Le Québec s'endette au rythme de 19 millions $ par jour.

_______________________________________________________________________

Vaut mieux en rire!

La différence entre les oiseaux et les hommes politiques, c'est que les oiseaux s'arrêtent par moments de voler --- Coluche

________________________________________________________________________

30 décembre, 2014

La réflexion du jour

Les administrations publiques vivent dans un univers détaché de la réalité, loin du sol, dans une montgolfière insouciante où le fric est dépensé à gogo parce que c’est le fric de tout le monde... L’État, c’est une grosse commission scolaire qui change ses meubles pendant qu’on impose des compressions budgétaires, même aux enfants en difficulté.--- Michel Hébert

29 décembre, 2014

La réflexion du jour

«Est-ce que c'est normal de remplir un formulaire pour faire réparer un écran d'ordinateur et d'attendre deux semaines parce que le technicien de la commission scolaire est occupé ailleurs? Est-ce que c'est normal que dans une école secondaire de 2000 élèves, il y ait un psychologue pendant seulement trois jours? Est-ce que c'est normal que la direction d'école n'ait pas 200 $ à donner à une enseignante qui veut faire un projet spécial pour Noël?»---- Lorraine Normand-Charbonneau, Présidente de la FQDE

27 décembre, 2014

La réflexion du jour

Le coût des libérations syndicales dans l’ensemble de l’appareil de l’État est astronomique. Cette représentation est devenue une industrie dans le secteur public. La libération syndicale est un plan de carrière pour plusieurs.--- Jean-Jacques Samson

24 décembre, 2014

Joyeux Noël

Joyeux Noël à celles et ceux qui militent en faveur de moins d'État et plus de liberté.


La réflexion du jour

Triste pour les gens qui rendent des services directs à la population, c'est vrai. Mais cela dit, considérant le contexte économique difficile, il leur sera très difficile de ne pas au moins être heureux des conditions que leur offre l'ensemble des Québécois. Pour le reste, il faudra en parler avec leurs syndicats. Les mêmes qui prônent l'uniformité, l'égalité, le nivellement vers le bas, et tout le reste. Pour eux, sachez-le, c'est le nombre qui compte. Le nombre... et les cotisations syndicales qui en découlent. À ce compte-là, ils n'ont pas trop à se plaindre eux non plus.--- Joanne Marcotte

23 décembre, 2014

La réflexion du jour

Donc, pas de gaz de schiste, pas de port pétrolier, pas de nouveaux barrages, pas d’oléoduc.

Mais pas d’austérité, pas de compression dans les programmes sociaux, pas d’amincissement de la taille de l’État et pas de réduction des dépenses.

C’est ce qu’on appelle «la solution Québec».--- Richard Martineau

22 décembre, 2014

Les charges sociales asphyxient l’économie française

En France, la part qu'il reste dans la poche du salarié par rapport à ce qu'il coûte à son employeur est extrêmement faible à cause des charges étatiques qui sont la cause d'un écart très important entre le super-brut et le net.

Le taux de confiscation de l'État qui fait la redistribution à la place de l'économie de marché est l'un des maux endémiques de l'économie française. Les gens qui lisent leur fiche de paie savent ce que fausse gratuité veut dire.

Dans une moindre mesure, les charges sociales étouffent aussi l’économie québécoise. Heureusement, l’environnement économique canadien et nord-américain impose un minimum de retenue.

Bruno Vanryb.


La réflexion du jour

Le revenu réel a ainsi diminué au Québec par rapport à 2012. Cette perte de pouvoir d'achat s'explique notamment par les hausses plus rapides des impôts directs et des cotisations aux régimes d'assurance sociale que celle des revenus et des transferts sociaux.

Le Québec se classe au 12e rang - seule l'Île-du-Prince-Édouard arrive derrière (26 439 $) - parmi les provinces et les territoires canadiens en matière de revenu disponible par habitant. La moyenne des Québécois vit avec un revenu disponible 26 774 $ par année alors que la moyenne des Canadiens dispose de 30 746 $ annuellement.--- Radio-Canada

20 décembre, 2014

La réflexion du jour

Nous n’avons tout simplement plus les moyens de donner à tous les employés la continuité de tous les bénéfices passés plus deux ou trois pour cent d’augmentation. Et même si nous en avions les moyens, il s’agirait d’une lâcheté irrespectueuse de ceux qui paient les impôts.--- Mario Dumont

19 décembre, 2014

Le monopole du taxi ne résistera pas à l’assaut d’Uber

Le ministre Poëti et le maire Coderre s’entendent comme larron en foire pour tuer dans l’œuf le service de covoiturage UberX. Je crois qu’ils devraient y penser à deux fois. Les usagers pourraient bien leur en faire payer le prix aux urnes, car le service est très populaire.

Voici comment fonctionne le service de taxi à Montréal : je me pointe sur la rue et j’espère qu’un taxi arrivera rapidement. S’il pleut ou neige, mes chances sont nulles. J’espère que le chauffeur ne sera pas désagréable si la course est trop courte, trop longue ou dans la mauvaise direction. Je dois lui expliquer le chemin dans les moindres détails. Si je suis chanceux, l’auto sera en bonne condition et ne sentira pas la cigarette ou le vomit. Dans tous les cas, il s’attend à un généreux pourboire. Il compte là-dessus pour boucler ses fins de moi.

Maintenant, voici comment fonctionne le service de taxi Uber : j’ouvre mon téléphone, j’actionne un bouton et mon téléphone s’occupe du reste. J’obtiens l’emplacement de la voiture la plus près, le nom et la photo du chauffeur, le délai approximatif, les commentaires des clients et combien coûtera la course incluant le pourboire. Le conducteur est courtois et l’auto est impeccable. Les frais de la course sont automatiquement débités à ma carte de crédit.

Sans surprise, l’industrie du taxi crie au scandale, à l’injustice et demande aux politiciens d’intervenir pour protéger leur monopole. Depuis le 1er décembre, les propriétaires de taxis montréalais doivent payer 5$ par mois par voiture, afin d'alimenter un fonds géré par le Comité provincial de concertation et de développement de l'industrie du taxi. En février 2015, cette contribution sera réduite à 2$ par mois. Le Comité compte utiliser l'argent récolté auprès des propriétaires de taxi pour faire peur aux utilisateurs d’Uber. Un comité de bureaucrates aveugles qui n’ont rien vu venir.

Vraiment ces gens-là n’ont rien appris! Est-ce que les protestations et les demandes de protection de l’Union des artistes a permis de protéger l’industrie de la musique? Est-ce que les protestations des écrivains et des éditeurs a ralenti la popularité du livre électronique? Est-ce que les protestations et le lobby de l’industrie de l’hôtellerie nuisent à la croissance du très populaire service Airbnb?

De tout temps et dans tous les domaines, les meilleurs produits et services finissent toujours par triompher. La technologie qu’utilise Uber est bien supérieure à celle de l’industrie du taxi et le service est très populaire. Dans le mode de covoiturage (UberX) les frais sont de 20 % à 30 % moins chers que le taxi. Le modèle d’affaire du taxi montréalais qui dépend de la réglementation pour protéger son monopole est condamné à disparaître. Il a fait son temps.

La stratégie du Comité provincial de concertation et de développement de l’industrie du taxi qui consiste à taxer les chauffeurs pour financer une campagne de peur est vouée à l’échec. Les chauffeurs s’opposent à cette cotisation. Ils doivent déjà trimer 12 heures par jour pour un salaire minable. La dernière chose dont ils ont besoin est une ponction additionnelle, si minime soit-elle. Une campagne de peur sera peu crédible compte tenu de l’état plutôt délabré des chauffeurs et des voitures de taxi. Si je me fie à l’adage : parlez-en en bien, parlez-en en mal, mais parlez-en, cette campagne profitera surtout à Uber. Rappelez-vous la grève des taxis en Europe. Les inscriptions au service Uber ont explosé.

Le lobby de l’industrie n’aura pas plus de succès auprès des politiciens. La popularité du service les rend particulièrement frileux à l’idée de favoriser l’industrie du taxi. Les autorités de la ville d’Ottawa tentent d’enrayer l’application covoiturage en imposant des amendes salées aux participants (845 $). Ce stratège peut ralentir la croissance du service, mais c’est une bataille d’arrière-garde qui, compte tenu de sa popularité, risque de coûter cher aux élus municipaux. D’ailleurs, le maire de Toronto, John Tory, l’a bien compris. Il a invité ses confrères à éviter la judiciarisation du dossier.
Les autorités fédérales sont plus pragmatiques. L’Agence fédérale chargée de promouvoir la concurrence s’est prononcée en faveur du service Uber. Elle propose même aux élus de favoriser l’essor du covoiturage pour le plus grand bien des consommateurs.

Je conçois facilement la détresse des propriétaires de taxis qui ont payé 200 000 $ pour acquérir une licence qui demain ne vaudra rien. C’est à ce problème qu’il faut s’attaquer. D’ailleurs, la publication de l’IÉDM, Les applications de covoiturage commercial et l'avenir du transport urbain, offre des pistes de solutions intéressantes à ce problème. Le dragon, Alexandre Taillefer, propose une autre solution.


