Le Québec s'endette au rythme de 19 millions $ par jour.

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31 mai, 2013

Les municipalités, des pommes pourries

Selon une étude publiée par la FCEI, les municipalités sont des organisations inefficaces dont les coûts d’exploitation augmentent 5 fois plus rapidement que l’augmentation de la population.


En effet, de 2000 à 2011, les dépenses corrigées en fonction de l'inflation ont progressé de 55 % dans l'ensemble des municipalités canadiennes, alors que l'accroissement démographique n'a été que de 12 %. L'augmentation des dépenses s'explique en grande partie par les salaires et les avantages sociaux du secteur public qui représentent entre 52 % et 67 % des dépenses d'exploitation des trois grandes villes du Canada.


Dans la course à l’inefficacité, Montréal remporte la palme haut la main. De 2006 à 2011, la population a augmenté de 5 % alors que les coûts d’exploitation ont explosé de 43 %, un multiple de près de 9 fois. C’est en partie le résultat de la corruption qui gangrène le milieu montréalais depuis des décennies. C’est aussi dû à la multiplication des structures kafkaïennes créées à des fins politiques et électoralistes. Mais les principaux responsables de ce fiasco sont les politiciens et les syndicats. Au fil des ans, les syndicats, en particulier le syndicat des cols bleus de Montréal, ont obtenu, par l’intimidation lorsqu’il le fallait, des conditions de travail aberrantes.

Dernièrement, nous apprenions que les employés municipaux de la ville de Gatineau travaillaient moins de 17 heures par semaine! Je doute que ce soit bien différent à Montréal. De plus, selon l’ISQ, les fonctionnaires municipaux gagnent jusqu'à 56 % de plus que les fonctionnaires provinciaux, pourtant déjà grassement payés. Pour ajouter l’injure à l’insulte, le gouvernement s’apprêterait à majorer de nouveau les taxes sur l’essence pour financer le transport en commun.

 « Il est temps de changer de discours et de parler des dépenses des municipalités plutôt que de leurs demandes incessantes de nouveaux pouvoirs de taxation. L'élaboration de politiques responsables en dépend, conclut Mme Hébert. La FCEI espère que ce rapport servira de catalyseur pour amorcer ce débat important. »

Tant que les contribuables/consommateurs ne descendront pas dans la rue en menaçant de tout casser, les politiciens et les groupes d’intérêt continueront d’abuser. Il est temps de dire « trop c’est trop".

La réflexion du jour

Le plus grand défi pour l'autosuffisance alimentaire sera d'assurer aux Québécois des prix alimentaires abordables durant les prochaines années. Le parcours vers une plus grande souveraineté mènera assurément à des prix alimentaires plus élevés.--- Sylvain Charlebois

Le chiffre du jour : 12 %

Déjà, le ménage québécois moyen paie 6,5 % de plus pour son alimentation qu'un ménage canadien. Juste à côté, les Ontariens paient 12 % moins cher pour leur épicerie malgré un salaire moyen beaucoup plus élevé qu'au Québec. Encore là, plusieurs Québécois moins nantis n'ont tout simplement pas les moyens de payer davantage pour leur alimentation.--- Sylvain Charlebois

30 mai, 2013

La réflexion du jour

L’État doit mieux exploiter la dépendance des citoyens vulnérables, pour assouvir sa propre «addiction» à l’essaimage de subventions visant à prévenir, dépister et traiter le jeu pathologique. En somme, c’est l’histoire du chien qui se mord la queue.--- Pierre Simard

29 mai, 2013

La pauvreté relative du Québec mine notre fierté


La péréquation
Selon l’ISQ, en 2011 le gouvernement canadien a dépensé au Québec 19,1 G$, près de 2 400 $ par québécois, de plus qu’il n’a perçu. C’est la conséquence de la pauvreté relative du Québec. Le fameux modèle québécois : beaucoup de dettes, beaucoup de taxes, beaucoup de subventions, beaucoup de bureaucratie, beaucoup de consultation, beaucoup de syndicats, beaucoup de groupes d’intérêt égalent beaucoup de pauvres.

La situation s’est beaucoup détériorée depuis 2004 alors que le gouvernement fédéral n’avait dépensé que 967 M$ de plus qu’il n’avait perçu. L’économie du Québec est immobile depuis plus de dix ans. Ce n’est donc pas surprenant que nous dépendions de plus en plus du reste du Canada pour financer nos programmes sociaux.

Mais où donc est passée notre fierté?

Mario Dumont en discute avec Michel Girard

La réflexion du jour

Le gouvernement fait preuve d'un acharnement idéologique envers les garderies privées et il les traite comme si elles appartenaient à une sous-catégorie de service de garde, bien en deçà des CPE. C'est une attitude que le gouvernement ne peut pas se permettre d'adopter alors qu'il est incapable de même penser suffire à la demande de places en CPE.---Mélanie Dugré

Le chiffre du jour : 28 000 $

À entendre la ministre (ndlr Léger), on croirait presque que l'argent sort par les oreilles des garderies privées. Pourtant, les compressions annoncées représentent concrètement une réduction de 28 000$ pour chaque garderie alors que 40% d'entre elles sont déjà déficitaires. Elles devront puiser dans leur fonds d'urgence et réduire la quantité et la qualité des services offerts, ce à quoi elles refusent de se résigner.---Mélanie Dugré

28 mai, 2013

La réflexion du jour

Au lendemain de son annonce (ndlr la souveraineté alimentaire), j’ai reçu immédiatement des communications de producteurs québécois de produits alcoolisés. Ils se roulent par terre de rire lorsqu’ils entendent un ministre parler de l’importance de consommer les produits de chez nous. Pour eux, le gouvernement du Québec, c’est un adversaire qu’il faut combattre, contourner, esquiver pour espérer faire sa place au soleil.--- Mario Dumont

Le chiffre du jour : 19 G$

Ainsi, selon les plus récentes estimations projetées par l’Institut de la statistique du Québec, et dont le Journal a copie, l’administration fédérale a dépensé, au Québec, en 2011, quelque 19 milliards de dollars de plus que les recettes tirées de la province.--- Michel Girard

27 mai, 2013

How capitalism will save us

Revue de livre par Freemarket via IÉDM

Steve Forbes est président et rédacteur en chef de Forbes Media, qui publie le magazine Forbes. Il a été candidat à l’investiture républicaine pour l’élection présidentielle américaine à deux reprises, en 1996 et en 2000. Il a défendu des réformes économiques d’inspiration libérales telles que l’impôt à taux unique. Son dernier livre, How Capitalism Will Save Us, a été publié en 2009.

Pour s’assurer d’avoir de meilleures politiques économiques, les défenseurs de l’économie de marché doivent répondre à certaines des questions les plus couramment posées. C’est justement ce que tente de faire Steve Forbes dans cette entrevue stimulante et dans son dernier livre, How Capitalism Will Save Us.

