement associé à un prêt, alors qu’un dépôt n’en a pas puisqu’il est retirable sur demande.

Si l’on ne recevait pas d’intérêt lors d’un dépôt de monnaie métallique, la confusion entre le dépôt et le prêt n’en était pas moins inexistante. Toutefois, cela ne signifie pas qu’on puisse être indifférent à la sélection d’une monnaie, car la garantie qui couvre une monnaie fiduciaire (billets et dépôts bancaires sans contrepartie métallique) est complètement différente de celle qui couvre une monnaie métallique. On garantit la monnaie métallique en qualité et en quantité, alors qu’on garantit la monnaie fiduciaire de façon nominale seulement, c’est-à-dire qu’on promet l’impossible, soit de maintenir sa valeur par la loi.

Ce qui est maintenu est le nom. Le billet de 5$ émis il y a 50 ans demeure un billet de 5$ aujourd’hui, mais son pouvoir d’achat n’est plus le même. Faute d'offrir une garantie réelle du pouvoir d’achat, on cherche à sauver le système en invoquant la stabilité des prix qu’il est censé fournir. Tous les moyens sont bons pour ne pas remettre en question sa compréhension. Il est plus facile de trouver des boucs émissaires. Il n’y a jamais eu autant de docteurs en économie et en finance qu’aujourd’hui, mais leur compréhension de la chose n’est pas plus grande pour autant. Lorsque les gens sont nourris par l’imposition, ces résultats sont inévitables. Pour retrouver une véritable stabilité en matière monétaire et par suite, une plus grande coopération humaine, on doit revenir à une monnaie métallique, car celle-ci est difficile et coûteuse à produire, alors que la monnaie fiduciaire se produit à volonté. Et les billets de 100$ ne coûtent pas plus cher à produire que ceux de 5$.

Les réserves fractionnaires

Cette confusion, entre le dépôt et le prêt, conduit les banques à prêter plus d’argent qu’elles maintiennent dans leurs coffres. Les banques sont encouragées par les gouvernements à prêter l’argent qu’on y dépose dans l’idée qu’on ne la retirera pas en totalité en même temps. Si, toutefois, une telle situation survenait, les gouvernements se disent qu’ils n’auront qu’à émettre plus de monnaie fiduciaire, via leur banque centrale, pour rembourser leurs dettes. Ce n’est pas pour rien qu’on qualifie celle-ci de prêteur de dernier recours. Ces prêts constituent une des sources importantes d’inflation, car ils se génèrent d’eux-mêmes à partir de cette politique des réserves fractionnaires.

Les gouvernements en sont les premiers bénéficiaires. Et ce n’est pas parce que cette politique profite aux gouvernements qu’elle profite aux pauvres. Au contraire, à l’exception des hommes de l’État, elle profite surtout aux gens placés aux premières loges de la banque centrale et cela au détriment des autres. Elle constitue la principale source des cycles économiques et par conséquent d’instabilité. Bien que cette pratique ait été rencontrée lors de l’utilisation de monnaie métallique, elle était limitée étant donné qu’elle pouvait conduire les banques frauduleuses à la faillite dès lors que les épargnants s’y précipitaient pour retirer leur or. Elle est plus facile à mettre en application avec l’usage d’une monnaie fiduciaire qui se multiplie à volonté et grâce à un monopole d’État qui en décrète la légalité.

La banque centrale

Plutôt que d’interdire les réserves fractionnaires, l’État a cherché à les contrôler. La banque centrale a été créée pour profiter de ce système et coordonner les activités des banques afin que celles-ci ne sortent pas trop du rang et mettent ainsi la puce à l’oreille des épargnants. En plus de financer le gouvernement par l’entremise des réserves fractionnaires, la banque centrale peut injecter directement de la monnaie dans des comptes bancaires afin que les institutions qui les maintiennent puissent lui prêter à leur tour. Il s’agit d’une entente tacite qui profite aux deux partis, mais au détriment du reste de la population. En somme, que la banque centrale se présente comme prêteur de dernier recours, administrateur des réserves ou stabilisateur des prix, cela revient à une seule chose : émettre de la monnaie.

Une alternative

Un moyen d’échange efficace n’a nul besoin de système, mais essentiellement d’honnêteté. En matière monétaire, comme en tant d’autres, cela commence par le respect de la propriété. Une banque ne devrait pas prêter l’argent qui ne lui appartient pas, à moins d’avoir l’accord explicite de l’épargnant. Cela signifie que les réserves ne devraient pas être fractionnaires, mais entières. Celles-ci devraient être de nature à ce qu’on ne puisse pas les créer à volonté pour éviter la redistribution subreptice des richesses et les cycles économiques.

La nature de la monnaie est importante, car malgré l’interdiction souhaitable des réserves fractionnaires, la banque centrale peut toujours ajouter de la monnaie fiduciaire dans ses propres comptes directement ou indirectement via des dépôts bancaires ou l’émission de billets. L’utilisation d’une monnaie métallique combinée à l’interdiction des réserves fractionnaires et l’abolition de la banque centrale réduiraient considérablement l’inflation et par conséquent les cycles économiques. En d’autres mots, l’abolition du contrôle étatique de la monnaie au profit de la concurrence remplacerait les privilèges indus de quelques-uns par une plus grande justice étant donné la difficulté de tirer avantage d’une production de monnaie métallique, qui s’établit lentement et dont les sources sont multiples.

L’idée n’est pas tant de se servir de la monnaie métallique dans les transactions quotidiennes, bien que cet usage ne doive pas être exclu, mais qu’elle serve de fondement à celles-ci, qu’elle en préserve l’honnêteté. L’important est de s’assurer que la banque de dépôt n’émette pas plus de substituts qu’elle possède de monnaie métallique dans ses coffres. L’État n’a aucun rôle à jouer à cet égard. Au contraire, ses multiples interventions pour contrôler la monnaie ont démontré leurs inefficacitées et leurs injustices. De plus en plus d’individus et d’entreprises se servent de tels comptes bancaires, à monnaie métallique, pour effectuer leurs transactions, car ils n’ont plus aucune confiance en la monnaie fiduciaire. À moins que l’État intervienne davantage pour combler ce «vide juridique», qui, en réalité, constitue un espace de liberté, d’honnêteté et une bouée de sauvetage à la dégradation du système monétaire, il n’y a pas de raison de penser que cette pratique ne puisse s’étendre à l’échelle nationale ou mondiale.

22 novembre, 2006

C’est urgent, Il faut privatiser la SAQ.

L’immobilisme du gouvernement est franchement désolant. Près d’un an après le scandale de la SAQ on en est encore au stage des rapports.

Le dernier, celui du Vérificateur Général, confirme ce que nous savions déjà.

Pourtant, les solutions sont simples et connues : privatisation et compétition.

Finalement, vaut mieux en rire avec ygreck.

21 novembre, 2006

Le Québec est différent !

Le 20 novembre dernier CIBC publiait The Bankruptcy Report - Too Good To Be True. On y apprend qu’au Canada les faillites personnelles sont à leur plus bas depuis 1998 et que le nombre de faillites d’entreprises baisse pour une cinquième année de suite.

C’est en y regardant de plus près que l’on découvre que le Québec est une société à part :


CanadaOntarioQuébec
Faillites Personnelles-5,9 %-3,8 %+4,9 %
Faillites Entreprises 2006/2005-11,9 %-3,1 %+0,3%


Ces chiffres ne devraient surprendre personne.

