Le Québec s'endette au rythme de 19 millions $ par jour.

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21 août, 2017

La réflexion du jour

Si le gouvernement se met à laver nos vêtements, il pourrait aussi fabriquer nos chandails et nos pantalons, un coup parti? Pourquoi pas un « mégagarage public » pour réparer nos voitures? Et qui a besoin du privé quand le gouvernement pourrait aussi gérer une « mégapizzéria publique » et installer nos piscines l’été? Où se trouve la limite? (En passant, ce modèle a déjà été essayé. Ça s’appelle le communisme. Je vous laisse juger des résultats...)--- Jasmin Guénette

19 août, 2017

La réflexion du jour

Les subventions et mesures de soutien aux producteurs hors gestion de l'offre représentent moins de 3 % des recettes brutes, comparativement à 43 % pour la production de lait assujettie à la gestion de l'offre »--- Alexandre Moreau

18 août, 2017

La réflexion du jour

Autrement dit, la cimenterie hautement subventionnée neutralisera l’effet sur les GES de presque 600 000 voitures tout électriques, elles aussi hautement subventionnées. Et les quelque 615 millions $ en subventions « cimentières » annuleront les effets de plus de 5 milliards $ en subventions « électrifères ». Effet net sur les GES = 0. Effet net sur les finances publiques : moins 5,6 milliards $.--- Germain Belzile

17 août, 2017

La réflexion du jour

Rappelons qu’une fois pris en compte le salaire, les avantages sociaux et les taxes sur la masse salariale, la rémunération globale d’un policier du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) s’élève en moyenne à près de 120 000 $ par année, contre environ 40 000 $ pour un agent de sécurité privé au Québec.--- Michel Kelly-Gagnon

16 août, 2017

La mondialisation fait reculer la pauvreté

Contrairement à ce que l’on croit généralement, les taux de pauvreté des États-Unis n’ont pas augmenté du fait de la mondialisation libérale de l’économie.

Un article de Reason.com


La pauvreté a reculé grâce à la mondialisation
By: Chris Dlugosz – CC BY 2.0

Vous vous rappelez combien il faisait bon vivre dans les années 1970 ? Si c’est le cas, votre expérience fut assez différente de celle de Monsieur Tout le Monde. En réalité, ce sont la libéralisation et la mondialisation de l’économie qui commencèrent à la fin des années 1970 et qui se sont accélérées dans les années 1980 qui ont permis un recul massif et sans précédent de la pauvreté mondiale.
Contrairement à ce que l’on croit généralement, les taux de pauvreté des États-Unis n’ont pas augmenté du fait de la mondialisation libérale de l’économie. Comparés au reste du monde et aux évolutions historiques, ils continuent à fluctuer à l’intérieur d’un couloir étroit de faible valeur absolue.
Regardons d’abord ce qui s’est passé au niveau mondial. En 1981, année durant laquelle Ronald Reagan devint le 40e Président des États-Unis, 44,3 % de la population mondiale vivait dans une situation d’extrême pauvreté, c’est-à-dire avec moins de 1,90 $ par jour et par personne. L’an dernier, ce taux était tombé à 9,6 %, soit une chute de 78 %.
En Asie de l’Est, région du monde qui englobe la Chine, l’extrême pauvreté est passée de 80,6 % à 4,1 % de la population sur la même période, ce qui représente un recul de 95 %. Même en Afrique subsaharienne, dont les performances à ce titre sont bien moindres, on a pu observer une réduction de 38 % sur les mêmes critères.
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Ces progrès se sont-ils réalisés aux dépens du travailleur américain ? Ils ont certes provoqué des re-localisations et autres perturbations économiques, mais le taux de pauvreté américain est resté relativement stable. Il est du reste important de garder à l’esprit qu’aux États-Unis l’extrême pauvreté est en voie de totale disparition.
De ce fait, le taux de pauvreté y est défini par le US Census Bureau en « comparant le revenu avant impôt à un seuil fixé à trois fois le coût de 1963 d’un régime alimentaire minimum. Le seuil est révisé annuellement pour tenir compte de l’inflation. Il est de plus ajusté en fonction de la taille de la famille, de sa composition et de l’âge du chef de famille. »
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Selon l’économiste Angus Deaton, prix Nobel d’économie 2015, et selon Michael Tanner du Cato Institute, lequel s’est appuyé sur les données du US Census Bureau, le taux de pauvreté américain a oscillé entre 15,2 % et 11,3 % au cours des quatre dernières décennies. Il a dépassé 15 % de la population en trois occasions (1983, 1993 et 2010) dans des circonstances de post récession, mais ces pics se sont résorbés dès que l’économie est repartie.
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En fait, c’est en 2000 que les États-Unis ont connu leur plus faible taux de pauvreté depuis 1974, précisément au moment où l’ouverture de l’économie américaine était à son plus haut (selon les mesures de l’Indice de liberté économique mondiale du Fraser Institute).
Depuis, l’économie américaine est devenue moins libre. Serait-ce la raison pour laquelle les États-Unis ont eu tant de mal à se remettre de la Great Recession (crise de 2008) et cela expliquerait-il pourquoi le taux américain de pauvreté n’est pas redescendu à sa normale aussi rapidement qu’auparavant ?
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Traduction de Nathalie MP pour Contrepoints