Par exemple, beaucoup de gens voient dans la Grande Dépression un échec du libre marché, alors qu’il s’agissait en fait d’un échec des politiques gouvernementales. On peut faire la même analyse à propos de la crise de 2008-2009, dont la principale cause, selon M. Forbes, est l’impression d’une trop grande quantité de monnaie par la Réserve fédérale. Il soutient également que le gouvernement a eu tort de chercher à relancer l’économie par des dépenses qui devront en fin de compte être payées par les contribuables : « Les politiciens vous enlèvent des ressources, ça passe dans l’usine à saucisses politiques, ça en ressort d’une façon très inefficace, et c’est ça qui est censé stimuler l’économie. Ce n’est pas le cas. »

Nous n’avons pas non plus besoin de milliers de pages de nouvelles règles pour nous protéger de la fraude qui, comme le souligne M. Forbes, est déjà illégale. « Si quelqu’un a vraiment l’intention de faire quelque chose de croche, ce ne sont pas des murs de papier qui vont être très efficaces pour l’en empêcher. Ce que [Sarbanes Oxley] a accompli, c’est de faire en sorte qu’il est très dispendieux pour les petites compagnies de devenir profitables et d’émettre des actions. » Le problème originel n’a pas été réglé, mais un nouveau problème a été créé, comme c’est souvent le cas avec la lourde réglementation imposée par les gouvernements.

En plus de cette discussion sur les crises récentes et plus anciennes, les spectateurs entendront l’opinion de M. Forbes sur les leaders politiques qui n’aiment pas la discipline qu’impose l’étalon-or; sur le fait que l’innovation, bien qu’elle entraîne des perturbations, est la principale source de prospérité; et sur l’aspect moral du capitalisme, parce qu’il nous encourage tous à être au service des autres.

Robert Scully en discute avec Steve Forbes



 

La réflexion du jour

Évidemment, les protestataires protestent. Ils sont payés pour ça. Par l’un ou l’autre des milliers de groupes communautaires subventionnés, notamment par le ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale… Il est ainsi fait le modèle québécois : il finance ceux qui le critiquent jour après jour, on dirait un serpent qui bouffe sa queue…--- Michel Hébert

Le chiffre du jour : 5 000 organismes

Plus de 5000 organismes communautaires au sein desquels œuvrent 25 000 personnes coûteront environ 950 millions cette année.--- Michel Hébert

25 mai, 2013

La réflexion du jour

Avez-vous quelquefois l’impression que nos élus s’évertuent à défier le gros bon sens, qu’ils prennent des décisions irrationnelles, qu’ils font des gestes en faisant fi d’informations pourtant essentielles? C’est certainement le sentiment que j’ai ressenti lorsque Mme Marois a annoncé l’attribution de 800 mégawatts de nouveaux projets d’énergie éolienne.--- Nathalie Elgrably-Lévy

Le chiffre du jour : 1,5 G$

Pourquoi augmenter la production d’énergie éolienne? D’une part, Hydro-Québec est aux prises avec 21 millions de mégawattheures de surplus énergétique qui coûteront ultimement aux Québécois 1,5 milliard $ d’ici à la fin de la décennie. D’autre part, Hydro-Québec achète présentement l’énergie des parcs éoliens existants à un prix moyen de 9,3 ¢ le kilowattheure pour la revendre ensuite à 5,76 ¢. La première ministre pourrait-elle donc expliquer en quoi les Québécois sont gagnants lorsqu’ils investissent 2 milliards $ pour produire à perte de l’électricité dont ils n’ont que faire? --- Nathalie Elgrably-Lévy

24 mai, 2013

La souveraineté alimentaire, une mauvaise bonne idée

Les groupes d’intérêt, de connivence avec les politiciens, inventent régulièrement de nouvelles façons de nous dépouiller et de nous asservir. L’UPA, non satisfaite de son monopole à vie cadenassé à double tour, a trouvé une nouvelle façon de nous arnaquer : la souveraineté alimentaire.

Le ministre de l’Agriculture, monsieur Gendron, y a vu un excellent moyen de faire d’une pierre trois coups : satisfaire l’UPA, flatter les écologistes dans le sens du poil et s’assurer les bonnes grâces de la première ministre.

Comme il se doit au PQ, une table de concertation a été créée. Cette table a pour mandat de maximiser les retombées électoralistes du programme et de débusquer les opposants éventuels afin de les neutraliser.

Le programme repose sur quatre initiatives :

1.    Les programmes d'aide à la relève agricole et à son accompagnement seront bonifiés, de manière à améliorer la formation et à faciliter la passation des exploitations agricoles.

Le grand défi de la relève agricole découle des prix stratosphériques des fermes, lesquels sont gonflés à bloc par le régime des quotas. Un quota, environ la quantité de lait produit par une bonne vache, est un permis de produire dont la valeur est directement proportionnelle à sa rareté. Son coût oscille autour de 25 000 $ par quota. Si le ministre Gendron désire vraiment aider la relève, il devrait éliminer ce régime anachronique qui asphyxie lentement, mais sûrement les fermes familiales. Quel jeune peut  payer 500 000 $ seulement pour obtenir le droit d’exploiter une petite ferme de vingt vaches?

2.    Hydro-Québec devra consentir des tarifs d'électricité privilégiés aux exploitants en serres, avec pour objectif de faire baisser leur facture énergétique de 25%.

Au fil des ans Hydro-Québec est devenue l’outil privilégié des politiciens pour subventionner en catimini des groupes d’intérêts. Hydro-Québec subventionne déjà les Américains, les alumineries, les exploitants de parcs éoliens, etc. Ces subventions indirectes coûtent des milliards annuellement aux contribuables québécois. Les subventions aux exploitants en serres siphonneront quelques centaines de millions de plus des poches des contribuables.

3.    Les règles sur la protection du territoire agricole seront renforcées. Et de nouvelles règles sur l'appropriation des terres, particulièrement par des investisseurs étrangers et immobiliers, seront mises en place.

La CPTAQ est devenue un obstacle majeur au développement économique du Québec. Des millions d’hectares impropres à l’agriculture sont inutilisés dus au refus de la Commission de les exclure des zones protégées. Renforcer les règles, interprétées par des avocats qui ne connaissent rien à l’agriculture, ne fera qu’empirer la situation. Par contre, le Québec compte aussi des millions d’hectares de terres arables non exploitées. En empêchant les investisseurs immobiliers et étrangers d’acquérir ces terres, le gouvernement condamne le Québec au sous-développement permanent de son potentiel agricole.

4.    Québec instaurera une politique d'achat québécois dans le système public. On forcera les hôpitaux, le milieu de l'éducation, les garderies et les sociétés d'État à acheter québécois.

Le régime de la gestion de l’offre équivaut à subventionner l’industrie agricole au rythme de plusieurs milliards annuellement aux frais des consommateurs. Mais ce n’est pas suffisant, l’UPA en veut toujours plus et le MAPAQ s’empresse de répondre à sa demande. Le programme de la souveraineté alimentaire proposé n’est rien d’autre qu’un régime de la gestion de la demande. La plupart des gestionnaires d’hôpitaux, d’écoles et de garderies sont rationnels. Ils s’approvisionnent en fonction du meilleur rapport prix/qualité. Acheter québécois entraînera en une augmentation des coûts d’exploitation qui se reflétera nécessairement dans les budgets. C’est l’équivalent d’une autre subvention indirecte à l’industrie agricole, cette fois aux frais des contribuables.

La souveraineté alimentaire a toutes les allures d’une bonne idée. Personne ne peut s’opposer à une présence accrue des aliments produits et transformés au Québec. Mais pour paraphraser Bastiat : ce qui se voit, consommation accrue de produits québécois, occulte ce qui ne se voit pas et qui causera des torts considérables aux agriculteurs, aux consommateurs, aux contribuables et à l’économie en général.