Je vous propose de visionner l’excellente entrevue avec Jasmin Guénette, vice-président de l'Institut économique de Montréal, à propos des applications de covoiturage et des solutions possibles pour compenser les chauffeurs de taxi propriétaires de leurs permis, diffusé le 21 novembre 2014 sur les ondes du canal Argent.

La réflexion du jour

Les mouvements migratoires sont principalement motivés par des considérations d’ordre économique et politique, tandis que les raisons familiales et personnelles sont marginales. L’exode des Québécois vers le reste du Canada trahit donc leur mécontentement face au contexte économique actuel et leur scepticisme quant aux perspectives d’avenir. C’est un symptôme irréfragable de l’échec relatif de notre social-démocratie.--- Nathalie Elgrably-Lévy

18 décembre, 2014

La réflexion du jour

On sait que, sur le plan législatif, les villes sont coincées. Le processus d’arbitrage est biaisé, favorable aux syndicats, et le pouvoir politique légitime est neutralisé par les similis juges de la Commission des relations de travail. Les élus municipaux ont longtemps abdiqué devant l’adversité syndicale et les fonctionnaires municipaux ont donc multiplié les victoires faciles.--- Michel Hébert

17 décembre, 2014

Pour une fois il serait utile d’imiter la France

Les patrons manifestent devant Bercy leur ras-le-bol fiscal et administratif. Ils sont écrasés par les taxes, charges et règlements, sans visibilité à terme pour leurs entreprises.
Nicolas Doze revient sur les phobies fiscales et administratives des chefs d'entreprise français.


La réflexion du jour

«L’homme de la rue, fort de son bon sens, et qui, dès à présent, peut sentir à des lieues à ronde l’odeur des exagérations d’une campagne environnementaliste, commence à entrevoir que c’est la politique, et non la science, qui pilote cette affaire.» --- Paltridge via Jacques Brassard

16 décembre, 2014

La réflexion du jour

Hélas! Au Québec, on imite les pires travers de la France: la centralisation toute jacobine, cette manie de régenter d'en haut, et dans les plus petits détails, les moindres activités citoyennes. --- Lysiane Gagnon

15 décembre, 2014

Allemagne 1, Québec 0, France -1

Pendant que les politiciens français se disputent pour savoir si il faut interdire ou non les feux de cheminée, Angela Merkel a un taux de popularité de 67% dans son pays. Elle est la preuve qu'on peut mener une politique courageuse tout en restant populaire. Les couards qui dirigent la France devraient s'en inspirer.

Lors de son discours, Angela Merkel a déclaré "Nous avons fini de vivre à crédit, car nous pensons à nos enfants et à nos grands enfants."

Marc Fiorentino.


La réflexion du jour

Les agences de crédit nous ont à l’œil et la dette publique est élevée. L’élastique fiscal est étiré au maximum. Il faudra bien qu’un jour la solution passe par une saine gestion des affaires de l’État.--- Jean-Denis Garon

13 décembre, 2014

La réflexion du jour

Alors qu’au gouvernement, le Conseil du Trésor faisait le tour pour chercher à couper, la Culture roulait à contresens sur l’autoroute et donnait une subvention supplémentaire de 215 000 $ non récurrente «pour soutenir le Grand Rire de Québec»! ........

Tenez-vous le pour dit: le gros de l’effort, c’est nous qui allons l’assumer.

La Culture est une impénétrable forteresse, avec ses grands prêtres prêts à surgir à la moindre secousse.--- Dominic Maurais

12 décembre, 2014

Les contribuables, un réservoir inépuisable

Depuis son élection, le gouvernement Couillard nous promet que nous devrons tous contribuer à l’effort pour atteindre le déficit zéro.

Jusqu’à présent, quel a été l’effort demandé aux contribuables?

Les frais de garderie augmenteront  graduellement de 7,30 $ à 20 $ par jour pour une famille gagnant 155 000 $ brut.

Le gouvernement pelte une partie du déficit dans la cour des commissions scolaires. Donc, comme ce fut le cas suite au budget Marceau, les taxes scolaires augmenteront pour compenser.

Le gouvernement pelte une autre partie de son déficit dans la cour des municipalités. Donc les taxes foncières vont immanquablement augmenter pour compenser le manque à gagner.

Comme si cela n’était pas suffisant, le gouvernement pelte une autre partie de son déficit dans la cour des banques et des compagnies d’assurance. Celles-ci s’empresseront de refiler ces nouvelles taxes aux clients, aux employés et aux actionnaires.

En avril dernier, les tarifs d’Hydro-Québec ont augmenté de 4,3 % et Hydro demande une autre augmentation de 3,9 % effective en avril 2015. C’est plus de deux fois le taux d’inflation. Ces augmentations sont nécessaires pour majorer les dividendes qu’Hydro verse au gouvernement. Les dividendes d’Hydro sont donc une taxe déguisée.

Les taxes sur l’essence augmenteront de 2¢ à 3¢ le litre en janvier 2015.

Les frais d’immatriculation et d’assurance augmenteront aussi en 2015.

Le crédit d’impôt pour cotisations syndicales et professionnelles passe de 20 % à 10 %. Donc les cotisations nettes de la plupart des travailleurs augmenteront proportionnellement.

Enfin, tous les tarifs des services gouvernementaux et paragouvernementaux augmenteront au rythme du taux d’inflation.

Et c’est sans compter que les prix de la SAQ seront aussi majorés pour satisfaire l’accroissement du dividende exigé par le gouvernement. Une autre taxe déguisée.

Par contre, quel est l’effort de réduction des dépenses du gouvernement?

Une réduction de 20 % des crédits d’impôt à certaines entreprises.

Le projet de loi 3 adopté le 4 décembre 2014 attribue une plus grande portion des déficits accumulés par les fonds de pension des fonctionnaires municipaux aux cotisants.

Pour le reste, on nous a fait des promesses, mais ce n’est que ça, des promesses.

Après le sapin qu’on s’est fait passer par le ministre du bonheur, Raymond Bachand, je vais retenir mes applaudissements. Il nous avait alors promis que le gouvernement ferait 62 % de l’effort pour atteindre le déficit zéro. Alors que les contribuables subissaient des augmentations d’impôts, de taxes et de tarifs, les dépenses de l’État ont continué de croître comme si de rien n’était. Le gouvernement Couillard semble plus ferme dans ses intentions de faire le ménage dans les finances publiques, mais j’attends de voir les résultats avant de me réjouir.

D’ailleurs, il n’a jamais été question de réduire les dépenses de l’État comme ce fut le cas en Espagne et en Grèce. Dans le meilleur des cas, ces promesses réduiront le rythme de croissance des dépenses publiques. Alors, les hystériques socialo-syndical devraient se garder une petite gêne.

Le gouvernement libéral soutient que les mesures d’austérité mises en place pour éliminer le déficit touchent davantage l’appareil de l’État que les contribuables. Selon le gouvernement les particuliers assumeront seulement 8% des compressions. Non seulement on fouille à deux mains dans nos poches, mais en plus on nous prend pour des idiots. Jusqu’à présent l’effort demandé aux contribuables oscille entre 1,5 et 2 milliards de dollars. Les réductions de dépenses, pas les promesses, représentent tout au plus quelques centaines de millions.

Les ministres Leitao et Coiteux sont les dignes disciples de Mazarin et Colbert, ministre et premier ministre au 17e siècle :

Colbert : Pour trouver de l'argent, il arrive un moment où tripoter ne suffit plus. J'aimerais que Monsieur le Surintendant m'explique comment on s'y prend pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu'au cou.
Mazarin: Quand on est un simple mortel, bien sûr, et qu'on est couvert de dettes, on va en prison. Mais l'État, lui, c'est différent. On ne peut pas jeter l'État en prison. Alors, il continue, il creuse la dette ! Tous les États font ça.
Colbert : Ah oui ? Vous croyez ? Cependant, il nous faut de l'argent. Et comment en trouver quand on a déjà créé tous les impôts imaginables.
Mazarin : On en crée d'autres.
Colbert : Nous ne pouvons pas taxer les pauvres plus qu'ils ne le sont déjà.
Mazarin : Oui, c’est impossible.
Colbert: Alors, les riches ?
Mazarin: Les riches, non plus. Ils ne dépenseraient plus. Un riche qui dépense fait vivre des centaines de pauvres.
Colbert : Alors, comment fait-on ?
Mazarin: Colbert, tu raisonnes comme un pot de chambre sous le derrière d'un malade ! Il y a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres, ni riches. Des Français qui travaillent, rêvant d'être riches et redoutant d'être pauvres ! C'est ceux-là que nous devons taxer, encore plus, toujours plus ! Ceux-là ! Plus tu leur prends, plus ils travaillent pour compenser. C'est un réservoir inépuisable.


Ce discours aurait très bien pu être celui de Leitao et Coiteux.