Une société relativement pauvre où le gouvernement providence encourage la déresponsabilisation des citoyens depuis des décennies récoltera nécessairement plus de faillites personnelles. De plus, le fardeau règlementaire excessif du Québec nuit considérablement à la survie des entreprises québécoises.

18 novembre, 2006

Hommage au Dr. Milton Friedman (2)

Contrairement à la réputation que lui font les interventionnistes, Milton Friedman était un grand économiste profondément humain.

Il avait un sens de l’humour hors du commun. Voici le Milton Friedman Choir – The Corporation

17 novembre, 2006

Hommage au Dr. Milton Friedman.

Milton Friedman, gagnant du prix Nobel de l’économie en 1976, est décédé le 16 novembre 2006 à l’âge vénérable de 94 ans. Il a été l’un des économistes les plus influents du vingtième siècle. Son influence se fera certainement sentir encore longtemps.

Généralement, il défendait les libertés individuelles et dénonçait avec beaucoup d’habilité l’interventionnisme des gouvernements. Il s’est surtout fait remarquer en prônant la dérèglementation, la privatisation, les baisses d’impôt et le libre échange. Selon Friedman les gouvernements sont la source de la plupart de nos problèmes sociaux et économiques et non la solution.

Pour lui rendre hommage je vous invite à visionner le court vidéo (27 min.) qui suit :


12 novembre, 2006

Le Rapport Stern.

LE RAPPORT STERN SUR LE RÉCHAUFFEMENT
PLANÉTAIRE : CATASTROPHISTE ET DÉMAGOGIQUE
par André Dorais

Le rapport Stern, commandé par le gouvernement britannique, a été qualifié par Tony Blair du «plus important rapport sur le futur» qu’il ait reçu en tant que Premier ministre. Tony Blair, comme l’immense majorité des politiciens, croit que le bien-être des gens dépend de l’intervention gouvernementale. Il implore les dirigeants politiques du monde entier à agir rapidement et décisivement pour sauver la planète. Les politiciens ne demandent pas mieux puisque cela leur procure une raison d’être. Cependant, leurs interventions risquent fort de ne pas donner les résultats souhaités, car elles se fondent sur une incompréhension de l’économie.

L’aveuglement causé par la trop grande confiance en l’autorité

Sir Nicholas Stern donne de la crédibilité audit rapport par l’image qu’il projette. Monsieur Stern est ancien économiste en chef de la Banque mondiale et cela n’a pas manqué d’impressionner la plupart des «environnementalistes». À vrai dire, je ne me souviens pas d’avoir entendu autant d’environnementalistes accorder de la crédibilité à la Banque mondiale. Toutefois, si on s’attarde au contenu du rapport, plutôt qu’à son messager, il y a lieu de le remettre en question. M. Stern écrit (traduction libre) :

«[S]i nous n’agissons pas, les coûts et les risques de changement climatique équivaudront à une perte annuelle d’au moins 5% du PIB global, maintenant et à jamais. Si une gamme plus large des risques et des impacts est considérée, les dommages estimés peuvent atteindre 20% et plus du PIB.» Voir Stern Review on the economics of climate change
(Summary of Conclusions)

Pour éviter cette catastrophe annoncée, M. Stern indique la marche à suivre aux dirigeants gouvernementaux. En effet, le «nous» qu’il évoque ne fait pas référence à l’action individuelle, mais à l’action gouvernementale. Il suggère qu’une réduction de plus de 80% des émissions actuelles de dioxyde de carbone est souhaitable pour retrouver la «capacité naturelle de la Terre à évacuer les gaz à effet de serre». Concrètement, il enjoint les gouvernements à réduire les émissions actuelles de dioxyde de carbone de 25% d’ici l’an 2050.

«D’ici l’an 2050, les émissions globales auront besoin d’être autour de 25% de moins que les niveaux actuels. Ces coupures auront besoin d’être effectuées dans le contexte d’une économie mondiale, en 2050, qui sera peut-être 3 à 4 fois plus grande qu’aujourd’hui. Alors d’ici 2050, les émissions par unité de PIB devront constituées uniquement un quart des niveaux actuels.» Voir l’Executive summary (full) p. 11.

Comme le souligne George Reisman, dans son article “Britain's Stern Review on Global Warming: It Could Be Environmentalism's Swan Song”, avec 25% moins d’émissions de dioxyde de carbone, on ne réussira probablement jamais à produire 3 à 4 fois plus de richesse d’ici 2050. Il en est ainsi, car pour le moment on ne peut se passer de l’énergie fossile (gaz naturel, pétrole, charbon, etc.), à moins de réduire son niveau de vie. Cette énergie est essentielle à la production électrique et à l’utilisation de la machinerie; elle propulse les divers moyens de transport, qui, à leur tour, émettent les dioxydes de carbone et conséquemment des gaz à effet de serre. Notons que la source première des gaz à effet de serre n'est pas les dioxydes de carbone, mais les vapeurs d’eau.

Il ne suffira pas, comme le suggère Sir Nicholas, de doubler les fonds publics dans la recherche et le développement de nouvelles technologies pour réduire lesdites émissions (voir Accelerating Technological Innovation, p.1). Avant que les technologies à faible émission de carbone voient le jour et soient efficaces, il faudra continuer à utiliser les technologies actuelles, à forte émission de carbone. Cette séquence est inéluctable, car on ne crée pas quelque chose à partir de rien. La pensée magique devrait se limiter aux sorciers et aux enfants. Malheureusement, la quête de pouvoir rend bien des gens aveugles.

Comment croire, en effet, que la Chine réduira ses émissions de dioxyde de carbone, alors qu’elle ne cesse de construire des centrales au charbon? La Chine n’a pas à être qualifiée de vilaine pour vouloir nourrir son monde, c’est plutôt une certaine population de l’Ouest qui doit être qualifiée de naïve, voire dangereusement naïve, car, encore une fois, une telle réduction des dioxydes de carbone sera presque inévitablement accompagnée d’une baisse drastique du niveau de vie.

Sir Nicholas croit que les coûts relatifs à la réduction des gaz à effet de serre peuvent être limités à 1% du PIB global à chaque année. Voyez la belle affaire. Les gouvernements du monde vont s’approprier un tout petit 1% du PIB global annuel dans le but d’empêcher les consommateurs de détruire jusqu’à 20% du PIB en poursuivant leurs propres intérêts! Ces propos sont alarmistes, prétentieux, insultants et dangereux. Dangereux, car en demandant aux gouvernements de soutirer encore plus d’argent des contribuables, on reporte à plus tard le jour où on utilisera de l’énergie moins polluante. Cette façon de procéder s’apparente à couper la branche sur laquelle on se tient. La meilleure façon de créer cette nouvelle technologie est en laissant l’argent à leurs propriétaires pour qu’eux-mêmes l’investissent comme bon leur semble. Prétentieux et insultants, car Nicholas Stern, les politiciens et les environnementalistes laissent entendre qu’ils sont plus intelligents que les autres; que si les simples gens sont laissés à eux-mêmes, ils vont détruire la planète.