La réflexion du jour

L’organigramme du système de santé est une horreur bureaucratique à mille niveaux de décision où l’argent entre, mais dont dont rien ne sort jamais -une sorte de trou noir, n’y pensons même plus.---Mario Roy

Le chiffre du jour : 262

Ainsi, 262 médecins dont la majorité sont des omnipraticiens travaillent aujourd’hui dans 200 cliniques en partie ou entièrement privées. Pourquoi le font-ils? Parce qu’ils ont une meilleure technologie à leur disposition, plus de souplesse et peuvent travailler davantage.---Mario Roy

23 mai, 2013

Le chiffre du jour 176 000 barils par jour

Les groupes écologistes s’objectent à l’inversion du pipeline d’Embridge et de la transformation du gazoduc de Trans-Canada en oléoduc, ce qui nous permettrait d’importer du pétrole albertain. Trop dangereux, clament-ils. En attendant, le Québec importe 176 000 barils de pétrole par jour, selon Joe Oliver, acheminés essentiellement par bateau sur les eaux du golfe et du fleuve.--- Pierre Duhamel

La réflexion du jour

Les urgences des hôpitaux débordent, les écoles sont infestées de champignons, le régime de retraite craque de partout, l’économie tire le diable par la queue, Montréal ne cesse de s’enfoncer, le siège social de l’OACI risque de déménager, on vend notre électricité au rabais pour payer des barrages qu’on n’avait pas besoin de construire, les vieux pataugent dans leur marde…

Et on va rouvrir la plaie du printemps 2012 pour y verser du sel et du vinaigre, histoire de se rappeler comment ça faisait mal?--- Richard Martineau

(NDLR Cherchez l'erreur.)

Le chiffre du jour : 42,5 %

Sur une semaine de 40 heures de travail, les employés de la Ville de Gatineau n'en travaillent efficacement que 17 heures, soit à peine 42,5 % du temps, indique un rapport gardé confidentiel et dont LeDroit a obtenu copie. --- Patrick Duquette (NDLR C'est probablement pire à Montréal.)

22 mai, 2013

Le mammouth québécois, petit frère du mammouth français

Tout comme en France, l’État québécois est devenu un mammouth impossible à dompter. En 2003, Jean Charest avait promis la réingénierie de l’État. Malheureusement, avant même de débuter le gouvernement Charest s’est aplati devant les groupes d’intérêt subventionnés, les syndicats en tête.

Depuis, aucun parti politique n’ose s’attaquer à ce mammouth tout-puissant. Nous devrons attendre que les agences de notation nous servent un ultimatum comme ce fut le cas pour les Européens.

Source le QL

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Il ne faut pas réformer l'État

16 ‎mai ‎2013

par Michel de Poncins

Il ne faut surtout pas réformer l'État! Il faut le faire maigrir selon une méthode adaptée, ce qui n'est pas évident. Les politiques qui en France ont imaginé des actions diverses pour prétendument le réformer étaient soit ignorants soit complices.

Raffarin avait annoncé 230 mesures pour réformer l'État, ce qui devait générer 500 millions d'euros d'économies. La chasse aux taille-crayons était ouverte, avec Francis Mer comme « Grand Veneur » qui avait réuni une commission de plusieurs dizaines de personnes pour organiser cette chasse!

François Fillon avait le projet de noter les ministres. Ce rôle de professeur était comique. Il les jugeait sur leurs aptitudes à faire passer des textes: cela revenait à leur capacité de nuire puisque le pays croule sous l'inondation de lois.

Une autre méthode fut la révision générale des politiques publiques (RGPP) qui consiste en une analyse des missions et des actions de l'État, suivie de la mise en oeuvre de scénarios de réformes structurelles. Cette RGPP inaugurée en 2007 puis poursuivie en 2012 n'a guère donné de résultats probants. Elle ne le pouvait pas, car selon une vieille tradition républicaine, elle dégageait une forte puanteur d'usine à gaz.

La fausse droite laissant la place à la vraie gauche, celle-ci a voulu continuer mais autrement. Nous voilà partis vers un audit des politiques publiques qui doit se prolonger pendant tout le quinquennat. Adieu à la RGPP et bonjour à la MAP ou « modernisation de l'action publique ». Personne ne voit pourquoi cela marcherait mieux maintenant.

Les objectifs avoués
Les personnes au pouvoir depuis des lustres sont noyées dans la même idéologie super-étatique, et ce quelle que soit leur place appartenance sur l'échiquier politique. Bien que lavés et relavés par la Pensée Unique Totalitaire qu'ils alimentent comme d'autres, il leur reste assez de bon sens pour constater qu'ils agissent dans le vide.

En 2007, un audit avait dénoncé les dysfonctionnements: « Le travail de coordination interministériel connaît un emballement pathologique propre à la France ». Il y a trop de réunions interministérielles, trop de conseillers, trop de décisions prises sans l'avis des ministres, et le gouvernement ne parvient plus à travailler.

Le phénomène s'est accru d'année en année. Les rapporteurs n'ont certes pas eu l'idée que le mal venait justement du nombre de ministres! L'une des conséquences est la pléthore croissante des cabinets ministériels.

Il en résulte, de temps à autre, la résurgence de l'idée de réformer l'État.

Les objectifs avoués n'ont rien d'absurde: dépenser mieux, être plus efficace, faire des économies. Pour justifier l'immense remue-méninge de la maladie de la réformite, les chiffres d'économies prévues sont calculés à grand renfort d'experts. Ils sont faux par nature; s'ils étaient justes, par miracle, ces économies ne seraient jamais réalisées, les administrations faisant le gros dos en attendant la fin de l'épidémie.  
L'explication de la réformite

La réformite se trouve dans l'obésité croissante de l'État, sur toile de fond d'idéologie socialiste qui répand l'effet de ruine dans tout le corps social composé.

L'État prétend s'occuper de toute la vie nationale dans tous les détails, au lieu de laisser le marché jouer librement, et il s'invente ainsi une foule de tâches et d'objectifs dans lesquels il n'est pas possible de mettre de l'ordre et qui sont souvent contradictoires.

Tous les autres signes de la décadence de la France en découlent: inflation des ministères, inflation des conseillers et des « machins » inutiles, parlottes innombrables sans effet et sans intérêt, efforts perdus de coordinations impossibles, gaspillage inimaginable de temps et d'efforts.

Dans un pays libre, personne n'aurait l'idée d'infliger aux populations une horreur « bourreaucratique » comme le chèque-transport, faisant suite au chèque-déjeuner ou au chèque-vacances! Chacun gèrerait les évolutions du prix des carburants dans le cadre du marché. Et l'exemple vaut pour la majeure partie des actions étatiques qui devraient donc être supprimées à grande vitesse, comme il est parfaitement possible de le faire.

Jean-Louis Borloo est à lui seul un exemple emblématique. Étant l'auteur d'une parlotte mémorable du nom de Grenelle de l'environnement, il a inspiré 268 mesures. Celles-ci conduisent à l'inflation législative au nom de concepts aussi fumeux que le développement durable.

Dégraisser le mammouth suprême

L'État au fil du temps est devenu le mammouth suprême, père de tous les mammouths qui pillent la richesse nationale. Le rappel historique ci-dessus montre que le réformer est une tâche impossible. Ceux qui prétendent qu'un programme d'économies suffit sont des menteurs car la racine du mal subsistera.

La seule solution est de supprimer totalement des tâches complètes: plus de bureaux, plus de formulaires, plus de contentieux, plus de ministère, plus de cabinets, plus de guerres internes, plus de circulaires, plus de parlottes... Si quelqu'un veut et peut le faire, nous tenons à sa disposition une première liste de tâches réellement idiotes à supprimer.