La réflexion du jour

À l'instar de plusieurs de mes concitoyens qui en ont marre de financer contre leur gré cet État tentaculaire qu'est le nôtre, je reconnais d'emblée que le gouvernement du Québec doit faire le ménage, mais il doit aussi le faire dans ses propres rangs, dans ses propres structures, dans ses propres programmes.--- Sébastien St-François

11 décembre, 2014

La réflexion du jour

Si gaspiller de l’argent est une vertu, alors continuons à subventionner les voitures électriques. Autrement, revenons sur terre et faisons quelques chose d’utile avec les moyens à notre disposition au lieu de poursuivre ce mirage pour pouvoir se prétendre verts et vertueux.--- Michel Kelly-Gagnon

10 décembre, 2014

Mise à jour budgétaire : augmentations et promesses

Il existe deux aspects à la mise à jour budgétaire : les augmentations d’impôts, de taxes et de tarifs et les promesses de réductions des dépenses. Nous sommes assurés de subir les premières, mais les promesses ne sont que ça, des promesses. Si les lobbys sont trop menaçants, si l’économie s’améliore, si, si, si…., les promesses demeureront des promesses vite oubliées.

Commentaires de Mario Dumont et Jean Lapierre suivant la mise à jour économique du gouvernement Couillard. Émission du mercredi 3 décembre 2014.


La réflexion du jour

Dans quatre ans, lors de l’exercice 2018-19, c’est une somme supplémentaire de 14,2 milliards de dollars que nous verserons dans les goussets de l’État québécois. Vous avez bien lu: quatorze milliards de plus que lors du dernier exercice financier péquiste de 2013-14. Cela représente une hausse de 20,5 % en l’espace de cinq années.---Michel Girard

09 décembre, 2014

La réflexion du jour

L’absurdité est d’avoir créé dans une petite société comme la nôtre des structures technocratiques qui nous empêchent de contrôler la qualité de notre enseignement public. Ce qui expliquerait aussi la tendance à rabaisser les exigences requises de nos étudiants pour être diplômés.--- Denise Bombardier

08 décembre, 2014

France 1, Québec 0

Les Français ont compris ce que les Québécois semblent incapables de comprendre.

La plupart des Français commence à comprendre que c'est l'entreprise qui crée de l'activité, donc des emplois et ils soutiennent le mouvement de contestation des chefs d'entreprise contre le gouvernement. Les Français commencent à ne plus vouloir se faire pigeonner par les politiciens, ils veulent également une baisse de cette trop lourde dépense publique qui asphyxie l'économie française. 

Ces Français qui veulent réduire l'incroyable fossé entre leur salaire complet et  ce qu'il leur reste une fois celui-ci amputé des charges de l'État.

Une économie libérale n'a jamais été tentée en France, les Français commencent à se dire que c'est peut-être le moment.

Nicolas Doze.


La réflexion du jour

Le Québec, poussé par les lobbys de la pensée magique, luttera quand même de tout son petit cœur, et avec son petit portefeuille, contre le réchauffement climatique.

Ça coûtera deux sous de plus le litre, à partir du 1er janvier 2015. Bonne Année grand nez! Ces temps-ci, ça coûte moins cher que d’habitude et l’écotaxe passera inaperçue. Sauf à Montréal où l’essence coûte toujours presque aussi cher que le lait...--- Michel Hébert

06 décembre, 2014

La réflexion du jour

Il semble impossible de réduire les dépenses des gouvernements sans automatiquement sabrer dans les services à la population.

Pourquoi?

Parce que les conventions collectives en place ne laissent aucune place à la recherche d’efficacité, d’innovation, ou d’ajustements stratégiques lorsque les conditions économiques changeantes l’exigent.--- Benoît Aubin

05 décembre, 2014

Premier rapport de la Commission permanente de révision des programmes, la pointe de l’iceberg

Je savais que les finances publiques étaient mal gérées, mais j’étais loin de m’imaginer ce qui en est en réalité. En quelques semaines seulement la Commission permanente de révision des programmes a trouvé 2,3 milliards de dollars gaspillés annuellement. Si cinq commissaires, secondés par une douzaine de consultants et d’assistants peuvent trouver 2,3 milliards de gaspillages en quelques semaines de travail, sans même regarder les mastodontes de la santé et de l’éducation, imaginé l’ampleur réelle du problème.

Il y a tellement de programmes que personne ne sait exactement combien il y en a, à quoi ils servent et encore moins quels sont les chevauchements et les dédoublements entre les ministères et les organismes gouvernementaux. Des milliers de fonctionnaires travaillent sans relâche à gérer tous ces programmes sans se préoccuper de savoir s’ils servent à quelque chose, mais tout en s’assurant de protéger la chasse gardée de leur ministère ou organisme. C’est la tour de Babel à la sauce québécoise.

Dans ce premier rapport, la Commission a concentré ses efforts sur trois domaines en particulier : les transferts aux municipalités, les coûts du régime de garderies subventionnées et les subventions au régime de l’assurance stabilisation des agriculteurs.

Depuis dix ans le taux de croissance annuelle des dépenses municipales atteint près de 6 %. Plus du double de la somme de la croissance de la population et de l’inflation. Les fonctionnaires municipaux gagnent, incluant les avantages sociaux, 38 % de plus que les fonctionnaires provinciaux. Bien entendu, la comparaison aux employés des entreprises privées serait encore plus odieuse.

Mais pourquoi en serait-il autrement? Depuis 40 ans les élus municipaux achètent la paix syndicale en leur accordant le beurre et l’argent du beurre. Ensuite, ils vont pleurer à Québec pour renflouer les coffres de la ville en menaçant les élus d’augmenter les impôts fonciers et de les en blâmer s’ils refusent.  Il est vrai que la manie de Québec d’infantiliser les élus municipaux leur fournit une belle excuse. Mais, quelles que soient les raisons de ce fiasco, il est urgent de renverser la vapeur.

Les services de garde subventionnés sont devenus un puits sans fond.  Entre 2003-2004 et 2014-2015, la subvention gouvernementale aux services de garde  est passée de 1,3 milliard de dollars à 2,4 milliards de dollars, une augmentation de près de 80 %. Le coût moyen pondéré d’une place de garde subventionnée est passé de 36 $ par jour à près de 47 $ par jour, une hausse de près de 30 %, bien au-delà de l’inflation.

Mais le pire c’est qu’en maintenant les tarifs bas, le Québec se prive de 150 millions de transferts du gouvernement fédéral. C’est  irresponsable. Pour récupérer cet argent, il faudrait augmenter les tarifs à 35 $ par jour. À première vue cette augmentation peut paraître drastique, mais la plupart des familles y gagneraient. Les réductions et les crédits d’impôt leur permettraient de récupérer plus que la différence entre le tarif actuel et le tarif proposé.  Malheureusement, le gouvernement Couillard a manqué de courage et a préféré moduler les tarifs et les limiter à un maximum de 20 $ par jour. Résultat : le Québec perd 130 millions de transferts fédéraux. Il fallait seulement se pencher un peu pour les ramasser. Mais que voulez-vous la politique a ses raisons que la raison ne peut pas comprendre.

Les commissaires concluent que l’aide gouvernementale aux agriculteurs est trop généreuse. En pourcentage des recettes monétaires, elle est de 38 % supérieure à celle de l’Union européenne, de 36 % supérieure à celle des pays de l’OCDE, trois fois plus élevée qu’aux États-Unis et deux fois plus élevée que dans les autres provinces canadiennes. La Commission recommande donc de réduire de 300 millions de dollars les subventions à la Financière agricole.

De plus, ce programme a des effets pervers dommageables pour l’industrie agricole. Les entreprises rentables reçoivent une compensation supérieure à leur déficit réel, alors que la compensation est insuffisante pour les entreprises qui en ont vraiment besoin. Pire, plusieurs agriculteurs ne gèrent plus en fonction de l’amélioration de leur productivité, mais en fonction des critères du Programme d’assurance stabilisation.

Enfin, selon la Commission, il serait possible de réduire de dix milliards de dollars les dépenses de l’État simplement en ramenant les dépenses du Québec au même niveau que celui de l’Ontario. Pourquoi avons-nous plus de programmes, plus de fonctionnaires, plus de politiciens, plus de maires que les Ontariens? Sommes-nous mieux servis? Jouissons-nous d’une qualité de vie supérieure? À bien des égards, c’est plutôt le contraire.


Dix milliards,  c’est certainement un minimum, car l’État ontarien n’est pas particulièrement efficace dans sa gestion des fonds publics.

La réflexion du jour

Où se cache la fameuse austérité si le nombre de fonctionnaires augmente, si les dépenses de l’État continuent de croître et que la dette publique enfle continuellement ?--- Pierre Duhamel

04 décembre, 2014

La réflexion du jour

L'État québécois est trop gros, trop interventionniste et trop gourmand. De nouvelles solutions doivent être envisagées, car le Québécois moyen étouffe, l'économie québécoise souffre et le Québec sombre. L'État providence agonise et une nouvelle génération d'acteurs politiques prêts à mettre fin à ses souffrances se fait cruellement attendre.--- Sébastien St-François

03 décembre, 2014

Le premier rapport de la Commission Robillard

Mario Dumont et Jean Lapierre discutent du 1er rapport de la Commission Robillard, de la réaction gouvernementale et de celle des lobbies.