15 août, 2017

La réflexion du jour

Plutôt que d’être à l’écoute de cette classe moyenne malmenée qui constitue le Québec profond, nos politiciens hautains surfent sur leur nuage de bien-pensants, au-dessus de la malveillance populaire.--- Denise Bombardier

14 août, 2017

La réflexion du jour

Une rémunération en fonction du rendement, par exemple, encourage l'excellence chez les enseignants et contribue à améliorer la qualité du système scolaire. Il est d'ailleurs tout à fait normal que les meilleurs enseignants soient mieux rémunérés que leurs collègues moins performants. Rappelons qu'il est aussi extrêmement difficile de congédier un enseignant incompétent au Québec : sur les quelque 58 000 enseignants permanents que compte le secteur public, seulement sept d'entre eux ont été congédiés pour incompétence entre 2010 et 2015.---Germain Belzile

12 août, 2017

La réflexion du jour

Toute cette réglementation a une incidence, de façon indirecte, sur les revenus de tous les Canadiens. Une étude récente publiée dans le Canadian Journal of Economics chiffre les gains de productivité possibles d'un commerce interprovincial sans barrières à environ 100 milliards $ par année. Sans ces barrières, tous les Canadiens bénéficieraient de prix plus bas, mais aussi de revenus plus élevés, soit l'équivalent de 2700$ par personne.--- Mathieu Bédard

11 août, 2017

La réflexion du jour

Entre le 1er janvier 2016 et le 30 juin 2017, les policiers du SPVM ont travaillé pas moins de 255 603 heures supplémentaires facturées à temps et demi, seulement pour gérer les feux de circulation et le trafic au royaume des cônes orange, selon des données obtenues par la Fédération canadienne des contribuables (FCC) et par «Le Journal de Montréal».--- TVA

10 août, 2017

La réflexion du jour

En 2015, le revenu disponible des Québécois, en tenant compte des impôts payés et des transferts reçus, s’établissait à 26 857 $. La province occupait ainsi le dernier rang parmi les provinces canadiennes.---Karl Rettino-Parazelli

09 août, 2017

Le salaire minimum

Le salaire minimum n'échappe pas à la loi de l'offre et de la demande. Plus il augmentera plus il y aura de pertes d'emplois. La gauche bien-pensante ne veut pas ou ne peut pas comprendre cela. Malheureusement, c'est celles et ceux qu'ils prétendent défendre qui en paieront le prix.

La réflexion du jour

LA LOTERIE DU DÉSESPOIR « Cet été, ça ne lâche pas, on voit des dix heures d’attente », m’a confié une infirmière. Un adolescent blanc comme un drap a déplié d’un coup, foudroyé par une décharge de bonheur, en entendant l’appel. L’heureux élu. Comme s’il avait gagné une job à vie dans la fonction publique.---Rémi Nadeau

02 août, 2017

De “La tyrannie de la redistribution” à la tentation totalitaire

Thierry Afschrift se prononce pour que cesse La tyrannie de la redistribution et que s’y substitue une solidarité active et volontariste.

Quand on prend à Pierre pour donner à Paul, on peut toujours compter sur le soutien de Paul. C’est la maxime dont s’inspire l’État dans la plupart des démocraties occidentales pour mener une politique de redistribution sur fond de mythe de l’intérêt général, une notion aussi vague que celle du bien commun propre à l’Église, et de solidarisme, une doctrine proche de la vulgate marxiste qui permet de justifier toutes les dérives dans la régression sociale de l’individu.