Les lecteurs qui ne seraient pas convaincus peuvent constater qu'il existe depuis longtemps un ministère de la Réforme de l'État: le mammouth produit lui-même sa mauvaise graisse.

 

La réflexion du jour

Pour être justes, il faut être riches. Et pour être riches, il faut être productifs.

Il y a ensuite matière à réflexion sur notre modèle qui repose en quelque sorte sur trois courants de pensée: nous sommes scandinaves pour l'État-Providence, français dans le débat public, et américains pour nos comportements individualistes. Une synthèse pas très heureuse qui nous mène à tout vouloir sans accepter les efforts que cela exigerait.--- Alain Dubuc

Le chiffre du jour : 39,9 % c. 51,6 %

Par contre, le Québec ne s'est pas non plus distingué par sa performance économique. En 20 ans, de 1990 à 2010, la croissance économique de la Suède, à 51,6% et celle du Danemark, à 47,1%, ont nettement dépassé la progression de 39,9% du Québec qui, heureusement, dépasse la Finlande, un pays longtemps sous le joug soviétique dont le décollage a été tardif.--- Alain Dubuc

21 mai, 2013

Caricatures québécoises

La réflexion du jour

Après le tabac, l'alcool et le jeu, pourquoi pas la drogue et la prostitution?

Si l'État doit disposer de plus de ressources pour le bien commun, le devoir du citoyen est-il de fumer, de boire et de jouer davantage? Et, pour respecter sa mission sociale, l'État doit-il y inciter? --- Mario Roy

Le chiffre du jour : 3 G$

Québec s'attend en 2013-2014 à encaisser 370 millions$ de plus en profits tirés du tabac, de l'alcool et du jeu (130, 100 et 140 millions respectivement). Actuellement, l'État québécois encaisse sur ces marchés des profits supérieurs à 3 milliards de dollars. La hausse espérée de ces profits, 12%, est donc gigantesque. Et la seule augmentation des taux de profitabilité sera vraisemblablement insuffisante : il faudra bel et bien fumer, boire et jouer davantage!--- Mario Roy

20 mai, 2013

Gaz de shale : calcul électoraliste?

Les provinces canadiennes et les États américains exploitent à la vitesse grand V l’industrie des gaz de shale. Mais au paradis de la consultite aiguë, on prescrit un arrêt des activités d’exploration en attendant l’étude environnementale du BAPE. Ensuite, on impose un moratoire de deux ans pour plaire aux activistes écolos. Enfin, on propose une loi imposant un moratoire de cinq ans pour s’assurer le vote des écolos lors du prochain scrutin qui ne saurait tarder. Du moins, je l’espère, car le PQ est en voie de détruire le développement économique du Québec pour des décennies.

Alors, à quoi peut bien servir l’étude du BAPE si de toute façon le gouvernement décide unilatéralement d’empêcher tout développement des gaz de shale? Pire, le projet de loi comme présenté implique que le gouvernement ne veut même pas savoir s’il existe du gaz de shale exploitable!

Le PQ propose ce projet de loi dans le but évident d’acheter les votes écologistes. Il est possible que les stratèges du parti calculent que le PLQ et la CAQ torpilleront le projet de loi qui sera alors tabletté. Si ce n’est pas le cas, ce projet de loi est le résultat des dogmes véhiculé par la religion écologiste. Dans le cas contraire, c’est de la politique de république de banane.

Reste-t-il quelqu’un qui croit encore que le PQ pourrait gérer un pays? C’est franchement désolant.

Mario Dumont commente le projet de loi.

La réflexion du jour

Il y a deux façons de voir les choses: favoriser la richesse des travailleurs ou donner davantage à l’État? Au Québec, répondre à cette question vous classera à droite ou à gauche... Du côté des égoïstes capitalistes ou du côté de la vertu...--- Michel Hébert

Le chiffre du jour : 3,5 G$

Il convient ici de rappeler une chose trop souvent passée sous silence: les minières ne versent pas à la société québécoise que de maigres redevances. L’industrie minière offre des conditions de travail enviables aux 35 000 Québécois qu’elle embauche. Les salaires sont généralement supérieurs à 100 000 $. Globalement, les minières versent plus de 3,5 milliards $ annuellement, en salaires et autrement. Des centaines de millions $ en taxes et en impôts. --- Michel Hébert

18 mai, 2013

La réflexion du jour

Le gouvernement de Mme Marois crée des emplois. Une commission sur l’assurance-emploi il y a quelques semaines, une commission spéciale sur le printemps étudiant cette semaine, et puis, cette nouvelle idée d’une commission pour éclaircir le rapatriement de la Constitution. À chaque occasion, quelques proches du parti se trouvent un mandat, mais dans l’opinion publique, la multiplication des commissions peut devenir un enjeu plus important que les sujets sur lesquels elles portent.--- Mario Dumont

17 mai, 2013

Le modèle français dans l'impasse

(NDLR Le modèle québécois s’apparente au modèle français : étatisme à tout crin, réglementation tatillonne, groupes d’intérêt puissants, fiscalité abusive, système d’éducation défaillant, etc. Le livre de Jean-Louis Caccomo est une lecture obligatoire pour comprendre les conséquences de perpétuer le modèle québécois.)

Revue de livre par Jean-Louis Caccomo (via le QL)

En 1980, alors que je passais mon baccalauréat d'économie, le président Giscard nous annonçait qu'il entrevoyait « le bout du tunnel ». Aujourd'hui, le président Hollande nous promet la reprise de la croissance pour le troisième trimestre 2013. J'ai passé les trois quart de ma vie dans un pays en voie de sous-développement alors que le monde a connu une croissance sans précédent dans la même période, les pays émergents s'installant en deux décennies comme les futures locomotives de la croissance mondiale.

Tout ça parce ce que nos dirigeants, à gauche comme à droite, s'obstinent à croire à l'existence d'une « troisième voie » qui nous mène pourtant à l'impasse. Ce n'est pas nouveau. Le Général de Gaulle s'efforçait de placer la France en dehors de la sphère d'influence des États-Unis et de l'URSS. Depuis, au nom d'une mystérieuse « exception culturelle », les gouvernements français nous ont fait croire que notre pays pouvait échapper aux lois de l'économie, qui, comme le nuage de Tchernobyl, se seraient arrêtées à nos frontières.

Mais, pas plus que le théorème de Pythagore n'est grec, les lois de l'économie ne sont américaines. Elles sont au coeur de nos comportements, de la nature humaine et du bon sens qui échappent aux élites aveuglées par l'idéologie. Et tous les pays qui ont nié les lois de l'économie sont tombés dans la misère, la pénurie et le chômage, tandis que les pays qui les ont acceptés et intégrés ont décollé en quelques décennies. Il n'y a aucune exception à cette règle fatale.

Le XXe siècle est sans appel: les régimes totalitaires, qui promettaient un monde sans inégalités et sans pauvreté, ont implosé sous l'effet de leur propre ruine morale et économique. À leur tour, les social-démocraties, sous le poids d'une dette devenue insoutenable, et qui condamne l'avenir même de nos enfants, ont dû entreprendre les réformes indispensables et nécessaires que, seule au monde, la France se refuse à faire. Entre ces deux voies sans issue, il est encore temps de redécouvrir la seule troisième voie qu'il a fallu tant de siècles à découvrir, celle de l'État de droit, des institutions de la république sans laquelle une économie de liberté et de responsabilité ne peut s'épanouir.