La réflexion du jour

Cachée derrière la néanmoins nécessaire séparation entre le politique et l’administration, mais surtout protégée par des conventions collectives aussi blindées qu’hallucinantes, la bureaucratie agit en toute opacité et en quasi impunité. La pire sanction en bureaucratie, c’est la tablette. À moins de tuer un ministre avec un pic à glace devant des caméras de télévision, les risques de congédiement sont quasi inexistants.--- Lise Ravary

02 décembre, 2014

La réflexion du jour

Passant d’une boîte vocale à une adjointe, on finit par aboutir au mauvais intervenant dans le mauvais département. Les parents finissent avec l’impression que la commission scolaire, comme bien d’autres bureaucraties, est bâtie de façon à ce que personne ne soit trop clairement responsable de quoi que ce soit.--- Mario Dumont

01 décembre, 2014

Le GIEC, un organisme politique

Si on compte le nombre de faussetés véhiculées par le GIEC, il devient évident que cet organisme n’a rien de scientifique.

Pour la première fois, des chercheurs ont mesuré l'épaisseur de la glace en Antarctique et contrairement à ce que dit le GIEC, la glace ne fond pas, au contraire, elle est plus épaisse que toutes les estimations.


La réflexion du jour

Quoi qu’il en soit, les pertes de Loto-Québec et de la SAQ nous enseignent que les monopoles d’État doivent ou s’abstenir ou être très parcimonieux dans leurs investissements à l’étranger. Certes, ils ont un savoir-faire, mais ils ne sont pas rompus aux pratiques de la concurrence.--- Francis Vailles

29 novembre, 2014

La réflexion du jour

On peut sourire et applaudir le maire Coderre pour avoir mis un terme à cette histoire ridicule. Le boulevard Saint-Laurent aura de belles couleurs à temps pour la période des fêtes et les citoyens en seront ravis. Mais il faudra bien qu’on se penche, à la ville, sur ces petites dérives de gestion au quotidien. Sinon, tôt ou tard, c’est le retour du cynisme et du désabusement qu’il faudra gérer. --- René Vézina

28 novembre, 2014

La gestion de l’offre, un régime d’une autre époque

La question du régime de la gestion de l’offre, qui réglemente, entre autres, l’industrie laitière québécoise, est soulevée à chaque négociation d’un traité de libre-échange.

Les négociations en vue de la création du Partenariat transpacifique, qui regroupera une douzaine de pays dont l’Australie et la Nouvelle-Zélande, le premier exportateur mondial de produits laitiers ne fait pas exception.

À l’origine, ce concept a été justifié par l’argument qu’il fallait protéger les agriculteurs pour leur permettre de gagner un revenu décent. Les résultats démontrent encore une fois que les bonnes intentions ne suffisent pas.

Les forces du marché ont habilement déjoué les bonnes intentions de nos politiciens interventionnistes. Le système de quota, utilisé pour contrôler l’offre de l’industrie laitière et maintenir les prix du lait élevés, a créé une rareté artificielle et la valeur des quotas s’est emballée. Au départ, des quotas qui ne valaient rien atteignent maintenant plus de 25 000$. Un quota représente à peu près la production annuelle d’une bonne vache. Bien sûr, les agriculteurs qui ont reçu les premiers quotas se sont enrichis. Mais, ce système, en multipliant par deux et même trois le prix d’une ferme, a créé plus de problèmes qu’il n’en a résouts.

Les prix des fermes sont maintenant hors d’atteinte pour les jeunes qui désirent exploiter une ferme laitière. Donc, les petits propriétaires choisissent de vendre leur ferme à des exploitants industriels qui peuvent compter sur des économies d’échelle pour compenser les prix élevés plutôt que de la léguer à leurs enfants. Qui pourrait les en blâmer, c’est leur seul fond de retraite. Mais au bout de la ligne, les consommateurs paient trop cher leurs produits laitiers ce qui pénalise particulièrement les familles pauvres.

Malheureusement, ça ne s’arrête pas là. La gestion de l’offre équivaut à une subvention à l’industrie agricole. Bien qu’elle soit payée par les consommateurs, sous forme de prix artificiellement gonflé, ce n’en est pas moins une subvention. Alors, pour protéger les prix élevés de nos produits laitiers, le gouvernement canadien impose des tarifs à l’importation. Immanquablement, les autres pays nous demandent d’abolir les gigantesques tarifs douaniers de 200 % à 300 % que nous imposons sur les produits laitiers importés.

Les pays exportateurs répliquent en imposant des tarifs sur les produits laitiers canadiens. Ainsi, l’industrie laitière québécoise et canadienne est confinée au marché canadien, un très petit marché à l’échelle mondiale.

Dans une étude préparée par C. D. Howe, Putting the Market Back in Dairy Marketing, les auteurs Colin Busby et Daniel Schwanen recommandent que les intérêts des consommateurs soient mieux défendus, qu’un prix maximum soit imposé pour le lait et que des démarches soient entreprises pour mesurer l’efficacité des fermes et pour ouvrir de nouveaux marchés.

Les auteurs de l’étude maintiennent que le régime de la gestion de l’offre n’est plus nécessaire pour assurer des revenus raisonnables aux agriculteurs. L’emphase devrait plutôt favoriser l’amélioration de la productivité et le développement de nouveaux produits et marchés comme cela s’est produit en Nouvelle-Zélande et en Australie lorsque ces pays ont éliminé leur régime respectif de la gestion de l’offre.

La gestion de l’offre est certainement la réglementation la plus ruineuse qui soit. Il est devenu un boulet qui nuit aux agriculteurs et qui coûte une fortune aux consommateurs, pénalisant particulièrement les plus pauvres. Au lieu de nous inonder de belles paroles sur la guerre à la pauvreté, pourquoi ne pas commencer par abolir la gestion de l’offre. Les pauvres en profiteront bien davantage que tous les programmes bidon prétendant combattre la pauvreté. 

En maintenant les prix des produits laitiers artificiellement élevés, la gestion de l’offre des produits laitiers nuit aux consommateurs et aux industries agroalimentaires et de la restauration. Les seuls bénéficiaires de ce régime sont les premiers propriétaires de quotas.

Il est temps de mettre fin à ce régime d’une autre époque et permettre à nos entrepreneurs/agriculteurs de déployer leurs ailes à l’international. En prime, cela améliorerait la balance des paiements largement déficitaire du Québec.

Le témoignage de l’agriculteur français dans cette vidéo est un bel exemple de ce qui pourrait arriver à nos agriculteurs les plus dynamiques si on éliminait le régime de la gestion de l’offre.

La réflexion du jour

Le pire ennemi de Montréal, en effet, c'est trop souvent... Montréal, une pieuvre administrative dont les tentacules sont entremêlés sur une structure politique et décisionnelle déficiente qui pousse, comme un jeu de domino malsain, le principe de déresponsabilisation d'un palier à l'autre.---Vincent Marissal

27 novembre, 2014

La réflexion du jour

En fait, les pétrophobes ont déclenché une guerre contre le développement. Pour eux, la croissance économique est une malédiction. Le problème, c’est qu’ils sont seuls sur la patinoire médiatique. La classe politique et les gens d’affaires sont dans les estrades. Si les politiciens et les entrepreneurs ne sautent pas sur la glace, la pétrophobie va nous précipiter dans la décroissance.--- Jacques Brassard

26 novembre, 2014

L’État providence, source de la déresponsabilisation des individus

Responsabilisation

Si les gens sont encouragés à penser que quelqu'un d'autre se charge des risques pour eux, on les infantilise. Si on donne plus de responsabilités aux gens, ils se comportent avec plus de responsabilités.

Daniel Hannan


La réflexion du jour

Ce qui est surprenant, c'est de coupler ces résultats aux statistiques canadiennes sur l'emploi, pour vérifier s'il est vrai que c'est notre régime de garderies qui a provoqué une entrée massive des femmes sur le marché du travail. Vérification faite, c'est faux. Les femmes ont quitté le foyer dans les mêmes proportions partout ailleurs au pays, indépendamment des services de garderies en place. Et malgré la générosité du régime québécois, le Québec traîne toujours de la patte derrière l'Ontario au chapitre du travail des femmes. Or l'Ontario est la province où les garderies sont les plus chères au Canada!--- Gilbert Lavoie

25 novembre, 2014

La réflexion du jour

«Au Québec, on a une baisse des emplois, des coupes budgétaires, des hausses de taxes et de tarifs qui s’en viennent. À Ottawa: augmentation de la croissance, augmentation de l’emploi, puis des surplus budgétaires...» (Nicolas Marceau, l’ex-ministre des Finances de Pauline Marois).

Mais l’explication de la différence entre ce qui se passe sur le plan économique et budgétaire au Canada et au Québec est ailleurs.

Le gouvernement Harper a réduit la croissance des dépenses fédérales. Il n’en a pas parlé, il l’a fait.---Michel Hébert

24 novembre, 2014

Hymme à l’éolienne

L’humour sarcastique d’un poète chinois (asiatique?). Très drôle.


La réflexion du jour

Avez-vous vu un seul article de journal qui parle de postes abolis au gouvernement? Du côté d’Ottawa, il y a 26 000 personnes de moins qui travaillent pour le gouvernement fédéral depuis quatre ans, selon le Conseil du trésor. Et devinez quoi? Le gouvernement fédéral prévoit des surplus dans le prochain budget. 