Le rapport Stern est aussi désolant du fait qu’il provient d’un docteur en économie et dont la carrière a été, jusqu’à ce jour, prestigieuse. Toutefois, ce n’est pas tant la formation universitaire de l’économiste qu’on doit critiquer, que la formation universitaire dans son ensemble. Celle-ci est biaisée en faveur de l’interventionnisme de l’État dans tous les domaines d’activités et là réside un danger véritable, car l’esprit critique perd de sa vigueur. Avant de s’en remettre aux prophètes de malheur et aux sauveurs de l’humanité, on devrait apprendre à dire non à toute forme de taxation; apprendre à remettre en question le rôle de l’État, des politiciens et des fonctionnaires. L’homme et son «environnement» s’en trouveraient beaucoup mieux.

En somme, les propos de Sir Nicholas et à sa suite, des environnementalistes, sont catastrophistes et démontrent une incompréhension de la croissance économique. L’autorité de l’homme est une chose, ce qu’il dit et suggère en est une autre. Le nombre d’individus qui endossent ledit rapport n’est pas un gage de sa vérité. Que ceux qui veulent contribuer à la réalisation de ses propositions le fassent avec leur argent et qu’ils laissent les autres tranquilles.

11 novembre, 2006

Mondialisation 101.

Le texte de Pierre Duhamel dans l’Actualité.com, reproduit ici-bas, est d’une limpidité renversante. En seulement quelques lignes il explique les bienfaits d’une réalité extrêmement complexe, la mondialisation. Voilà ce que l’on devrait enseigner dans les écoles québécoises.

9 novembre 2006

La leçon d'économie de Peter Simons

Je rencontrais aujourd’hui Peter Simons, le président de la Maison Simons. Je lui demandais quelle proportion des vêtements vendus dans ses magasins étaient tissés en Chine. J’ai eu droit à un véritable cours sur le commerce extérieur… Je le résume en mes propres mots.

Première leçon. Les consommateurs veulent un produit de qualité et à bon prix.

Deuxième leçon. On pourrait acheter une veste d’une marque américaine, fabriquée en Chine… avec un tissu européen. Le produit est-il vraiment chinois ?

Troisième leçon. Quand le vêtement est conçu et dessiné ici et qu’il est mis en marché et vendu par un détaillant local, la plus grande proportion du coût du produit revient au Québec, même si la confection est réalisée ailleurs.

Quatrième leçon, le Canada est devenu l’un des pays les plus riches au monde grâce à ses exportations. Nous avons l'obligation morale de commercer avec les pays en développement. Comment pouvons-nous nous offusquer quand ils se développent grâce à leur commerce ?

Peter Simons explique que «le produit est la manifestation physique d'une chaîne de valeur». Il donne le iPod en exemple. Bien sûr, il est fabriqué en Asie. Mais sa conception, son design, son logiciel d'exploitation, son marketing et ses profits reviennent aux Américains. Et c’est ça qui compte.

09 novembre, 2006

Public/Privé : Une justice à deux vitesses.

Radio-Canada
Le 7 novembre 2006
……
Un rapport interne préparé pour le conseil d'administration de l'hôpital et obtenu par Radio-Canada soulève des manquements graves dans les mesures d'hygiène et d'entretien, ce qui a contribué à la propagation de la bactérie. En tout, 27 cas d'infection à la bactérie C. difficile ont été recensés à l'hôpital et 10 patients en sont décédés.
……


Imaginons un instant que cet hôpital soit une institution privée. Les médias, les politiciens, les syndicats réclameraient, avec raison, que les coupables soient traduits en justice et condamnés aux peines les plus sévères.

Pourquoi en est-il autrement lorsque l’hôpital est une institution publique ? Serait-ce que les individus œuvrant dans les institutions publiques jouissent d’une immunité ? Pourtant, tout ce qui se passe dans une organisation, publique ou privée, découle nécessairement des décisions et des gestes posées par des individus.

Le cas de l’hôpital Honoré-Mercier n’est que l’exemple le plus récent d’une série de cas (CHSLD) qui tentent à démontrer qu’il existe au Québec une justice à deux vitesses : celle qui s’applique aux institutions publiques et celle qui s’applique aux organisations privées.

07 novembre, 2006

Des scientifiques remettent en question Kyoto.


Les groupes écologistes, les politiciens, les artistes, etc. nous prédisent la fin du monde si le Protocole de Kyoto n’est pas respecté.

De tout temps l’utilisation de la peur s’est avérée un outil efficace pour convaincre une population réticente. Le message est simple et facile à comprendre : vous acceptez de payez plus de taxes ou la catastrophe vous pend au bout du nez. Pour la plupart des gens le choix parait évident.

Le Québec, la société la plus pauvre de l’Amérique du Nord, s’engage allègrement à dépenser des centaines de millions, voire des milliards, pour rencontrer les objectifs du Protocole de Kyoto. Une portion importante de ces argents servira à mousser les intérêts politiques du parti au pouvoir et à financer des groupes de pression dont le seul objectif est leur pérennité.

Pourtant, 61 scientifiques du monde entier ont signé une lettre au Premier Ministre Harper dans laquelle ils remettent en question la pertinence du protocole de Kyoto.

06 novembre, 2006

L’improductivité relative du Québec.


Texte préparé par André Dorais.

L’ex premier ministre du Québec, Lucien Bouchard, croit que les travailleurs québécois sont moins productifs que ses voisins immédiats en Ontario et aux États-Unis. Il attribue cette improductivité relative au nombre plus faible d’heures travaillées. Le président de la Fédération des Travailleurs du Québec, Henri Massé, s’est indigné des propos de l’ex premier ministre, mais admet qu’il y a un problème de productivité au Québec. Il croit, pour sa part, que cela est dû à un manque d’investissement dans la recherche, le développement et la technologie. Qui a tort? Qui a raison?

Le nombre d’heures travaillées est un facteur à considérer pour estimer la productivité telle qu’on l’entend généralement, soit la production moyenne par travailleur lors d’une période donnée, mais cela n’en est pas un déterminant. Ce n’est pas parce que les Québécois travaillent en moyenne 2 heures de moins par semaine que les Ontariens ou près de 5 heures de moins que les Américains qu’on peut conclure à leur improductivité relative. Il ne suffit pas de travailler longtemps ou de «travailler fort» pour être productif. Si c’était le cas, on n’aurait qu’à creuser des trous à longueur de journée ou de retourner à l’âge de pierre.

S’attarder sur le nombre d’heures travaillées pour qualifier la productivité laisse entendre que tous les emplois et les individus qui les exercent s’équivalent, ce qui est faux. D’autres facteurs, plus importants, sont à considérer. Dans le secteur de la production, les bons outils et les bonnes machines sont déterminants, alors que dans le secteur des services, c’est plutôt la façon dont on est rémunéré qui l’est. C’est-à-dire ou bien par l’État et par conséquent l’imposition et la taxation, ou bien directement par les consommateurs, soit volontairement.

Services gouvernementaux vs services à but lucratif

Un agent du gouvernement peut travailler fort à distribuer l’argent des contribuables et être bien rémunéré pour ce faire, mais cela ne signifie pas qu’il est productif. L’argent distribué bénéficie à certains individus, mais on ne doit pas oublier qu’il a été tiré des poches des contribuables sans leur consentement. Ceux-ci l’auraient probablement utilisé à d’autres fins et de manière plus productive, si ce n’était qu’en considérant les frais économisés à ne pas être dans l’obligation de payer fonctionnaires et politiciens. L’aide de l’État ne vient pas sans nuire à quelqu’un, voire communément à plusieurs.