L'auteur

Jean-Louis Caccomo est docteur en sciences économiques, maître de conférences à l'université de Perpignan où il est responsable des relations internationales du département « Economie & Management », et directeur du Master professionnalisé « Économiste Financier ». Auteur de trois ouvrages consacrés à l'innovation, il a réalisé plusieurs articles scientifiques dans les revues internationales (Journal of Evolutionary Economics, Economics of Innovation and New Technology) et les revues nationales (Revue d'Économie Industrielle, Revue Innovations) ainsi que de nombreuses contributions dans la presse nationale (Les Échos, Le Monde, Le Figaro, Le Midi-Libre) et internationale (Le Providence à Boston, l'Express de Toronto, L'Écho de Bruxelles). Il a été chroniqueur économique à l'AGEFI, le quotidien suisse de l'économie et des finances. Il participe à de nombreux programmes de coopération académique à l'international (dans la formation et la recherche).

Extrait

Ce livre est le résultat d'une conviction profonde que, ni l'ignorance des masses, ni le mépris des élites, ne pourront ébranler. C'est la conviction que la société française est victime d'un mensonge destructeur, entretenu par un malentendu dramatique qui tourne à la farce en se présentant comme une espérance. Mais cette espérance est illusoire, l'espérance d'une troisième voie qui nous éviterait à avoir à accomplir certaines réformes et certaines adaptations qui seront d'autant plus difficiles à mettre en oeuvre qu'elles seront retardées.

L'économie ne peut fonctionner sans valeurs morales.

Car l'économie est le résultat de choix réalisés par les individus. Plus précisément, l'économie ne fonctionne plus quand les individus ne veulent plus ‒ ou ne savent plus ‒ choisir. Généralement, les individus agissent en référence à des valeurs lesquelles conditionnent leurs préférences. Ces individus sont tour à tour producteurs, consommateurs, épargnants ou encore investisseurs. Ces catégories ne sont pas des classes ou des sectes composées d'individus intrinsèquement différents et en opposition entre eux. Nous sommes tous, tour à tour dans nos vies, consommateurs et producteurs. Cela dépend de la nature de nos choix.

Dans tous les cas, ces choix découlent de l'exercice de notre responsabilité laquelle implique l'acceptation des conséquences de notre liberté.

La liberté est un bien précieux que l'on a vite fait de perdre si l'on se refuse à admettre ‒ et à assumer ‒ les exigences qu'elle impose. La liberté ne se définit pas dans l'absence de contrainte. Un de mes collègues me dit un jour, parlant de notre système universitaire: « nous avons le meilleur système du monde; car il nous garantit la liberté ». Mais il se trompait. Notre système nous garantit la sécurité de l'emploi qui découle de notre statut, mais certainement pas la liberté.

Nous sommes par rapport à l'État dans la situation que sont des enfants par rapport à leurs parents: comme c'est l'État qui nous nourrit, il faut lui demander l'autorisation d'agir en toutes choses. Et ce lien puissant permet d'orienter la production intellectuelle des chercheurs. Il n'y a là aucune liberté!

D'une manière générale, soit la société est libre, soit elle est dirigée par le sommet. Il ne peut y avoir de solution intermédiaire. Dans une société totalitaire, l'économie est totalement planifiée et réglementée, la pénurie est sciemment entretenue comme un instrument d'asservissement et l'individu n'a que des devoirs et des contraintes.

Dans une société libre, l'économie résulte de contrats librement passés entre les individus dont les droits sont légitimes et reconnus. L'offre s'ajuste à la demande si les conditions de fonctionnement des marchés sont respectées. Mais, ces mêmes droits impliquent des devoirs, qui sont la contrepartie de l'exercice et de l'épanouissement de notre liberté. Des droits sans devoirs ne sont que de « faux droits », des chèques sans provision. C'est justement le rôle du contrat, et non de l'État, que de préciser les droits et les engagements respectifs des parties prenantes.

Sommaire

Introduction: Toutes les utopies se valent-elles?
I. L'illusion du grand régulateur
   La pénurie organisée
   La politique du Ni-Ni
   Guigou, des sous
   Les limites de l'action publique
   Les limites du discours politique
   L'ambiguïté de la gratuité
   Public versus privé
   La quête éperdue de la formule magique
II. Les lois économiques sont inscrites dans la nature humaine.pas au parlement
   On doit toujours choisir
   Choisir, c'est renoncer à quelque chose
   Le pouvoir d'achat
   De la nécessité de produire
   Supprimons les prix
   Le partage du pain
   Les fondamentaux de l'économie selon M. Raffarin
   Air Liberté et la solidarité des compagnies publiques
III. De l'économie solidaire au développement durable: que cachent les mots?
   Le tout social
   Les effets pervers du concept ambiguë de justice sociale
   L'erreur est humaine
   Les leçons de l'expérience
   Johannesburg: le sommet de l'hypocrisie
   Les fondements de la prospérité
   Croissance et inégalités
IV. La France dans l'impasse
   Le syndrome du Titanic
   Le jeu des extrémismes
   L'individu désarmé
   La sécurité sociale: symbole de tous nos blocages
   Le monopole de la solidarité
   Le cercle infernal
   Le mélange des genres
V. La France et l'Europe face au monde
   La Constitution avortée et le mélodrame du référendum
   A la recherche de l'Europe
   Quand la Chine s'éveille
Conclusion: les fruits empoisonnés de l'impuissance
Annexe pour ceux qui pensent et théorisent l'économie: Splendeur et misère de l'économie
   L'alibi culturel de l'exception française
   Le filon médiatique de l'horreur économique
   Les études en économie
   Le règne de la confusion
   Science et idéologie
Bibliographie

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La réflexion du jour

Grande nouvelle : le marché du carbone québécois sera lié à celui de la Californie (le seul État américain engagé dans ce maquignonnage de CO2). Soit dit en passant, l’économie californienne est en piteux état et celle du Québec ne va pas très bien non plus. Voilà donc deux économies mal en point qui se précipitent dans le fricotage carbonique. Une démarche déraisonnable et périlleuse! --- Jacques Brassard

Le chiffre du jour : 5 %

Quelques rappels : le réchauffement s’est arrêté depuis 17ans alors que le taux de CO2 continue d’augmenter; le CO2 d’origine humaine ne représente que 5% de l’ensemble des émissions, tout le reste étant d’origine naturelle; l’analyse du climat passé montre que c’est d’abord la température qui augmente et ensuite le CO2.--- Jacques Brassard

16 mai, 2013

La réflexion du jour

Le Québec peine tant à faire des progrès que les images de patients sur des civières alignées dans les couloirs des urgences sont devenues la norme.

«Ça n'a pas de sens qu'on tolère ça», remarque le Dr Bernard Mathieu, président de l'Association des médecins d'urgence du Québec (AMUQ). «Lorsqu'on se retrouve sur une civière, incapable de se lever pour aller aux toilettes, à faire ses besoins dans le corridor, la dignité humaine, oubliez ça! Mais c'est notre quotidien, aux urgences. On ferme les yeux là-dessus parce que c'est devenu habituel, mais c'est totalement dégradant.» --- Daphné Cameron

Le chiffre du jour : 17h30

Pour la huitième année, La Presse publie son palmarès des urgences. Chaque fois, le Québec obtient la même note: C. Mais la réalité est plus sombre, car après une légère diminution l'an dernier, le temps qu'un patient passe à attendre en moyenne sur une civière a augmenté de nouveau cette année. Il atteint aujourd'hui 17h30 min, soit une heure et demie de plus qu'à la publication de notre premier palmarès.--- Daphné Cameron

15 mai, 2013

Le fiasco éolien

Les politiciens sont sans conteste des magiciens des manœuvres électoralistes, mais quand vient le temps de choisir les pôles de développement économique du futur, ils figurent plutôt parmi les nuls.