Le Québec est plus endetté, plus taxé et plus bureaucratisé. La solution est-elle vraiment une autre hausse de taxe?--- Youri Chassin

22 novembre, 2014

La réflexion du jour

Parmi les provinces canadiennes, c’est au Québec que les niveaux de taxes sur la masse salariale sont globalement les plus élevées, soit environ 21 % de plus qu’en Ontario.
 .......
« Les études empiriques menées au Canada le confirment: entre 87 % et 100 % des taxes sur la masse salariale finissent par être assumée par les employés. La situation est d’autant plus préoccupante lorsqu’on constate l’écart qui existe déjà au chapitre de la rémunération entre les travailleurs québécois et ceux des autres provinces. Il serait souhaitable que parmi les recommandations de la Commission d’examen sur la fiscalité québécoise, les salariés puissent bénéficier d’une réduction de ces taxes »--- Yanick Labrie

21 novembre, 2014

Modulation des tarifs des garderies subventionnées. Est-ce une bonne idée?

A priori, je suis enclin de répondre par la négative, car il semble que ce soit un nouveau tour de magie, comme seuls les politiciens et les hauts fonctionnaires savent concocter, pour taxer davantage une catégorie de contribuables qui contribue déjà plus que sa juste part au budget de l’État.

Regardons cela de plus près.

La gauche interventionniste s’oppose à la modulation des tarifs des garderies subventionnées en prétextant que, compte tenu de la progressivité de l’impôt, les plus nantis paient déjà leur juste part. Mais que se passe-t-il? Ils sont tombés sur la tête ou quoi? Depuis quand la gauche interventionniste s’oppose-t-elle à faire payer les plus nantis?

Même s’il est vrai que les familles à revenu élevé paient proportionnellement plus d’impôt, venant de la gauche interventionniste, cela demeure un argument peu convaincant. De plus, comme l’a démontré Alain Dubuc, la progressivité de l’impôt n’a qu’un impact relativement mineur sur le financement des garderies subventionnées.

J’en déduis que l’argument de la gauche interventionniste n’est en fait qu’un prétexte. Il faut donc chercher ailleurs la motivation des opposants. Personnellement, je crois qu’ils craignent avant tout que la modulation des tarifs pousse les parents à délaisser les garderies étatiques en faveur des garderies privées non subventionnées.

En effet, selon Francis Vaille, en tenant compte des impacts fiscaux, une famille gagnant 100 000$ par année qui enverrait son enfant dans une garderie privée non subventionnée, économiserait 2$ par jour par rapport au tarif proposé par la formule de modulation. Une famille gagnant 200 000$ paierait seulement 2,82$ par jour de plus, ce qui est bien peu considérant leur revenu.

Si un tel scénario devait se matérialiser, ce serait la fin du monopole étatique, une catastrophe pour les tenants du modèle québécois. Les garderies non subventionnées, libres du cadre rigide du ministère et des conventions collectives offriraient un meilleur service à moindre coût. À terme, le programme des garderies reproduirait le modèle des écoles privées.

Je ne suis donc pas surpris que les syndicats et autres groupes d’intérêt  s’opposent à la modulation des tarifs telle que proposée. Ils perçoivent cette proposition comme une menace qui réduirait considérablement leur pouvoir d’influence et de recrutement. Beaucoup de parents n’hésiteraient pas à payer quelques dollars de plus pour se libérer d’un monopole pour qui les enfants sont  un mal nécessaire. Les garderies privées non subventionnées grugeraient inévitablement une partie importante de la clientèle des garderies étatiques et par voie de conséquence la clientèle syndicale.

En accentuant la concurrence entre les deux réseaux, on donnerait plus de choix aux parents. La concurrence obligerait les garderies étatiques à prioriser les intérêts des enfants et des parents plutôt que ceux des bureaucrates et des syndicats. Ainsi, elles devraient ajuster les horaires et les programmes éducatifs pour tenir compte des besoins des parents et des enfants. Les syndicats devraient y penser à deux fois avant de déclencher une grève, sous peine de voir s’accélérer le transfert des enfants vers les garderies non subventionnées. Les bureaucrates du ministère devraient actualiser la réglementation en fonction des besoins des enfants et éliminer les tracasseries bureaucratiques inutiles, sinon les garderies étatiques seraient condamnées à disparaître à plus ou moins long terme.

La modulation des tarifs de garderies subventionnées est un excellent moyen de briser le monopole d’État pour le plus grand bien des enfants et des parents. Toutefois, la formule de modulation retenue devrait être financièrement neutre pour le gouvernement. Malheureusement, il est peu probable que le gouvernement laisse passer une telle opportunité de fouiller plus profondément dans les poches des contribuables. Mais même si cela devait s’avérer le cas, ce serait malgré tout un petit prix à payer pour mettre un terme au monopole étatique.

La réflexion du jour

Dans le cas des CLD et CRE, même si certains déchirent leurs chemises, il est notoire que l’ensemble des programmes d’aide aux entreprises est une véritable « maison de fous » où des lobbys défendent âprement un système de crédits d’impôt et de subventions, érigé en véritable « industrie de la subvention », et qui coûte des milliards de dollars aux contribuables tout en étant reconnu comme inefficace.--- Michel Kelly-Gagnon

20 novembre, 2014

La réflexion du jour

Des projets qui devaient coûter 100 millions mais qui coûtent un milliard, des entreprises moribondes qu’on maintient en vie artificiellement, des mégas-hôpitaux qui coûtent la peau des fesses, des entrepreneurs qui se graissent la patte, des dépassements de coûts colossaux, des bonis astronomiques, des factures gonflables, des crosses, du gaspillage, de la collusion, de la corruption, du copinage...--- Richard Martineau

19 novembre, 2014

Ça ne coûte rien, c’est l’État qui paie

Le président de la France, François Hollande croit que si c’est l'État qui paie, ça ne coûte rien. Voilà le mal français.

C’est malheureusement aussi ce que beaucoup de Québécois croient. C’est en parti vrai pour ceux qui ne paient pas d’impôt, mais seulement parce que ce sont les autres qui paient et non parce que ça ne coûte rien. C’est l’effet pervers le plus dommageable de l’État providence.

Pour mitiger ce phénomène, il faudrait que tous les programmes gouvernementaux appliquent le concept « l’argent suit la personne qui en a besoin ». Les frais d’hospitalisation suivraient le patient, les droits de scolarité suivraient l’élève, etc. L’institution impliquée devrait produire une facture et la faire signer par le patient ou le parent pour obtenir le paiement du gouvernement.

Ainsi tous seraient informés que rien n’est gratuit.

Nicolas Doze.


La réflexion du jour

Il faudra bien qu’on nous mette les yeux devant les trous en ce qui concerne notre propension à vivre au-dessus de nos moyens, à vouloir plus de programmes tout en refusant tous les projets économiques. Il faudra bien que quelqu’un nous dise qu’il y a un prix à payer pour dire non au Cirque du Soleil, non au gaz naturel, non au pétrole, non aux mines.---Mario Dumont

18 novembre, 2014

La réflexion du jour

La filière éolienne du Québec compte aujourd’hui 5000 emplois. En déboursant présentement 650 millions pour acheter cette énergie dont elle n’a finalement pas besoin, Hydro se trouve à financer chaque emploi à hauteur de 130 000 $ par année.

Est-il nécessaire d’empirer la situation en continuant de réaliser d’autres projets d’éolienne?--- Michel Girard

17 novembre, 2014

La France humiliée, le Québec le sera-t-il aussi?

Ça y est. La communauté européenne met la France à l’amende. Quelle humiliation!

Les banquiers newyorkais en feront autant avec le Québec si nous retardons encore l’atteinte du déficit zéro.

L'État français est devenu le cancre économique de l'Europe avec un déficit record et Bruxelles pourrait le lui faire payer avec une caution de 4 milliards d'euros qui se transformerait en amende si la France ne rentre pas dans les clous de la bonne santé financière.


La réflexion du jour

Mais dans l’esprit de certains, et en vertu de dogmes défendus par les apprentis marxistes, ne pas dépenser à gogo, sans entrave, dépenser sans réfléchir, et emprunter quand il le faut, tout ce qui constituerait la retenue normale dans une société normalement prudente est ici identifié comme de l’austérité.

Dans l’intérêt de qui ce mensonge est-il répété chaque jour?--- Michel Hébert

15 novembre, 2014

La réflexion du jour

Selon une nouvelle étude publiée aujourd’hui par l’IEDM, les expériences étrangères montrent au contraire qu’une implication du privé dans la gestion d’hôpitaux ou de cliniques peut contribuer grandement à obtenir des gains d'efficacité, à réduire les coûts, à améliorer les services et à diminuer les temps d'attente.--- Yanick Labrie

14 novembre, 2014

Sommes-nous émotifs à ce point?

La mise au rancart du costumier de Radio-Canada a mis le feu aux poudres. À ce jour, plus de 55 000 personnes ont signé une pétition en ligne exigeant son maintien et près de 40 000 personnes adhèrent à sa page Facebook.