L’État prétend mieux répondre que l’entrepreneur aux désirs des consommateurs en utilisant des moyens diamétralement opposés. L’entrepreneur interprète l'information transmise via les prix, l'intérêt et le profit pour servir, tandis que l’État s’accommode d’une analyse superficielle des statistiques économiques et utilise toujours la contrainte et fréquemment le dénigrement et la démagogie. Il soutire l’argent des contribuables sous différents prétextes, ensuite il impose des services que ceux-ci n’ont pas nécessairement demandés. Il ne cherche pas vraiment l’appui de la majorité, mais uniquement son indifférence. L’impôt et la taxation ne remplaceront jamais les prix établis librement via l’échange volontaire. À la différence du gouvernement, l’entrepreneur ne peut pas imposer ses services. Il est guidé par ce que les consommateurs sont prêts à débourser.

Lorsqu’on impose des services sous différents prétextes, l’estimation des prix et des salaires tient davantage de l’arbitraire. À bien des égards, l’État ne répond pas aux besoins, il les crée. Plusieurs services gouvernementaux seraient éliminés si ce n’était de leur imposition. On répondrait aux besoins d’autant mieux qu’ils proviendraient des consommateurs plutôt que des contribuables. Certains services seraient mieux rémunérés par les consommateurs et d’autres moins. Un consommateur est un individu qui exprime ses désirs sans l’intermédiaire de l’État, tandis qu’un contribuable volontaire, c’est-à-dire qui approuve et joue le jeu démocratique, essentiellement parce qu’il ne voit pas d’autre moyen de procéder, est un individu qui fait appel à la coercition de l’État pour satisfaire ses besoins. Chaque individu est un consommateur, mais ce ne sont pas tous les individus qui sont contribuables et encore moins le sont également.

Imposer des services que seule une poignée de contribuables ont demandés réduit la productivité et réduit la richesse. Cette façon de procéder bénéficie à certains, mais au détriment de plusieurs autres. Étant donné qu’elle est destructive de richesse, elle ne saurait durer longtemps. La richesse est d’autant plus grande qu’on lui laisse la chance de croître et d’autant mieux distribuée qu’on la laisse à ses propriétaires. L’État n’a pas plus de moyens légitimes pour servir que l’entrepreneur, mais seuls les moyens utilisés par l’entrepreneur sont productifs. Quand bien même on travaillerait 70 heures par semaine pour l’État, on ne s'en retrouverait pas plus riches, mais plus pauvres. Il en est ainsi, car l’État ne produit pas de richesse, il la consomme. La productivité d’une nation est d’autant plus faible que les services octroyés par l’État sont nombreux et importants.

Savoir vs capital

Le travail, seul, ne constitue pas une source importante de richesse, mais la connaissance des diverses technologies n’en constitue pas une davantage. En effet, on retrouve ces connaissances dans des pays pauvres. Ce qu’on n’y retrouve pas, cependant, est le capital pour les mettre en application. Sur ce point, Ludwig von Mises écrivait dans The Freeman, en 1963 :

Ce qui est nécessaire à ces pays pauvres pour adopter les moyens de production de l’Ouest et satisfaire leurs besoins n’est pas l’information relative à la connaissance technique. Il n’y a pas de secret à propos des moyens technologiques. Ils sont enseignés dans les écoles spécialisées et ils sont bien décrits dans les livres, manuels et périodiques. On retrouve plusieurs spécialistes disponibles pour l’exécution de tous les projets que l’on peut considérer utile à ces pays moins développés. Ce qui empêche un pays comme l’Inde d’adopter les méthodes américaines de l’industrie est sa faible quantité de biens en capital.[i]

À l’instar du mot «productif», le mot «technologie» exige une clarification. Celui-ci renvoie aussi bien à un savoir qu’à une forme de biens en capital (réseaux informatiques, CD-ROM, Internet, téléphonie mobile, etc.). Utilisé dans ce double sens, on doit donner raison à Henri Massé, soit que la technologie contribue à la productivité et à la richesse. Seul le capital accumulé constitue une source importante de richesse. Le capital, avant de se présenter sous forme monétaire, constitue les outils, les appareils et les machines qui permettent d’accroître la productivité. Ces biens en capital permettent d’obtenir une plus grande quantité de biens et à meilleur prix; ils permettent également à une société d’offrir plus de services.

Pour accumuler du capital, il faut d’abord épargner en consommation, ensuite être en mesure de la faire fructifier. Moins l’État se l’approprie, plus grande sera la productivité au bénéfice de tous. L’entrepreneur ne peut pas s’asseoir sur son capital sous forme de biens en capital, il doit l’entretenir au bénéfice de tous, sinon un concurrent le délogera. En ce sens, le capital non utilisé est un capital mort, il constitue une richesse que dans la mesure où il est utilisé au service des consommateurs. Ceux-ci sont les grands gagnants de la hausse de la productivité, par conséquent les travailleurs y trouvent tout autant leur compte.

Les travailleurs voient leur salaire augmenter parallèlement à l’augmentation de capital. Un investissement en capital signifie plus d’outils, d’appareils et de machines entre leurs mains. À l’aide de ces outils et de ces machines, la quantité des produits augmente et leur qualité s’améliore. L’employeur est alors en mesure d’obtenir davantage pour ses produits, par conséquent il est plus à même d’augmenter le salaire de ses employés. S’il ne l’augmente pas, la concurrence s’en charge. Nul besoin de décrets gouvernementaux ou de conventions collectives pour ce faire. Au contraire, utiliser la loi pour augmenter un salaire constitue la meilleure façon d’appauvrir tout le monde à moyen terme.

En haussant des salaires à l’aide de la loi sans qu’il y ait eu augmentation de capital en parallèle, l’État appauvrit la population. Une hausse des coûts de production réduit le nombre de producteurs en mesure de poursuivre leurs activités. Cette baisse des activités, à son tour, conduit plus de travailleurs au chômage et à la pauvreté.

La seule façon efficace et légitime d’augmenter la productivité au profit de tous est de réduire les obstacles à l’épargne et à l’accumulation de capital. À son tour, cela signifie réduire l’État pour faire place aux forces du marché, soit à l’échange volontaire. À cette aune, bien qu’on puisse dire que Henri Massé ait été plus près d’une juste description de la productivité que Lucien Bouchard, il est moins sûr qu’il en saisisse et en partage les implications. Au contraire, Lucien Bouchard s’est peut-être trompé de cible en attribuant la relative improductivité des Québécois à leur nombre d’heures travaillées, mais le constat est exact : les Québécois sont moins productifs que leurs voisins en Ontario et aux États-Unis.

Lorsqu’on ne s’entend pas sur ce qu’est la productivité, il est difficile de trouver les moyens de l’accroître. On poursuit et on défend alors les méthodes présentement utilisées. On continue à justifier la coercition de l’État en dénigrant l’entrepreneur, en se drapant de fausse morale et en énonçant quelques statistiques économiques en guise de science. Que les Québécois se libèrent de l’État, comme ils se sont libérés de l’emprise de l’Église sur leurs vies, et ils seront aussi productifs que les autres, voire davantage.