Le fiasco annoncé de la filière éolienne démontre une fois de plus que l’interventionnisme étatique pour favoriser le développement économique est la plupart du temps voué à l’échec.

Au milieu des années 2000, le gouvernement Charest, subjugué par les activistes écologiques qui pullulent au Québec, a imposé des quotas d’énergie éolienne à Hydro-Québec. Selon le discours prédominant, l’éolien représentait la filière énergétique de l’avenir et il fallait embarquer avant que le train passe. Les entrepreneurs ont tout de suite compris que les subventions couleraient à flots et se sont empressés d’embaucher des lobbyistes pour mousser leurs projets auprès des élus locaux, régionaux et nationaux. Qui pourrait les en blâmer? C’est dans la nature même des entrepreneurs de trouver l’argent là où elle est et au Québec elle est au gouvernement.

Depuis, on découvre qu’Hydro-Québec produit des surplus qu’il écoule aux États-Unis à perte. Le coût actuel de l’éolien est d’environ 9.7 cents/kWh (voir ceci) et le prix sur le marché américain est de 4.5 cents/kWh. C’est le monde à l’envers. Le Québec pauvre subventionne les riches Américains. Est-ce que ceci expliquerait cela ?

Aujourd’hui les politiciens ne savent plus comment se sortir de ce programme de gaspillage de fonds publics. Aucun politicien n’aura le courage de mettre fin à un programme dont dépendent des emplois en région. Il est plus rentable électoralement de continuer à gaspiller des centaines de millions plutôt que de se mettre à dos les écologistes, les syndicats et les régions.

Croyez-vous un seul instant que si Hydro-Québec était une entreprise privée qu’elle construirait encore plus d’éoliennes ? Seuls les monopoles d’État peuvent se permettre de telles idioties. Hydro-Québec privatisée paierait des impôts et redevances au gouvernement, distribuerait des dividendes aux actionnaires pour renflouer nos fonds de pension, mais ne subventionnerait pas les Américains à coût de centaines de millions.

Mes amis interventionnistes, pour qui hors de l’État point de salut, vont me répondre que ce n’est pas le monopole public qu’il faut blâmer, mais les politiciens qui imposent de mauvaises décisions à Hydro-Québec. Ils refusent d’accepter que les politiciens soient incapables de ne pas intervenir à des fins électoralistes auprès des entreprises qu’ils contrôlent. La rentabilité est un critère bien secondaire. Si elle est au rendez-vous, c’est la cerise sur le gâteau. Il n’y a donc qu’une solution à ce problème : privatiser Hydro-Québec. Mais c’est une vache sacrée intouchable. La moindre allusion à la privatisation d’Hydro ramènerait dans la rue la moitié de la population qui ne paie pas d’impôt.

La réflexion du jour

Au Québec, la croyance est répandue que les gouvernements taxent de moins en moins les entreprises. Cette opinion est contraire à la vérité. Nos entreprises sont assujetties à plusieurs types d’impôts : les impôts fédéral et provincial sur les profits, les diverses cotisations sociales (assurance-emploi, régime de rentes, santé et sécurité du travail, assurance parentale), plusieurs taxes sur la masse salariale et les impôts fonciers. --- Pierre Fortin

Le chiffre du jour : 33 G$

Au total, en 2012, elles ont payé quelque 33 milliards de dollars en impôts, taxes et cotisations aux deux paliers de gouvernement et au municipal. Cela équivalait à 9,5 % du revenu intérieur (PIB) du Québec. Il y a 25 ans, c’était 7,7 %. Il y a 25 ans également, le pourcentage de recettes fiscales qu’Ottawa et Québec tiraient des entreprises était de 21 %. En 2009, c’était 27 %. Cette année-là, le poids des impôts des entre-prises dans l’économie du Québec était 30 % plus lourd que dans les autres provinces canadiennes.--- Pierre Fortin

14 mai, 2013

La réflexion du jour

C'est ce qui arrive malheureusement trop souvent avec les politiques industrielles (ndlr interventionnisme de l'État). Qui sont habituellement une combinaison de rêve de grandeur de politiciens, et de pressions de lobbys intéressés. On nous promet des emplois, de la richesse, tout plein de « retombées »... jusqu'à ce qu'on se rende compte que l'industrie en question — ça peut être l'éolien, mais aussi toute autre industrie — ne peut survivre sans subventions éternelles.--- David Descôteaux

13 mai, 2013

Argent et bonheur

Le socialisme a pour conséquence de tout niveler par le bas, en particulier l’éducation. La concurrence, la reconnaissance, la performance, etc. sont toutes des notions évacuées de notre système d’éducation sous prétexte qu’elles risquent de stigmatiser les enfants moins talentueux.

Si on a l’audace de dénoncer ce système qui condamne la société à la pauvreté, intellectuelle et économique, les gauchistes nous servent leur argument matraque : l’argent ne fait pas le bonheur. Cette croyance a été popularisée dans les années 70 par le paradoxe d’Easterlin. Les recherches de cet économiste concluaient qu’il n’y avait pas de relation de cause à effet entre revenu et bonheur. L’ex-ministre du bonheur, Raymond Bachand, un pur produit des années 70, a utilisé cet argument pour nous convaincre de le laisser piger toujours plus profondément dans nos poches.

Depuis la publication des travaux d’Easterlin en 1974, la pensée des économistes a évolué. Les recherches tentent de démontrer qu’au-delà d’un certain niveau de revenu, plus d’argent ne résulte pas en plus de bonheur.

Plus récemment, les recherches des économistes Betsey Stevenson et Justin Wolfers, remettent en question la croyance selon laquelle l’argent ne ferait pas le bonheur. En utilisant les données d’un sondage Gallup mondial, où les participants devaient identifier sur une échelle de 0 à 10 le niveau représentant leur idéal de vie et leur revenu, ils ont découvert que tous les répondants affirmaient qu’un revenu plus élevé améliorerait leur niveau de satisfaction, donc de bonheur. Ce qui est encore plus significatif, la relation entre revenu et bonheur demeure la même lorsque les revenus augmentent. Passer de riche à plus riche augmente autant le niveau de bonheur que de passer de pauvre à moins pauvre.

Les politiciens prétendent avoir à cœur notre bien-être. Je leur suggère donc de réduire les impôts et les taxes, car contrairement à la croyance populaire, l’argent fait le Bonheur.
Source : The Economist

La réflexion du jour

La logique est censée être: on engrange quand l’économie va bien, on pourra emprunter dans les jours difficiles. Mais la politique et les promesses électorales aidant, la réalité est tout autre: on s’endette quand l’économie va bien et on s’engouffre au bord de la faillite quand l’économie ralentit. --- Mario Dumont

Le chiffre du jour : 1,3 G$

Les Québécois devront en 2017 débourser des cotisations supplémentaires de quelque 1,3 milliard $ pour avoir droit aux mêmes prestations de retraite que celles versées par le Régime de pension du Canada.--- Michel Girard

(NDLR C'est aussi ça le modèle québécois.)