Selon Johanne Hémond, présidente de la section locale de Montréal du STARF, ce sont des milliers de souvenirs qui disparaissent. C’est un manque de respect pour le passé, pour l'expertise acquise à travers les années. Elle affirme même que c'est la mort annoncée de tout le secteur design.

Wow! On se calme. On nous annoncerait la fin du monde que je ne serais pas surpris.

Le costumier de Radio-Canada c’est deux employés et 90 000 pièces de vêtements. La plupart n’ont aucune valeur. Les quelques pièces ayant une valeur historique et patrimoniale seront récupérées par les musées ou achetées par des fournisseurs de l’industrie cinématographique ou théâtrale.  Il n’y a pas de quoi déchirer sa chemise sur la place publique.

Je n’arrive vraiment pas à comprendre qu’il y ait autant de gens prêts à monter aux barricades pour si peu, alors qu’ils ignorent des problèmes autrement plus importants.

Il existe des dizaines de pétitions sur le site de l’Assemblée nationale qui concernent des problèmes réels, mais qui recueillent tout au plus quelques centaines de signatures :

Pétition                                                         Signatures (4 nov. 2014)

Maintien des services
d’aide à la réussite scolaire                                  122

Flexibilité du placement des
personnes âgées en CHSLD                                 13

Adoption d’une loi et création d’un
organisme indépendant permettant
le signalement d’anomalies dans
l’administration publique                                      330

Les problèmes qui affligent les enfants, les étudiants, les personnes âgées, sans parler de la corruption, ne sont-ils pas des défis autrement plus importants que le costumier de Radio-Canada?
Il est vrai que le dégraissement de Radio-Canada affecte toute la tribu culturelle québécoise qui ne ménage aucun effort pour dénoncer toutes compressions menaçant le moindrement son confort. De plus, toutes les raisons sont bonnes pour attaquer le gouvernement Harper. Malgré tout, cela ne me semble pas suffisant pour expliquer la levée de boucliers que nous connaissons depuis l’annonce de la fermeture du costumier.

Je crois que l’explication nous a plutôt été fournie par Wilfrid Laurier, il y a plus d’un siècle : « le Québec n’a pas d’opinions, il n’a que des sentiments ». Nos ancêtres avaient donc l'émotion facile. Nous en sommes malheureusement encore là. Ça doit être génétique.

Je crois que c’est la raison pour laquelle il est si difficile de discuter entre adultes des problèmes qui affligent le Québec. Avant même que la discussion débute, les protagonistes montent sur « leurs grands chevaux » et monopolisent le débat. Ils n’hésitent pas à manipuler les faits pour susciter une réaction émotive dans la population. Alors s’installe un dialogue de sourds où toute discussion raisonnée est exclue.

Ce comportement immature nous empêche de progresser. L’attention de la population est centrée sur des problèmes secondaires alors que les vrais problèmes sont escamotés. Il faut réinventer le système de santé, mais l’attention médiatique est centrée sur la taille et le tempérament du Dr Barrette. Le décrochage scolaire est une calamité qu’il faut absolument enrayer, mais l’attention de la population est dirigée sur la réduction du financement public aux écoles privées.

Malheureusement, les politiciens, les hauts fonctionnaires, les groupes d’intérêt manipulent ce trait de caractère des Québécois à des fins partisanes. Il est plus facile de détourner l’attention du public en montant en épingle une anecdote croustillante que d’agir en adulte responsable face aux nombreux défis qui nous assaillent. Il faut toutefois admettre que les médias, friands d’anecdotes croustillantes, font partie du problème.

Les Romains utilisaient « du pain et des jeux » pour pacifier la populace. Nous utilisons des programmes gouvernementaux et des anecdotes croustillantes, dans le même but. Autre temps, autres mœurs.

La réflexion du jour

Les problèmes qui assaillent le Québec en ce moment ne viennent pas de l’extérieur; ils sont de notre propre domaine d’incompétence. Ce n’est pas le Canada qui étouffe l’économie du Québec, mais notre propre gestion – entachée de corruption, de laxisme, dans l’indifférence générale. --- Benoît Aubin

13 novembre, 2014

La réflexion du jour

Tout cela me rappelle 2009-2010. Raymond Bachand nous avait promis un redressement des finances publiques avec 38 % de l’effort venant de nos poches et 62 % venant de réductions de dépenses.

Les hausses de taxes, comme la TVQ, avaient une date précise d’entrée en vigueur et ont toutes eu lieu. Et les baisses de dépenses… on les attend toujours.--- Mario Dumont

12 novembre, 2014

La SAQ pousse le bouchon

Revue de livre par Marc André Gagnon

Je suis allé à la librairie cette semaine comme d'habitude pour acheter mes magazines et le nouveau Guide Aubry. J'ai vu ce livre «La SAQ pousse le bouchon !» d'Éric Duhaime. La libraire m'a mis en garde en me signalant que c'était écrit par un gars de droite. Trop curieux, j'ai pris le risque quand même.

C'est un livre petit format qui se parcours rapidement.

On y rappelle les scandales de l'Uruguay, de l'Euro. On y donne des exemples de bureaucratie extrême, comme les cas de Pur Vodka, du Marché des Saveurs, de la bière Archibald, du cas Marcel, de Michel Julien, du domaine Félibre, des agences et de Radio X. On y fait l'historique de la SAQ, un retour sur l'affaire Geloso-dépanneurs, du «mur de Chine» entourant le Québec.

Au sujet de la privatisation en Alberta, on y rappelle l'obligation de passer les commandes par l'acheteur unique Connect Logistics.

On y parle de la «grande noirceur oenologique» des vins de dépanneurs; des pauvres consommateurs de vin plus taxés que les riches; de la concurrence, des journalistes : «Du propre aveu de la SAQ, ces chroniqueurs se font "suggérer" les thèmes à aborder ou les produits à mentionner». De la censure : «Lorsque vinquebec.com et Yves Mailloux ont sorti ce scandale, aucun des grands médias n'en a même fait mention.» Et encore «Le monopole conduit à la manipulation de l'information.»

On y parle de la peur : «tout le monde a peur de me parler.» «Un régime de terreur semble régner pour tous ceux et celles» qui travaillent dans le monde du vin au Québec. «Tous craignent les représailles de la toute puissante SAQ.»

Au sujet des prix des vins : «on a la conviction de se faire carrément avoir, on tend à acheter moins.»
«La SAQ gère un marché artificiel et cherche à copier les marchés naturels.»

Pour Éric Dumaine, les prêtres des années 1960 ont été remplacés par des fonctionnaires qui sont l'autorité suprême. Il dit que «le monopole public a eu son utilité en son temps», puis «brimant la liberté des consommateurs, des producteurs locaux...» et que maintenant «nous exigeons d'être traités en individus libres qui ont le droit de choisir, de produire et de vendre...»
M.Duhaime propose des solutions et ça ne passe pas par la privatisation.

Somme toute, un livre bien documenté, bien intéressant — pour gens de gauche comme de droite — qui fait le point sur le commerce actuel du vin au Québec et qui contribue au débat récurant sur l'avenir de notre cher Société des alcools du Québec.

La SAQ pousse le Bouchon !
Éric Dumaime, vlb éditeur, Quebecor Media
157 pages. Octobre 2014.  ISBN : 978-2-89649-608-2
19,95 $ en librairie. 11,99 $ en livre numérique.


La réflexion du jour

Tout le monde est d’accord pour dire qu’il est grand temps de couper dans les dépenses et de mettre le système au régime. Mais avant de sabrer dans les services et de hausser les tarifs, pouvez-vous, s’il vous plaît, commencer pas cesser de jeter de l’argent par les fenêtres?
 .......

Un système de radiocommunication pour les services d’urgence qui devait coûter 114 millions et qui va coûter… un milliard de dollars!--- Richard Martineau

11 novembre, 2014

La réflexion du jour

Le simple fait que le Québec soit à la fois l’État le plus taxé en Amérique du Nord, et, en même temps, un des plus – sinon le plus – endettés, devrait nous mettre la puce à l’oreille : notre problème en est un de dépenses, pas de revenus!--- Michel Kelly-Gagnon

10 novembre, 2014

Agir à l’encontre des objectifs, une spécialité politique

Partout on réalise que les subventions aux énergies renouvelables sont une folie qui coûte une fortune aux contribuables et aux consommateurs. Alors que le gouvernement gratte les fonds de tiroir pour atteindre le déficit zéro, l’éolien et la bourse du carbone ralentissent le potentiel économique du Québec. Malgré cela, le gouvernement Couillard persiste et signe. Une petite gêne aurait été de mise.

La CSPE (Contribution au service public de l'électricité) est l'une des taxes que les Français payent sur l'électricité pour subventionner les énergies renouvelables (éolienne et solaire). En 2014, cette taxe ponctionnera 16 milliards d'euros aux Français.

L'exemple allemand du passage aux énergies renouvelables est une catastrophe économique qui va avoir des répercussions sur l'énergie en France.

Colette Lewiner.