NOTRE LIBERTÉ D’ABORD

C’est, d’abord, de notre liberté qu’il s’agit dans La tyrannie de la redistribution, de l’essence même de l’être humain, dans sa connaissance de soi, son accomplissement de soi et son dépassement de soi.
Car la redistribution forcée des biens s’accompagne d’une ingérence croissante de l’État dans la vie de chacun et d’une volonté de rendre les individus toujours plus égaux.
En effet, pour remplir ses objectifs de redistribution, l’État doit « tout contrôler, tout réglementer et ignorer le droit à la vie privée », bref se mettre au diapason des pires régimes totalitaires, communistes et fascistes, qui eux aussi combattaient toute forme d’individualisme.

CE TOTALITARISME QUI VIENT

C’est chose faite, estime Thierry Afschrift, l’auteur de cet opuscule publié dans la collection des Insoumis aux Belles Lettres, professeur de droit fiscal à l’Université libre de Bruxelles et avocat fiscaliste exerçant en Belgique, au Luxembourg, en Suisse, en Espagne, en Israël et à Hong Kong.
Disparition du secret bancaire et mise sous tutelle de l’argent (le nerf de la guerre), géolocalisation et écoute des communications téléphoniques, surveillance électronique, pratiques institutionnalisées de dénonciation, de délation et de stigmatisation : les moyens de contrôle et de contrainte de l’État n’ont jamais été aussi puissants qu’ils le sont aujourd’hui.
Et s’il subsistait le moindre doute quant à une volonté de standardisation des comportements, les lois mémorielles et les autres limitations de la liberté d’expression individuelle au « politiquement correct » devraient suffire à le lever, tandis que se renforcent parallèlement le nombre et les pouvoirs des fonctionnaires de l’État.  Thierry Afschrift accuse
Nos États, faussement solidaires, veulent imposer une forme d’égalitarisme par la voie autoritaire 
Un système dans lequel l’État peut tout décider est un système totalitaire. C’est le nôtre, dans lequel la loi de la majorité confère à quelques-uns le pouvoir d’ignorer les droits des minorités et de la plus grande d’entre elles, les individus.

NOS DROITS BAFOUÉS

Même les sempiternels droits de l’homme sont bafoués, dès lors que la loi prévoit le contraire. Thierry Afschrift constate que
Nous vivons comme s’il était normal que le Pouvoir, parce qu’il est élu, puisse tout décider. L’individu traité en simple sujet est constamment invité à se soumettre… 
Pour l’auteur de La tyrannie de la redistribution, le système de redistribution autoritaire dans lequel nous vivons est tout à fait incohérent.
D’une part, il n’existe pas de grand Tout qu’il appartiendrait à l’État de redistribuer  : l’État ne fait que prélever sur les richesses créées par les uns grâce à leur industrie ou à leur commerce dans un espace de liberté de plus en plus restreint ce qu’il donne à d’autres qu’il entend favoriser pour mieux se perpétuer.

LA SOLIDARITÉ FORCÉE

D’autre part, la redistribution forcée s’appuie sur une conception négative de l’être humain, jugé égoïste, insensible à tout malheur et incapable de solidarité s’il n’y est pas obligé.
Si tels étaient les hommes, s’ils n’agissaient qu’en fonction de leurs intérêts les plus médiocres, par quel miracle quelques exemplaires de la même espèce seraient-ils différents ? Serait-ce parce qu’ils exercent le pouvoir ? Et Thierry Afschrift de citer Thomas Jefferson :
Parfois il est dit qu’on ne peut pas faire confiance en l’auto-gouvernement de l’homme par lui-même. Peut-on, alors, lui faire confiance pour le gouvernement des autres ? 
Thierry Afschrift se prononce pour que cesse La tyrannie de la redistribution et que s’y substitue une solidarité active et volontariste.