11 mai, 2013

La réflexion du jour

Alors que la commission Charbonneau mettra prochainement en lumière la corruption et la collusion syndicales dans l’industrie de la construction, que pouvait-on souhaiter de mieux mercredi aux travailleurs-victimes que de retrouver au plus vite leur liberté d’association ? --- Éric Duhaime

Le chiffre du jour : 3,4 G$

L’économiste Pierre Fortin évalue que cette simple réglementation (ndlr du régime syndical de l'industrie de la construction) fait augmenter les coûts de 10,5 % sur les chantiers québécois, soit l’équivalent d’une perte annuelle de 3,4 milliards.--- Éric Duhaime

10 mai, 2013

Le capitalisme est le grand gagnant

Les tenants de la gauche comparent le capitalisme à l’idéal socialiste et concluent qu’il faut abattre le capitalisme. Comme s’ils ne comprenaient pas que tout régime politique comparé à une utopie, à un idéal, en sortirait toujours perdant.

L’Homme est un être imparfait. La société qu’il compose l’est nécessairement aussi. Toutefois, l’histoire démontre que le capitalisme, combiné à un régime politique qui en limite les abus les plus flagrants, est le régime qui a le plus contribué à l’amélioration de la qualité de vie des humains.

Le capitalisme est un concept à la fois économique, sociologique et politique. Caractérisant un système s'appuyant sur la propriété privée des moyens de production, sa définition donne lieu à des variations dans l'espace et dans le temps, et en fonction des sensibilités politiques des personnes qui emploient le terme.

Le libre marché demeure, malgré ses déficiences, le régime social le plus apte à sortir les masses de la pauvreté. J’en veux pour preuve les centaines de millions de Chinois, d’Indiens et de Brésiliens qui ont grandement amélioré leur sort au cours des derniers 20 ans.

La présentation de Hans Rosling démontre clairement le parallèle entre l’amélioration des conditions de vie et l’adoption du capitalisme.


(Voir aussi le texte de Jérome Soucy)

La réflexion du jour

Je me méfie toujours des problèmes expliqués par une pénurie de personnel, comme ce fut le cas dans la santé.

Rendre les pénuries coupables de tout est parfois une explication qui fait l’affaire de tous. Pour le syndicat, une pénurie signifie que vous avez le gros bout du bâton en négociation. Pour le gouvernement, la pénurie fournit une explication simple à offrir à la population pour tout ce qui ne marche pas .--- Mario Dumont

Le chiffre du jour : 315 000 $

Une infirmière qui gagne 315 000 $ pour une année, huit hôpitaux où plus de dix infirmières gagnent au-delà de 100 000 $, tout cela traduit un recours massif au temps supplémentaire. Cela indique donc encore la difficulté à gérer les effectifs infirmiers dans notre système de santé..--- Mario Dumont

(NDLR Voilà pourquoi le syndicat des infirmières exigeait que les hôpitaux mettre fin à l'embauche d'infirmières travaillant dans une agence.)

09 mai, 2013

La réflexion du jour

Je reçois régulièrement des témoignages de malades, trop patients envers un système qui les traite avec lenteur. N’est-ce pourtant pas la vitesse d’exécution qui fait la différence entre la vie et la mort? En voulez-vous des histoires de cancers décelés trop tard parce qu’il a fallu attendre des semaines pour voir un médecin de famille qui vous dirige vers un oncologue?--- Isabelle Maréchal

Le chiffre du jour : 2 heures

Près de 60 % d’entre eux (ndlr les médecins) disent que la qualité des soins s’est détériorée. Et maintenant que Québec vient de concéder la gestion de nos petits bobos aux pharmaciens, les médecins craignent de se retrouver de plus en plus avec «de gros cas».

La liste de leurs frustrations est longue. En gros, ils réclament plus de temps pour mieux nous soigner. Sans parler du fardeau administratif: deux heures par jour à remplir des formulaires, c’est illogique. La qualité propre d’un médecin est de soigner. Si on veut des pousseurs de crayons, on se trompe de spécialistes. --- Isabelle Maréchal

08 mai, 2013

La réflexion du jour

«Est-ce qu’on doit fermer une industrie pour la seule raison de ne pas gonfler les surplus et les prix d’Hydro-Québec Distribution?» s’interroge Réal Reed, retraité d’Hydro-Québec et membre du Conseil d’administration de Fondation Rivières.

«Le potentiel éolien québécois, poursuit-il, est très grand et sans comparaison avec le potentiel hydraulique, petits et grands projets confondus. Il faut se positionner en fonction de l’avenir. Conservons intacte cette filière. Ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain.» --- Michel Morin

(NDLR Je suis d'accord avec monsieur Reed, mais finançons les projets avec l'argent des retraités d'Hydro-Québec.)

Le chiffre du jour : 700 MW

Industriels et écologistes serrent les rangs pour presser le gouvernement Marois d’aller rapidement de l’avant avec un nouvel appel d’offres de 700 MW de puissance éolienne, alors qu’on se demande de plus en plus si le Québec a vraiment besoin de plus d’énergie.--- Michel Morin

07 mai, 2013

La réflexion du jour

Près de la moitié du revenu des ménages canadiens fini avalé par les gouvernements.

C'est ce qui ressort d'une étude de l’Institut Fraser. Les ménages canadiens consacrent plus d’argent aux paiements de taxes et d’impôts qu’à celui des besoins essentiels, comme la nourriture, les vêtements et le logement.--- David Descôteaux

Le chiffre du jour : 31 615 $ c. 27347 $

Une famille moyenne consacre 42,7 % de son revenu aux taxes et aux impôts des trois paliers de gouvernement, fédéral, provincial et municipal. Pour une famille gagnant 74 113 $, c'est 31 615 $... Contre 27 347 $ qui vont pour la nourriture, les vêtements et le logement.--- David Descôteaux

06 mai, 2013

Retraite : il est minuit moins une

On peut reprocher beaucoup de choses au maire Labeaume, mais il est présentement le seul politicien prêt à se battre pour réduire le fossé économique qui sépare les travailleurs du secteur public de ceux du secteur privé.

La situation est intenable et ne peut que dégénérer au fil du temps. Dans un avenir plus ou moins rapproché, il est certain que la majorité des travailleurs n’accepteront plus de payer des bénéfices de retraite aux fonctionnaires, alors qu’eux-mêmes seront condamnés à la pauvreté. Nous ne pouvons mesurer l’ampleur des dommages qui en découleront si rien n’est fait rapidement.

Malheureusement, le balancier est déjà allé trop loin et plus on attend, plus il s’éloignera du centre. Lorsqu’il retombera, il s'éloignera aussi très loin du centre, mais en direction opposée. Il ne tient qu’à nous d’éviter la catastrophe en agissant maintenant. Comment? En votant pour des politiciens de la catégorie des Labeaume.