La réflexion du jour

Mais en fait, loin d'être inéquitable, la mesure proposée enlève une iniquité ! Le fractionnement du revenu n'est pas une échappatoire fiscale conçue pour les familles à un seul revenu. Au contraire, il a pour objet de mettre ces ménages sur le même pied que les ménages à deux revenus.

Prenons par exemple une famille avec un seul conjoint qui gagne 80 000$. Cette famille paiera 4 170$ de plus qu'une famille à deux revenus de 40 000$ chacun. Voilà qui est inéquitable!--- Adrien Pouliot

08 novembre, 2014

La réflexion du jour

Mais il y a quelque chose de parfaitement schizophrène dans le syndicalisme québécois. Ces organisations sérieuses, avec leurs dirigeants responsables, se transforment souvent en parfaits gauchistes lorsqu'ils interviennent dans le débat public, comme si leurs fonctions strictement syndicales et leur contribution aux débats de société appartenaient à deux univers.--- Alain Dubuc

07 novembre, 2014

Bien sûr que l’argent est nécessaire au bonheur

Donc, selon un sondage internet réalisé par la firme Léger Marketing, 67 % des Québécois estiment que l’argent ne fait pas le bonheur.

C’est le genre de sondage bidon qui réconforte certainement la gauche écologiste qui s’oppose à tout développement économique. Pour eux, le bonheur se résume à un vélo et un jardin sur le toit.

Mais soyons honnêtes, je ne connais personne qui refuserait de doubler ses revenus s’il en avait l’occasion. Je ne doute pas qu’il existe quelques hurluberlus qui puisent leur bonheur dans la contemplation de leur nombril, mais ils sont peu nombreux et je suis convaincu que plusieurs d’entre eux choisiraient un autre style de vie s’ils en avaient les moyens.

C’est quoi le bonheur? Pour moi, le bonheur c’est la liberté de choisir. De choisir les meilleurs soins de santé, de choisir l’école de mes enfants, de choisir le lieu où j’habite, etc..
Et pour avoir la liberté de choisir, ça prend quoi? De l’argent!

Les gens qui prétendent que l’argent ne fait pas le bonheur n’ont pas réfléchi à la question très longtemps. Je conçois que la consommation boulimique ne fasse pas le bonheur. Avoir le plus gros char, la plus grosse maison, les dernières bébelles électroniques, produit un bonheur bien éphémère. Passé l’euphorie des premiers moments, la consommation à outrance devient rapidement une source de tracas. Pire, cela peut même devenir une source considérable de frustration pour ceux qui consomment pour paraître. Il existera toujours quelqu’un qui possède un plus gros char, une plus grosse maison et plus de bébelles.

Pour mieux comprendre pourquoi l’argent est nécessaire au bonheur, il faut s’en remettre à la pyramide de Maslow, une théorie sur la motivation élaborée dans les années 1940 par le psychologue Abraham Maslow.

La pyramide est constituée de cinq niveaux : besoin physiologique, besoin de sécurité, besoin d’appartenance, besoin d’estime et besoin d’épanouissement. Selon Maslow, nous cherchons à satisfaire chaque besoin d'un niveau donné avant de penser aux besoins situés au niveau supérieur de la pyramide. Sans surprise, on recherche par exemple à satisfaire ses besoins physiologiques et de sécurité avant ceux d’épanouissement.  Lorsqu’on a faim et froid, on pense davantage à Tim Horton qu’à une soirée au théâtre. 

Donc l’argent permet de satisfaire ses besoins primaires, condition préalable au bonheur. Certains, par nécessité, se satisfont de cela, mais la plupart d’entre nous aspirent à satisfaire ses besoins d’appartenance, d’estime de soi et d’épanouissement.

L’être humain est un animal social. Nous avons besoin de côtoyer nos semblables. Le meilleur moyen d’y arriver consiste à participer aux activités des gens qui nous entourent. Que ce soit le vélo, la marche, la gastronomie, le cinéma ou le théâtre, il faudra s’équiper, acheter des billets, payer son resto, etc. Et comment pouvons-nous nous procurer tout cela? Avec de l’argent, bien sûr!

Si j’en juge par la consommation effrénée d’antidépresseur des Québécois, le manque d’estime de soi est un fléau qui assaille notre société. L’estime de soi découle du sentiment de compétence que nous ressentons dans différentes sphères d’activités. Il faut donc bien connaître ses goûts, préférences et aptitudes et développer ses talents en conséquence. Cela implique des investissements souvent considérables en temps, formation et parfois thérapie. Et comment paie-t-on pour tout ça? Avec plus d’argent!

Après avoir réalisé toutes les étapes de cheminement en développement personnel et professionnel, la réalisation de soi est l’étape ultime du bonheur. Se réaliser, c’est profiter de chaque instant que la vie nous offre. C’est chercher à repousser ses limites à travers l’engagement, un projet, une entreprise. Tout ce qui nous permet d’obtenir la satisfaction, la plénitude. Il existe autant de façons de se réaliser qu’il y a d’individu : le bénévolat, la promotion d’une cause qui nous tient à cœur, un voyage autour du monde, une ferme à la campagne. Mais faute d’argent, beaucoup parmi nous n’auront malheureusement jamais l’occasion d’atteindre un tel degré de bonheur.

Certes, la consommation à outrance n’est pas un gage de bonheur, mais, à part quelques marginaux, l’argent est nécessaire au bonheur.


La réflexion du jour

Per capita, le Québec est de loin la province canadienne qui accorde le plus d’aide aux entreprises. En même temps, les emplois ne se créent pas. Personellement, je partage l’avis de la FCEI à l’effet qu’il faut des taxes moins élevées pour l’ensemble des entreprises, ce qui est équitable, plutôt qu’une multitude de programmes particuliers pour chaque secteur, pour chauqe région, etc.--- Mario Dumont

06 novembre, 2014

La réflexion du jour

Le privé, croit-on, ne devrait pas offrir de services publics, car la portion des coûts réservée au profit des actionnaires échappe au bien commun. Mais jamais personne ne parle du coût de la rigidité et de l’inefficacité dans un système fossilisé comme le nôtre.--- Lise ravary

05 novembre, 2014

Enseignant, une profession noble dévalorisée

La profession d’enseignant est certainement la plus noble d’entre toutes. Non seulement du point de vue de la transmission des connaissances, mais aussi par l’influence qu’un (e) enseignant (e) exerce sur les élèves. Qui ne connaît pas un (e) enseignant (e) qui a fait « la différence » dans la vie d’un (e) adolescent (e).

Malheureusement, les embûches bureaucratiques, les conventions collectives calquées sur les principes de l’âge industriel (primauté de l’ancienneté), dévalorisent la profession, éloignent les meilleurs candidats et démotivent les meilleurs enseignants (es).

En France, il y a 840 000 enseignants pour 12 millions d'élèves (soit un prof pour 14,28 élèves) pourtant les résultats de ces élèves n'arrêtent pas de dégringoler dans les tests PISA.

Au Québec, le ratio élève/professeur est le même qu’en France, 14,3. Heureusement, nos résultats PISA sont bien meilleures que ceux de la France, mais bien en deçà de ceux des pays asiatiques.

Qu’attendons-nous pour valoriser la profession d’enseignants en créant un ordre professionnel (reconnaissance sociale) et en remplaçant le critère d’ancienneté par celui de compétence dans les conventions collectives?


La réflexion du jour

Le problème, ce n'est pas UberX, ce sont les lois qui empêchent l'évolution d'une industrie formée à l'époque du radio-dispatch, une industrie qui a profité de son monopole pour nous habituer à un service à la clientèle exécrable.--- François Cardinal

04 novembre, 2014

La réflexion du jour

Sur le seul territoire de la ville de Québec, une étude réalisée par la FCCQ en 2012 a identifié 44 organismes intervenant dans l'aide aux entreprises. Ces organismes employaient au total 650 personnes. Les crédits consacrés au financement de ces organismes proviennent généralement des ministères à vocation économique. Autrement dit, l'argent dirigé vers cette « bureaucratie parallèle » est de l'argent destiné au développement qui ne se rend pas directement dans les entreprises pour soutenir leurs projets de croissance.--- Françoise Bertrand

03 novembre, 2014

La réflexion du jour

Il n’est ni simpliste ni démagogique d’affirmer que les valeurs syndicales (ancienneté, l’égalité des conditions, protection des acquis, nivellement par le bas, monopoles syndicaux) nuisent à la qualité des environnements de travail, l’innovation et la création de richesse.--- Joanne Marcotte

L’idéologie écologique, tout comme l’idéologie socialiste, est contre-productive

La Bolivie est assise sur d'énormes réserves de lithium, près de la moitié des réserves mondiales, mais, jusqu’à ce jour, est incapable de l’exploiter. La Bolivie socialiste d’Evo Morales, préfère maintenir la population dans la pauvreté plutôt que de confier à l’entreprise privée l’exploitation du Lithium.

Comme toujours, l’idéologie socialiste promet beaucoup, mais livre peu. D’ailleurs, c’est le grand défaut de toutes les idéologies. Leurs promoteurs sont tellement obnubilés par les grands principes de leur idéologie qu’ils sont incapables de voir qu’ils condamnent leurs concitoyens à la médiocrité.