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[i] Il s’agit d’une traduction libre du texte suivant: “What these poor countries need in order to adopt the Western methods of mass production for the satisfaction of the wants of the masses is not information about a "know how." There is no secrecy about technological methods. They are taught at the technological schools and they are accurately described in textbooks, manuals, and periodical magazines. There are many experienced specialists available for the execution of every project that one may find practicable for these backward countries. What prevents a country like India from adopting the American methods of industry is the paucity of its supply of capital goods.” The Economic Role of Savings and Capital Goods

02 novembre, 2006

Le gouvernement : La solution ou le problème ?

Milton Friedman, récipiendaire du prix Nobel en économie en 1976, argumente que le gouvernement est le problème et non la solution. La qualité du vidéo laisse à désirer mais son contenu est très pertinent. Tout y passe, les politiciens, les syndicats, la sécurité sociale, le salaire minimum, etc. (28 min.)


31 octobre, 2006

Les subventions.

Le gouvernement du Québec distribue 3,5 milliards de subventions aux entreprises et plus de 630 millions de subventions à environ 5 000 organismes.

26 octobre, 2006

L'Illusion Tranquille

Ce film réalisé par Denis Julien et Joanne Marcotte, sans subventions, est une première. On y dénonce la pensée magique et les tenants du statu quo sans détour. Une panoplie de panélistes issus de différents milieux remettent en question la pertinence d’un gouvernement interventionniste et socialisant. Il n’y a pas de place pour la gueule de bois : «Y'a une culture incroyable de l'anti-marché. C'est devenu une sorte de vulgate idéologique qui sert à nous couper du reste du continent et de l'Amérique du Nord en particulier», affirme Benoît Miousse, diplôme de philosophie de l'Université de Montréal. «Grosso modo ce qu'on a fait, c'est qu'on a remplacé le Sainte Trinité, le père, le fils et le Saint-Esprit, par l'État, les institutions publiques, les subventions», ajoute Mathieu Laberge, économiste et enseignant.

Le lancement du film est prévu pour le 8 novembre 2006 à Québec à la salle Dina-Bélanger, 2047, chemin Saint-Louis, Sillery. Pour plus d’information veuillez visiter le site internet http://www.lillusiontranquille.com/ . Vous pouvez y inscrire votre adresse courriel pour obtenir les dates et salle de diffusion du film au fur et à mesure qu’elles seront disponibles.

23 octobre, 2006

Les entrepreneurs québécois sont des héros.

Les entrepreneurs sont des héros peu appréciés dans la société québécoise. Pourtant, les Québécois bénéficient grandement du fait que les entrepreneurs créent la richesse collective essentielle à l’amélioration de la qualité de vie de l’ensemble de la population. Leur besoin de liberté les pousse à défier les limites du possible. Leur perspicacité à poursuivre leur rêve quoiqu’il advienne en fait des personnes exemplaires. Leur vision les transporte au-delà du visible. Lorsque leurs rêves se matérialisent l’ensemble de la société en bénéficie grandement.

Qui sont les héros ?

Pour certains, un héros est une personne qui possède des valeurs classiques : honnêteté, courage, bravoure. Pour d’autres, c’est quelqu’un d’exemplaire dans tout ce qu’il fait. Pour plusieurs, un héros est quelqu’un qui accepte de se sacrifier pour les autres. Beaucoup de Québécois classifient les artistes et les athlètes qui ont réussi dans la catégorie de héros. Dans tous les cas ce sont des individus pour qui la liberté est l’élément essentiel de la réussite.

Selon Joseph Campbell, expert en mythologie, le héros doit obligatoirement traverser trois étapes : La première étape est le passage du familier et confortable vers l’inconnu. Le héros risque l’échec pour atteindre un objectif perçu comme illusoire, irréalisable. La deuxième étape consiste à vaincre les nombreux obstacles qui s’opposent à la réalisation du rêve du héros. Finalement, à la troisième étape le succès du héros rayonne sur l’ensemble de sa communauté.

L’entrepreneur, un héros moderne.

Dans le monde moderne, les entrepreneurs traversent les trois étapes du voyage classique des héros pour réaliser leurs rêves. Ils sont tout aussi courageux et intrépides que les héros mythiques qui doivent affronter les dragons et vaincre les forces du mal. Tout comme ceux-ci, ils devraient être reconnus comme des modèles à suivre.

À la première étape de son voyage héroïque, l’entrepreneur remet en question le statu quo. Il ne se laisse pas intimider par les obstacles et les défis. Il est naturellement optimiste. Il visualise une meilleure façon d’accomplir une tâche, de satisfaire une demande ou de rencontrer un besoin. Il refuse les idées préconçues traçant les limites entre le possible et l’impossible. Bref, il jouit d’une grande liberté et il en assume les conséquences.Au cours de cette première étape, plusieurs facteurs motivent l’entrepreneur. Certains désirent devenir riche et être reconnu socialement. D’autres cherchent simplement à s’investir pour améliorer le sort de leur famille ou de leur communauté. Plusieurs recherchent l’aventure et les défis. Ils ont tous en commun un surplus d’énergie, une vision et une détermination à toute épreuve.À la deuxième étape, l’entrepreneur se retrouve en territoire inconnu. Il est prêt à tout sacrifier pour réaliser son rêve qu’il perçoit plus important que lui-même. Tout le reste devient secondaire.

L’entrepreneuriat est souvent controversé car tous envient la grande liberté dont jouissent les entrepreneurs. L’entrepreneur est sans cesse confronté à l’inconnu et aux embûches. Au cours de cette deuxième étape il est continuellement mis en échec par les tenants du statu quo. Ses anciens collègues qui comptaient sur lui pour sauver le système, au mieux le jalouseront, au pire le considéreront comme un traître qui abandonne le navire. Ses parents et amis lui reprocheront de tout sacrifier à la poursuite de son rêve. Il doit persister malgré les désaveux, les erreurs et les échecs.

À la troisième étape l’entrepreneur offre finalement son produit ou service à la communauté. En achetant ses produits ou services les clients consacrent sa réussite. La profitabilité de l’entreprise mesure le degré de création de richesse de son projet. Les profits sont sa récompense pour avoir amélioré le sort de ses concitoyens. Ainsi, en créant de la richesse l’entrepreneur devient bienfaiteur. Il offre à ses concitoyens des produits et services qui ne seraient pas disponibles autrement, du moins pas aux mêmes conditions.Le vrai entrepreneur est différent de l’homme d’affaire qui cherche seulement à maintenir une longueur d’avance sur ses compétiteurs. Surtout, il ne compte pas sur les subventions du gouvernement ou sur une règlementation favorable pour assurer son succès. Ce qui le motive vraiment c’est le sentiment de liberté et d’accomplissement que procure la réalisation d’un rêve.

L’entrepreneur, un individu hors du commun.

Le succès est souvent fugitif et jamais assuré. Quatre-vingt pour cent des nouvelles entreprises ne termineront pas leur quatrième année d’existence. La plupart des produits révolutionnaires voient le jour dans le garage d’un entrepreneur dans des conditions que peu de gens seraient prêts à accepter.

Même dans ces conditions extrêmes, les entrepreneurs créent 80 pourcent des nouveaux emplois. Ils sont toujours les premiers à offrir les services d’avant-garde tant attendus par une société en constante évolution.

Une société qui compte peu d’entrepreneurs est une société vouée à stagner ou pire encore, à régresser. L’entrepreneur est garant de la liberté, créativité et dynamisme d’une communauté. La région de Chaudière-Appalaches compte plus d’entrepreneurs par 1000 de population que les autres régions du Québec et le taux d’assistance-emploi y est systématiquement le plus bas. À la fin du premier trimestre 2006 il était de 5,2% alors qu’il dépassait 11% à Montréal.