Mario Dumont en discute avec le maire Labeaume




(Voir aussi le texte du JdM)

La réflexion du jour

De toute évidence, la stratégie adoptée au Québec semble aller à contre-courant de ce qu'on observe sur la scène internationale. D'autant plus qu'elle s'avère peu efficace, puisque la performance économique a été plutôt décevante au cours des trente dernières années. À la lumière de ces résultats, il semble que, au Québec, une sérieuse remise en question de l'aide aux entreprises s'impose. Il apparaît très clairement qu'une réduction du fardeau fiscal de l'ensemble des entreprises (notamment les taxes sur la masse salariale) financée à même la réduction de l'aide aux entreprises profiterait à chacune d'elles et pourrait contribuer à la croissance de la productivité et du niveau de vie au Québec.--- Robert Gagné

Le chiffre du jour : 26 %

Le fardeau fiscal des entreprises québécoises s'avère donc environ 26 % plus élevé que la moyenne observée au Canada et en Ontario. Par rapport aux États-Unis, la voracité du gouvernement du Québec en matière de fiscalité est encore plus importante : elle est près de 100 % supérieure à celle des entreprises américaines.---Robert Gagné

04 mai, 2013

La réflexion du jour

Bien qu'il dépense beaucoup plus en soins de santé que ne le font le reste du Canada et les pays les plus efficaces de ce domaine, le Québec offre moins de services et dispose de moins de médecins et d'équipement. Dévoilé dans le rapport «Productivité et prospérité au Québec - Bilan 2012», ce constat a de quoi alimenter plusieurs débats.---Robert Gagné

Le chiffre du jour : 4 881 $

Pour ce faire, nous avons procédé à une analyse comparative des meilleures pratiques de gestion de la santé dans six pays - Danemark, Finlande, Norvège, Pays-Bas, Suède, Royaume-Uni - reconnus pour leurs performances économiques plutôt remarquables. Premier constat : bien que la plupart de ces États consacrent moins de ressources que le Québec aux soins de santé, tous ont des services de meilleure qualité.

Plus spécifiquement, l'étude révèle qu'en 2009, le Québec dépensait 4 881 $ par habitant en services de santé, soit environ 530 $ de plus que le Danemark, 1 160 $ de plus que la Suède, 1 400 $ de plus que le Royaume-Uni et 1 650 $ de plus que la Finlande.---Robert Gagné

03 mai, 2013

La dette, un cancer qui menace la survie du Québec

La plupart des intellectuels de gauche, en première ligne Paul Krugman, prétendent que les programmes d’austérité pour juguler la dette publique sont néfastes et inutiles.

L’augmentation sans contrôle de la dette publique est un cancer qui, à terme, tue l’économie.  L’austérité et le déficit zéro sont des traitements incontournables pour guérir le cancer de la dette publique, comme la chimiothérapie et la radiothérapie sont des passages incontournables pour guérir un cancer. Ceux qui prétendent le contraire sont des charlatans du même acabit que les gourous qui prétendent que la pensée positive peut guérir un cancer

Le poids de la dette publique paralyse la France tout comme le Québec. Philippe Dessertine compare la dette publique à un cancer généralisé et l'austérité à sa chimiothérapie

La réflexion du jour

Si le Québec aspire à accroître sa performance dans le secteur des transports, il nous semble essentiel de séparer la fonction d'acheteur de celle de fournisseur.--- Robert Gagné

Le chiffre du jour : 25 %

Dans les années 1990, en réaction à un besoin croissant de financement du secteur des transports, les Scandinaves ont été parmi les premiers à réformer leur régime institutionnel. Ainsi, la plupart des municipalités ont cherché à «acheter» les services de transport collectif auprès d'entreprises privées plutôt que de les dispenser directement. Aujourd'hui, les organismes de transport public élaborent des contrats et choisissent les sous-traitants à l'issue d'appels d'offres.

Ainsi, de 1990 à 1998 par exemple, la Suède a réussi à diminuer ses dépenses de 25 %. En Finlande, les économies réalisées se sont répercutées sur les tarifs : l'abonnement mensuel est passé de 62,2 euros en 1994 à 54,6 euros en 1997.--- Robert Gagné

02 mai, 2013

La réflexion du jour

Même si les libéraux s’étaient engagés à réduire la taille de l’État à leur arrivée au pouvoir, en 2003, le nombre de fonctionnaires a augmenté au cours de leurs trois mandats successifs.--- Agence QMI

(NDLR L'engagement d'un politicien cela a la même valeur que les promesses d'un ivrogne.)

Le chiffre du jour : 6 000

De son côté, la Coalition avenir Québec fait remarquer que le nombre d’organismes gouvernementaux est passé de 275 en 2003, à 495 en 2011.
........
La taille de l’État ne semble pas sur le point de diminuer. Des sources ont indiqué à «TVA Nouvelles» que le gouvernement Marois s’apprêterait à combler 6000 postes dans la fonction publique pour pallier la perte d’expertise au sein de ses différents ministères. --- Agence QMI

01 mai, 2013

BDEQ : une autre "patente à gosses"

La création de la Banque de développement économique du Québec est une autre patente à gosses qui va coûter des millions aux contribuables.

Pour le PQ la solution à tous les problèmes réside dans la création de structures étatiques toujours plus grosses. Si un programme ne fonctionne pas, ce n’est pas parce qu’il est inutile ou qu’il est mal conçu, mais parce que l’organisation responsable de sa gestion est trop petite. Alors, il suffit de la faire grossir jusqu’à ce que les problèmes soient camouflés par la structure.

Investissement Québec (IQ) n’a pas encore digéré la fusion de la SGF et voilà que la BDEQ, une nouvelle structure, doit avaler l’IQ et la SGF. Mais ce n’est pas tout, la BDEQ doit aussi avaler Capital émergence Québec, Ressources Québec et les Centres locaux de développement (CLD). Il en existe 120 à travers le Québec. Présentement les CLD relèvent des Conférences régionales des élus (CRÉ) qui ne voient pas d’un bon œil cette nouvelle structure centralisée et dirigée de Québec. Ils craignent, avec raison, des interventions politiques à des fins électoralistes.

La BDEQ regroupera des professionnels en provenance d’IQ, de la SGF, de Développement économique Québec, Ressources Québec et de Capital Émergence Québec. IQ a avalé la SGF en avril 2011, mais n’a pas encore  complété l’intégration des divers professionnels. À ce rythme, il faudra au moins dix ans pour compléter l’harmonisation de ces nombreuses structures. À moins bien sûr de négocier une nouvelle convention collective qui regroupe toutes les clauses les plus avantageuses de chacune des conventions collectives existantes, comme ce fut le cas lors des fusions municipales.

Je suis prêt à gager un petit vingt que, contrairement aux promesses des politiciens, les coûts de gestion de la BDEQ seront largement plus élevés que la somme des coûts des différentes entités avalées par la BDEQ.

 (Voir le texte de David Descôteaux)

La réflexion du jour

Voilà déjà une situation absurde: est-il normal que le ministère (ndlr de la Santé et des Services Sociaux) lui-même ne fasse pas annuellement un portrait des cas-problèmes pour mettre en place les digues aux bons endroits pour empêcher l’argent de couler? Pour mettre en place les corrections appropriées, il faut connaître la nature des problèmes. Ce ministère doit faire ses vérifications à l’interne et non attendre après les journalistes.--- Mario Dumont

Le chiffre du jour : 536 M$

Finalement, le montant d’argent dont il est question a de quoi choquer: 536 millions $, plus d’un demi-milliard! On ne parle pas de peccadilles. Ce sont les impôts payés par les autres qui travaillent que le gouvernement a le devoir de gérer avec diligence. Il faut même ajouter que nous en sommes à couper certaines clientèles à l’aide sociale. On peut imaginer que la personne de 57 ans qui va voir son chèque amputé aurait raison de rager en voyant que des dizaines de millions sont versés illégalement à des gens qui ne le méritent pas.--- Mario Dumont