Ce même phénomène retarde indûment l’exploitation des ressources pétrolières et gazières du Québec. Les promoteurs de l’idéologie écologiste sont incapables de voir qu’ils condamnent les Québécois à une pauvreté relative. De plus, leur aveuglement nuit aussi à la cause même qu’ils prétendent défendre, l’environnement. Faute d’exploiter nos propres ressources d’hydrocarbure, nous consommons du pétrole et du gaz importés sur de grandes distances avec tous les risques que cela comporte.


01 novembre, 2014

La réflexion du jour

Ne faudrait-il donc pas commencer à entrevoir une manière différente d'aborder le problème en se reposant une question fondamentale : quel est le rôle réel de l'état? À mes yeux, la réponse est fort simple : la protection du citoyen.

Or, pour protéger le citoyen, l'État n'a pas nécessairement besoin d'assurer la gestion des services. En définir les rôles et les objectifs et assurer la supervision ou la vérification, selon des paramètres établis, suffit.--- François L'Espérance

31 octobre, 2014

Pourquoi certaines sociétés s’enrichissent, alors que d’autres semblent condamnés à la pauvreté?

Revue de livre par Serge Rouleau

Il existe de nombreuses théories pour expliquer les énormes disparités de richesse entre les différentes nations du monde. Toutefois, elles sont souvent simplistes et rarement universelles. Les économistes Daron Acemoglu du MIT et James Robinson de Harvard ont voulu palier à cette lacune en publiant Why Nations Fail.

Les auteurs ont étudié l’histoire de plusieurs sociétés en Europe, en Amérique et en Asie dans le but de comprendre pourquoi certaines se sont enrichies, alors que d’autres sont demeurées pauvres. Est-ce la géographie, la présence de richesses naturelles, la culture ou encore l’ignorance des leaders?

Le phénomène de l’enrichissement des sociétés date d’au plus 200 ans. Avant la révolution industrielle, les populations étaient égales dans la pauvreté. Le revenu moyen d’un conquistador était environ le double d’un Inca.

Les citoyens de l’Angleterre et des États-Unis se sont enrichis après avoir renversé l’élite dirigeante et l’avoir remplacé par une société plus égalitaire. Les gouvernements devaient rendre des comptes aux citoyens et ceux-ci étaient libres d’entreprendre et de choisir leurs activités en fonction de leurs intérêts économiques.

Selon Acemoglu et Robinson, ce sont les institutions qui encadrent le fonctionnement d’une société qui favorisent ou non son succès. Une société bénéficiant d’institutions inclusives prospère, alors que les sociétés encadrées par des institutions extractives sont condamnées à la misère.

La clé du développement est l’inclusion de la majorité de la population à la vie économique. Lorsqu’un individu peut améliorer son sort en travaillant plus, en prenant des risques ou en innovant, la société se développe et tous en profitent. Les principes sous-jacents aux institutions inclusives sont principalement la propriété privée, le caractère sacré de l’État de droit et la pluralité politique. La propriété privée permet aux individus de profiter des bienfaits des efforts qu’ils déploient dans la société. L’État de droit minimise l’arbitraire et protège les individus des abus. La pluralité politique stimule les débats sociaux et permet de maintenir un bon équilibre entre les diverses options politiques.

Au contraire, une société encadrer par des institutions extractives est caractérisée par la dictature politique et l’arbitraire. Règle générale, lorsque le pouvoir politique est centralisé dans les mains de quelques individus, le gouvernement est instrumentalisé au bénéfice de l’élite dirigeante. La population  ne pouvant bénéficier des bienfaits de leurs efforts a recours à toutes sortes de subterfuges pour éviter la confiscation du fruit de leurs labeurs. Les plus talentueux émigrent quand cela est possible. Ces populations sont condamnées à la pauvreté.

L’État doit être suffisamment fort pour mettre en place des institutions favorisant l’activité économique : des systèmes judiciaire et monétaire forts, une sécurité publique et une justice indépendants de la politique, des infrastructures de base suffisantes et efficaces et des systèmes de santé et d’éducation de qualité. Cependant, le pouvoir de l’État ne doit pas être hégémonique. Pour éviter les systèmes où une minorité au pouvoir exploite la majorité, il doit y avoir plusieurs sources de pouvoirs : plusieurs partis politiques, une société civile militante et des médias forts et indépendants.

Les auteurs utilisent, entre autres, les Corées pour démontrer leur thèse. Au milieu du XXe siècle, les Corées du Nord et du Sud étaient réunies. Elles bénéficiaient donc des mêmes atouts : population homogène, même culture, mêmes ressources naturelles, etc.. La guerre de Corée au début des années 50 créa deux pays, le Nord et le Sud. La Corée du Nord, s’inspirant de la Chine communiste,  a eu recours à des institutions extractives pour gouverner. Par contre, la Corée du Sud, tout en conservant les caractéristiques propres à la culture coréenne, s’inspira des démocraties capitalistes. Elle a adopté des institutions inclusives pour gouverner. Soixante ans plus tard, la population de la Corée du Nord végète parmi les plus pauvres au monde, tandis que celle de la Corée du Sud a rapidement rattrapé la plupart des pays occidentaux.


Toutefois, les auteurs nous rappellent qu’il n’y a rien de permanent. Une société inclusive peut rapidement muter en une société extractive. Il suffit de regarder l’histoire récente du Venezuela pour s’en convaincre.

La réflexion du jour

Certes, le Québec s’en tire mieux que plusieurs pays européens. Malgré tout, il faut prendre le déficit et la dette au sérieux. Parce qu’il faut les maintenir sous contrôle. Parce que chaque dollar payé en intérêt n’est plus disponible pour financer des services qui nous sont chers. Parce que les déficits d’aujourd’hui sont les impôts de demain. Et surtout, parce qu’il est impossible de s’enrichir en vivant à crédit.--- Nathalie Elgrably-Lévy

30 octobre, 2014

La réflexion du jour

Le fait de critiquer la formule Rand a trop souvent été associé, au Québec, aux idées antisyndicales. Disons-le franchement : on peut être syndicaliste et souhaiter une pluralité syndicale. À long terme, c'est même la seule manière de mettre en compétition les organisations syndicales et de s'assurer que celles-ci demeurent près des préoccupations des travailleurs. En ce moment, elles ont le monopole ; pourquoi marcheraient-elles droit ? Pourquoi respecteraient-elles leurs membres ? Pourquoi seraient-elles attachées aux fondements de la démocratie et se doteraient-elles de hauts standards éthiques, par exemple ? Leurs membres sont captifs ; peu importe ce qu'ils font, on prend leurs cotisations à la source, et tant pis pour le reste.---Louis Préfontaine, auteur, blogueur et ex-syndicaliste

29 octobre, 2014

La France, cancre de l’Europe; le Québec, cancre de l’Amérique du Nord

Alors que l'Allemagne annonce un équilibre budgétaire pour 2015, la France laisse filer le déficit de l'État qui sera de (au moins) 4,4% en 2014. Autant de dette en plus pour les générations futures.


La réflexion du jour

Enfin, l'État n'a pas comme rôle de se substituer à l'entreprise privée et ne devrait pas nous dire où travailler, comment épargner, quoi construire ou produire. Il doit plutôt assurer un environnement qui protège les droits de propriété et les contrats librement conclus et favorise la concurrence, source d'innovation bénéfique aux consommateurs.--- Adrien Pouliot

28 octobre, 2014

La réflexion du jour

La rémunération élevée et le grand nombre d'employés à la Ville de Montréal expliquent pourquoi la métropole se classe encore comme l'une des villes les plus chères à gérer au Québec.--- Pierre-André Normandin

27 octobre, 2014

La dette publique est garantie par les épargnes des Québécois

L'État français a accumulé une dette de plus de 2 000 milliards d'euros, soit presque 100% du PIB, et l'économie est en berne, pourtant les investisseurs continuent à lui prêter, car ils savent que l'État français en dernier recours fera un hold-up sur l'épargne des Français et se servira directement dans leur capital.

Autrement dit, c'est l'épargne des Français qui garantit l'endettement de l'État auprès des prêteurs.

La situation du Québec est sensiblement la même que celle de la France. La dette de l’État français est d’environ 42 000 $C par habitant. Celle du Québec, incluant notre portion de la dette fédérale, est d’environ 39 000 $C. Comme en France, la dette publique du Québec est garantie par l’épargne des Québécois. Donc, n’en doutez pas, lorsque les banques viendront sonner à la porte du ministre des Finances, le gouvernement n’hésitera pas à confisquer le capital de ceux qui se seront serré la ceinture pour épargner.


La réflexion du jour

À cet égard, un pays se distingue pour avoir brillamment réussi à relever son économie et à équilibrer son budget. En 1995, le Wall Street Journal le disait au bord de la faillite. Aujourd’hui, il est cité en exemple partout dans le monde. Son nom est sur les lèvres de nombreux politiciens, la revue française Les Échos dit de lui que c’est «un cas d’école de redressement long mais spectaculaire» et le journal Le Nouvel Économiste le présente comme «exemple de réforme réussie». Ce pays, c’est le Canada!--- Nathalie Elgrably-Lévy