Pourtant, le rôle de l’entrepreneur est peu valorisé particulièrement dans les sociétés socialisantes. La liberté dont jouit l’entrepreneur est perçue comme un danger. Il est étouffé par une règlementation sclérosante et coûteuse conçue pour satisfaire les éléments les plus frileux et les plus dépendants de la société.

Pourquoi les entrepreneurs sont-ils perçus comme des exploiteurs et non comme les héros qu’ils sont ? Le poids politique des entrepreneurs est faible par rapport à celui des grandes corporations et des groupes de pression. Aussi, dans un système politique socialisant comme celui que nous connaissons au Québec, l’entrepreneur est systématiquement désavantagé.

Il est rarement valorisé par les politiciens qu’il perçoit comme autant d’obstacles à la liberté qu’il chérit plus que tout. Les qualités véhiculées par l’entrepreneur font ressortir les faiblesses de ceux qui dépendent de l’état. Ils le perçoivent comme le dénonciateur de leurs faiblesses et ils se méfient de ses intentions.

Sa nature résolument individualiste et une confiance inébranlable en ses capacités, le motive à affronter et surmonter les nombreux obstacles placés sur son chemin par les gouvernements. Ce faisant, il froisse nécessairement les susceptibilités des bureaucrates.

Les tenants du modèle québécois, qu’il serait plus juste de qualifier de modèle de société socialisante, dénigrent systématiquement l’entreprise privée. Pour eux, les entrepreneurs sont que des empêcheurs de tourner en rond qu’il faut contrôler de près faute de pouvoir les éliminer. Leur tâche est grandement simplifiée par le fait que le lien entre les réalisations d’un entrepreneur et le bien-être des Québécois est souvent loin d’être évident.

De plus, trop peu de Québécois connaissent les règles de fonctionnement d’une économie de marché. Les médias dénoncent, avec raison, les abus inévitables. Par contre, ils parlent peu ou pas des bénéfices qui en découlent. Ainsi, les Québécois ont développé une vision biaisée et négative de l’économie de marché et par association, des entrepreneurs.

Les artistes, les athlètes et les entrepreneurs.

Tous s’accordent à dire qu’il faut investir dans la culture et le sport. Des centaines de millions sont accordés en subventions, commandites et bourses pour permettre aux meilleurs de percer. Les médias réservent les plages horaires de grande écoute aux artistes à succès. Les athlètes côtoient les artistes et les politiciens dans les talk show. Ceux qui se hissent au-dessus de la mêlée sont respectés et adulés par la population. On leur pardonne facilement une erreur, un échec. Ce sont des héros, nos héros. On semble savoir intuitivement que c’est en les valorisant que nous permettrons aux meilleurs et au plus grand nombre de réussir.

Peu s’offusque du fait qu’un artiste ou un athlète gagne des revenus annuels dans les 7 ou 8 chiffres. On admet facilement que c’est normal puisqu’ils ont tout sacrifié à leur passion et réussi là où tant d’autres ont échoué.

Pourquoi alors ne traite-t-on pas les entrepreneurs sur le même pied ? Malheureusement, au Québec c’est trop souvent le contraire qui se produit. On se méfie de l’entreprise privée et souvent on la dénigre bien injustement. Une réglementation coûteuse et souvent inutile réduit les chances de succès des entrepreneurs (Exemple : les garderies privées). On privilégie le monopole d’état inefficace au détriment de l’entreprise privée qui pourrait offrir des services de meilleure qualité à moindre coût (Exemple : la SAQ). On enseigne que la solidarité passe obligatoirement par l’état (Exemple : école publique vs école privée). Les médias et les journalistes penchent trop souvent en faveur des options socialisantes (Exemple : Bias de Bernard Golberg).

Dans un tel contexte il est plutôt surprenant qu’il y ait encore des Québécois qui osent s’aventurer comme entrepreneurs. Comme pour les artistes et les athlètes, c’est seulement en valorisant l’entrepreneuriat que nous permettrons aux meilleurs et au plus grand nombre de percer et de réussir.

Conclusion.

Une société est façonnée par les valeurs qu’elle véhicule. Les Québécois sont fiers de leurs artistes et de leurs athlètes. Ils voient en eux un échantillon représentatif de l’ensemble de la société. Aussi, le Québec produit plus d’artistes et d’athlètes de calibre international que ne le justifie sa population.

Le même succès est à notre portée dans le domaine économique. Toutefois, cela requiert un changement important dans le système de valeurs des Québécois : le profit est la mesure du succès, non du vol ; l’entreprise privée est plus efficace que la bureaucratie d’état ; enfin, l’entrepreneur est un héros qui fait rayonner les valeurs Québécoises au-delà de nos frontières tout comme l’artiste ou l’athlète.

Verrons-nous un jour la Soirée des Entrepreneurs où les artistes québécois rendront hommage aux entrepreneurs ?

19 octobre, 2006

Tyranny of control (Milton Friedman)

Les gouvernements interventionnistes nuisent à l’innovation et limitent le choix des consommateurs. Les qualificatifs bon, excellent, meilleur sont remplacés par « approuvés » ou « autorisés ». Milton Friedman argumente que les grandes industries recherchent la protection du gouvernement sous forme de réglementations ou de subventions pour réduire leurs coûts et contrôler le marché au détriment des contribuables et consommateurs. (1.5 min.)

13 octobre, 2006

La vie facile.

La préface du Broadway musical Knickerbocker Holiday (1938-1939), écrite par Maxwell Anderson, mettait les Anglais en garde contre l’érosion des libertés individuelle au profit d’un gouvernement qui contrôle tout. Si Maxwell Anderson observait la société québécoise d’aujourd’hui il reformulerait sa préface comme suit :

La vie facile.

Si les millions de travailleurs québécois qui paient des impôts et des taxes pouvaient imaginer l’absolutisme bureaucratique que cela engendre pour eux et leurs enfants ils seraient moins prompt à exiger toujours plus du gouvernement. Lorsqu’un gouvernement contrôle la vie économique des gens il devient totalitaire et le totalitarisme détruit les arts, l’esprit, les libertés et l’essence même des gens qu’il gouverne. Ce n’est pas par accident que l’Allemagne, le premier état paternaliste de l’Europe moderne, a été prise en otage par un dictateur incontrôlable responsable de la première guerre mondiale ; ce n’est pas un accident non plus si la Russie, en adoptant un système économique socialiste pour des raisons humanitaires, a institué un système tyrannique plus sanguinaire et absolu que le tsarisme. Les Québécois doivent se responsabiliser et reprendre le contrôle de leur vie pour dynamiser l’économie et éviter un dérapage incontrôlable. Les personnes nourries et chouchoutées par les gouvernements deviennent rapidement des esclaves.

The Guaranteed Life

IF the millions of workingmen in this country who are patiently paying their social security dues could glimpse the bureaucratic absolutism which that act presages for themselves and their children they would repudiate the whole monstrous and dishonest business overnight. When a government takes over a people's economic life it becomes absolute, and when it has become absolute it destroys the arts, the minds, the liberties and the meaning of the people it governs. It is not an accident that Germany, the first paternalistic state of modern Europe, was seized by an uncontrollable dictator who brought on the second world war; not an accident that Russia, adopting a centrally administered economy for humanitarian reasons, has arrived at a tyranny bloodier and more absolute than that of the Czars. And if England does not turn back soon she will go the same way. Men who are fed by their government will soon be driven down to the status of slaves or cattle.

--MAXWELL ANDERSON, Written in a preface to Knickerbocker Holiday

10 octobre, 2006

Les leçons de l'histoire.

La plupart des pays qui ont expérimenté le socialisme se convertissent éventuellement au capitalisme. Malgré les multiples insuccès du socialisme, au Québec on croit toujours que l’état interventionniste est la solution à tous nos problèmes. Pourquoi ?

Failure of socialism par Milton Friedman (1 min.)

06 octobre, 2006

Citoyens ou sujets ?

Nos ancêtres, en quête de liberté, ont quitté la France pour s’affranchir de l’asservissement imposé par l’aristocratie. Ils sont venus s’établir au Québec où ils jouissaient d’un degré de liberté inimaginable dans un pays européen. Cette liberté qui leur était si chère fut acquise au prix de sacrifices extrêmes et souvent au prix de leur vie. Ils seraient bien déçus de constater que moins de quatre siècles plus tard le gouvernement du Québec a graduellement remplacé l’aristocratie française.

Nos ancêtres étaient des entrepreneurs pour qui la liberté comptait plus que le confort et la sécurité. Au début de la colonie, dans le but d’assurer le développement de l’agriculture, un édit défendait aux habitants de s’absenter en forêt plus de 24 heures. S’ils étaient pris en flagrant délit ils risquaient la peine de mort. Malgré cet édit, les autorités estimaient que plus de 800 colons, une majorité des hommes en âges de travailler, pratiquaient le métier de coureur de bois. Si les autorités empiétaient sur leurs droits fondamentaux nos ancêtres n’hésitaient pas à les défier au péril de leur vie.

Historiquement les gouvernements n’avaient pas pour fonction de régir les activités de la société dans ses moindres détails. Les premiers gouvernements fournissaient aux citoyens certains services difficiles à obtenir autrement. Les gouvernements d’antan n’étaient pas différents des autres organisations et professionnels qui composaient la société. Les citoyens consultaient le médecin pour leurs problèmes de santé et faisaient appel au gouvernement pour assurer leur sécurité et pour gérer la justice. Personne n’était autorisé à régir la vie des autres. La relation entre le citoyen et le gouvernement était celle d’un client (citoyen) envers un fournisseur (gouvernement). Les échanges étaient volontaires et les partis bénéficiaient d’un statut légal équivalent.

Au fil des siècles, le rôle des gouvernements a été perverti dans le but de donner de plus en plus de pouvoir au gouvernement au détriment des libertés individuelles. Cette situation est particulièrement évidente dans la vie de tous les jours des Québécois. Quoique vous fassiez il existe une loi, un règlement qui limite votre liberté ou qui exige une permission. Il est raisonnable d’exiger une permission pour utiliser une propriété ou un bien appartenant à quelqu’un d’autre. Le gouvernement n’est pas propriétaire des biens qu’il gère. Il est seulement le fiduciaire des propriétés et biens requis pour remplir les rôles que nous lui avons délégués. De quel droit est-ce que le gouvernement brime la liberté des Québécois en les obligeant : à devenir membre d’un syndicat contre leur gré, à financer un parti qui préconise des politiques qui vont à l’encontre de leurs croyances les plus profondes, à se faire soigner dans les établissements désignés par l’état, etc.

En grugeant graduellement les libertés individuelles les gouvernements successifs ont conditionnés les Québécois à se comporter comme des sujets. Les rois français multipliaient le prix du sel en imposant la gabelle. Le gouvernement multiplie le prix de l’essence en imposant des taxes. Les rois confisquaient le vingtième des récoltes des habitants. Le gouvernement exproprie près de 50% des revenues des Québécois. Les rois achetaient la loyauté de leurs sujets en distribuant des titres de noblesse. Le gouvernement distribue des subventions et des nominations. Les rois contrôlaient le monopole des moulins à farine. Le gouvernement contrôle les monopoles de l’électricité et de la distribution des boissons alcoolisées.

Cette situation, surtout depuis les derniers quarante ans, a conditionné les Québécois à se comporter comme des sujets. Ils trouvent normal les contraintes imposées à leur liberté. Ils acceptent volontiers d’échanger leur liberté contre de vagues promesses de veiller au mieux être de l’ensemble de la population. Ils ont perdu leurs réflexes de citoyens libres légués par leurs ancêtres.

C’est confortable et rassurant, mais dangereux. Sera-t-il possible de renverser la tendance actuelle avant qu’il ne soit trop tard ?

02 octobre, 2006

Steve Job (Apple)

L’érosion graduelle des libertés individuelles est, selon moi, le plus grand danger que les Québécois doivent combattre. On accepte beaucoup trop facilement d’échanger notre liberté contre de vagues promesses politiques. Les mesures socialisante, sous le prétexte vertueux de veiller au mieux être de l’ensemble de la population, servent d’abords à accroître le pouvoir des politiciens. L’effet pervers d’une société socialisante est la déresponsabilisation des individus. Les conséquences de cette déresponsabilisation sont : la perte de la notion d’imputabilité, le gaspillage des fonds publics, la peur du risque, l’immobilisme généralisé, etc.

Steve Job, comme la plupart des entrepreneurs, n’a pas craint de prendre des risques et d’en assumer les conséquences. Son discours aux finissants de Stanford est particulièrement révélateur (15 min.)

29 septembre, 2006

Le gouvernement et les libertés individuelles.

Il est important de réaliser que chaque fois que l’on demande au gouvernement de faire quelque chose pour nous, en retour nous devons abandonner une partie de notre liberté.

Voici un court vidéo assez explicite sur le sujet.

27 septembre, 2006

La réalité dépasse la fiction !

Lorsque j’ai écrit le texte Enfin, un règlement pour encadrer l’éternuement je voulais simplement dénoncer le ridicule des régimes politiques socialisant qui règlementent tout au nom du principe « nous savons ce qui est bon pour vous ». Je ne pouvais pas imaginer que quelque part dans le monde la réalité dépasserait la fiction.

En 2004, les Espagnols ont élu le gouvernement socialiste de Jose Luiz Rodriguez Zapatero. Il doit son élection en grande partie à la tentative malhonnête de Jose Maria Aznar de récupérer à des fins politiques les actes terroristes contre les trains de banlieue de Madrid. Il tenta d’attribuer la responsabilité de cet acte insensé aux militants Basques. Depuis, en accord avec la philosophie socialiste du « Nous savons ce qui est bon pour vous », le gouvernement espagnol dicte des lois et des règlements pour tout et rien.

La dernière trouvaille du gouvernement espagnol : règlementer l’indice de masse corporelle des mannequins. Les politiciens et fonctionnaires espagnoles ont déterminé qu’un indice de masse corporelle de moins de 18 (exemple : 55 kilos divisé par 1m75 au carré) représentait un danger imminent pour la société. La pesée à laquelle durent se soumettre les 68 mannequins, devant participer au programme de la 44e édition de la Pasarela Cibeles (le grand rendez-vous de la haute-couture cofinancé par le gouvernement régional de Madrid), révéla cinq coupables. Coupable de quoi au juste ?

Selon les politiciens socialistes espagnols ces mannequins sont responsables de l’anorexie des jeunes femmes obsédées par leur poids. Les experts se sont mis de la partie. Ils ont déclarée que cette mesure était très timide, mais allait dans la bonne direction. Selon eux, plus d’un million de femmes espagnoles sont des malades mentales comportant un haut risque d’anorexie ou de boulimie.

D’autres politiciens, qui n’ont probablement rien de plus important à faire, ont souligné l’évènement et souhaité que l’exemple des Espagnols soit suivi chez eux. La ministre de la culture britannique, Tessa Jowell, a encouragé les organisateurs de la London Fashion Week à suivre l’exemple de Madrid. Le maire de Milan, Letizia Moratti, a qualifié de sick looking les mannequins qui défilent dans sa ville. Devant autant d’encouragement un représentant de Madrid, Concha Guerra, n’a pas hésité à ajouter : Thinness is not beauty, but shows some kind of deficiency.

Les gouvernements interventionnistes et socialisants ne cesseront de me surprendre….

23 septembre, 2006

22 septembre, 2006

La comptabilité politique.

Comment se fait-il que les gouvernements, malgré les dénonciations des vérificateurs, des médias et des partis d’opposition, continuent année après année à gaspiller des centaines de millions ? Pourquoi les efforts consentis pour corriger une situation problématique : un projet dont les coûts ont explosé sans raisons apparentes (prolongation du Métro à Laval), un programme dont les coûts ont doublé par rapport aux prévisions (assurance médicament) ou une réglementation inutile qui empoisonne la vie des Québécois (1) , semblent futiles ? Dès qu’une brèche a été colmatée une autre apparaît aussitôt.

Pour comprendre les agissements des politiciens et des fonctionnaires on ne peut pas utiliser le schème de référence du monde des affaires. Depuis toujours, les politiciens utilisent les ressources des gouvernements, c’est-à-dire l’argent des contribuables, pour mousser leurs causes et leur pouvoir personnel. Un sujet qui les intéresse autrement plus que les rapports des vérificateurs.

La comptabilité politique diffère de la comptabilité d’entreprise.

L’interventionnisme de l’état se justifie à l’aide des principes de la comptabilité politique. Ceux-ci sont généralement à l’inverse des principes de la comptabilité d’entreprise. La prospérité d’une entreprise dépend, entre autre, de la capacité des gestionnaires à contenir les coûts par rapport aux bénéfices. Pour les politiciens les coûts d’un projet ou d’un programme sont infiniment moins importants que leurs popularités. Ils n’hésiteront donc pas à sciemment sous-évaluer leurs coûts dans le seul but de les rendre acceptables aux yeux de la population.

En économie, une activité qui produit des biens et services que les consommateurs désirent se procurer aux conditions prescrites, est considérée un succès. Les produits et services qui ne se vendent pas sont rapidement abandonnés. En politique, une activité qui attire des votes ou des contributions au parti au pouvoir, est considérée un succès. Les projets et programmes gouvernementaux sont conçus dans le but exprès de maximiser les retombées politiques plutôt que les retombées économiques. Lorsqu’un politicien fait campagne il insiste, plusieurs fois plutôt qu’une, sur les retombées des projets et programmes gouvernementaux dans son district électoral ; il ne parle jamais d’abolir les programmes inutiles pour mettre fin au gaspillage.

La comptabilité politique et le gaspillage.

Les critères utilisés pour mesurer la performance des ministères et agences gouvernementales sont incompatibles avec les pratiques comptables d’entreprise. Les fonctionnaires mesurent combien ils ont dépensé ; l’entreprise mesure combien elle a produit. Le gouvernement mesure le nombre d’emplois ajoutés dans la fonction publique ; l’entreprise mesure l’amélioration de la productivité. Le gouvernement mesure le nombre de pages de nouvelles réglementations publiées ; l’entreprise mesure le degré de simplification des procédures.

Les contribuables présument qu’avant d’imposer une nouvelle réglementation les fonctionnaires en ont judicieusement évalué les bénéfices et les coûts. En réalité, les coûts découlant d’une nouvelle réglementation et qui doivent être supportés par les contribuables sont rarement, pour ne pas dire jamais, évalués. Ne connaissant pas les coûts d’une réglementation, les politiciens et fonctionnaires ne sont pas en mesure d’en juger la pertinence. Ce qui compte c’est que la mesure préconisée soit populaire. La décision imposant l’addition de cinq pourcent d’éthanol dans l’essence en 2010 est un bon exemple de la comptabilité politique. Le fait qu’il faille 1,3 unités d’énergie pour produire une unité d’énergie-éthanol à partir du maïs, une culture extrêmement polluante, n’a que peu d’importance. L’important c’est qu’il est à la mode de promouvoir les énergies dites vertes. De plus, le lobby des producteurs de maïs est puissant, ce qui n’est pas négligeable. Dans la logique de la comptabilité politique la décision d’imposer l’ajout d’éthanol à l’essence fait d’une pierre deux coups : il favorise le vote populaire et il attire les contributions du lobby des producteurs de maïs.

Les bénéfices anticipés de la participation de l’état dans l’économie reposent sur l’hypothèse erronée que l’état peut fournir plus de services à la population que ne le ferait l’entreprise privée avec les mêmes ressources puisque l’état ne fait pas de profit. Pourtant, dans la plupart des cas les gouvernements gaspillent un pourcentage plus grand des ressources à leur disposition que le pourcentage de profit des entreprises privées. L’impact négatif de la participation de l’état dans l’économie sera d’autant plus important que le pourcentage de l’économie contrôlé par l’état est grand. La participation du gouvernement dans l’économie du Québec est la plus élevée en Amérique du Nord. C’est ce qui explique, au moins en partie, la pauvreté relative des Québécois.

Les coûts humains de la comptabilité politique.

Malheureusement, le gaspillage découlant des projets, programmes et règlementations des gouvernements a des coûts humains et sociaux énormes. Un gaspillage de 300 millions (le projet Papiers Gaspésia) équivaut aux salaires de 600 professeurs ou infirmières pendant dix ans ou à 8 000 places en garderie pendant cinq ans.

Les coûts découlant de la déresponsabilisation et de la perte de liberté des individus, conséquence directe de l’interventionnisme à outrance, sont énormes. Malheureusement ces coûts n’apparaissent pas dans les budgets officiels. Alors, ils sont présumés inexistants. C’est simpliste, mais commode.

Conclusion.

Les principes de la comptabilité politique permettent aux politiciens de rationaliser l’intervention des gouvernements dans tous les domaines de la vie sociale et économique. Ce faisant, les politiciens accroissent leur pouvoir au détriment des libertés individuelles. Les individus devenus dépendants se tournent instinctivement vers le gouvernement pour les protéger et subvenir à leurs moindres besoins. Ce cycle sans fin conduit inévitablement à la faillite de l’état comme on a pu le constater lors de la désintégration de l’ex URSS.


(1)Au Québec, un propriétaire de chalet ne peut le louer, même aux membres de sa propre famille, sans l’avoir auparavant fait « certifier » par un inspecteur. L’inspecteur attribue au chalet un certain nombre d’« étoiles » selon l’état des lieux, puis on appose une plaque indiquant le nombre d’étoiles accordées. Vous trouvez ce processus insensé ? Attendez la meilleure : il n’y a que trois inspecteurs dans toute la province pour faire observer le règlement. (Source FCEI)