CONTRE LA TYRANNIE

Qu’il puisse être entendu par le nouveau président de la République, à qui l’on recommande vivement la lecture de ce livre concis et précis, et que la France remette en avant les valeurs républicaines de Liberté, d’Égalité (ex ante et non ex post) et de Fraternité et guide l’Europe vers des horizons plus éclairés que ceux de la déshumanisation de notre société.
Et, si telle n’était pas le projet du nouveau président, puisse le livre de Thierry Afschrift inspirer une nouvelle opposition déconstructiviste qui, pour paraphraser Voltaire, s’érige en critique inflexible de la superstition, du fanatisme, de l’extravagance et de… la tyrannie.

26 juillet, 2017

L'Étatisme tue la créativité des citoyens

Un État qui exerce des pouvoirs discrétionnaires illimités est la cause fondamentale du déficit de créativité au sein de la société.

Un article de Libre Afrique
L’originalité n’a jamais été une grande vertu en politique. La protection des intérêts à long terme de l’État, de ses fonctionnaires et de ses citoyens exige une inertie et une certaine routine. La politique institutionnalise le statu quo, sauvegarde l’ordre permanent. Les régimes qui échouent à le faire deviennent les anomalies de l’histoire.

L’ENNEMI DE L’ÉTAT

Tout ce qui est nouveau et non testé est une menace potentielle en politique ; ce qui est différent pourrait pourtant apporter une solution à l’inégalité, mais il y a aussi le risque d’exacerber le problème. Les États ont un instinct primitif de survie, lequel est menacé par l’incertitude. L’originalité doit être au mieux traitée avec méfiance, au pire abolie avec hostilité.
Restreindre les compétences du gouvernement à un nombre limité de pouvoirs bien déterminés remédie à ce biais anti-originalité. Ainsi, la société est protégée contre les débordements politiques et ses innombrables dangers. L’État peut poursuivre ses propres fins avec l’efficacité impitoyable requise pour une domination à long terme.
Mais il n’a pas la force de mettre à mal l’ingéniosité – pierre angulaire des pouvoirs productifs de l’homme – dans les projets créatifs qu’il entreprend pour son propre bénéfice, qu’il s’agisse de nourrir son corps ou son âme.
La politique est l’affaire de l’État qui doit efficacement allouer des ressources aux domaines où les besoins sont les plus urgents. Mais la politique est une machine imparfaite, car son moteur est l’homme avec ses imperfections, et c’est bien là le danger. L’homme est animé de passions et de jugements qui sont le socle de la discrimination.
Compte tenu du poids de l’État dans la société, ce pouvoir discriminatoire est potentiellement dévastateur pour les citoyens. Cela réduit l’espace de liberté de l’homme et entrave sa capacité créative.
Certes les nouvelles idées sont potentiellement une menace pour la stabilité de l’État, comme cela a toujours été le cas, mais un État « conscient » qui définit et poursuit sa propre idéologie est menacé par des idées concurrentes.

LA DISPARITION DE LA CRÉATIVITÉ

Le manque d’originalité dans la vie moderne s’étend du politique au culturel. C’est particulièrement incroyable pour la politique, car il n’y a pratiquement aucun problème qui dépasse le gouvernement central. Pourtant, le discours public est comme un disque condamné à être rejoué.
Lors du cycle électoral, les mêmes vieux problèmes du bien-être, de la réforme réglementaire et de l’emploi sont discutés. Les promesses sont pourtant rarement suivies et il n’y a pas d’incitation à le faire, car pendant que la politique étouffe l’originalité qui constitue une menace pour son existence, l’État n’est pas un producteur d’idées et n’a pas d’imagination.

L’EXIGENCE D’INGÉNIOSITÉ

Son jugement discrétionnaire est réactif et non proactif. La résolution de problèmes exige de l’ingéniosité. De ce fait, il devient de l’intérêt de l’État de perpétuer les inégalités les plus importantes et pressantes car il ne peut pas saisir les nuances des injustices plus subtiles.
Les restrictions de la créativité étant élargies au-delà des limites de la politique, le reste de la société stagne. Le discours politique est un masque obligatoire et de routine, il en va de même pour la culture. La créativité n’est pas illimitée.
L’originalité devient relative, une question de réinterprétation du connu et de ce qui est certain. Les vieux slogans et messages sont recyclés de la même manière que les messages politiques.

HIÉRARCHIE DE LA CRÉATIVITÉ

Le résultat est l’émergence d’une hiérarchie de la créativité. La société, travaillant de concert avec l’État, approuve implicitement les formes d’expression appropriées.
Puisque la culture doit évoluer, mais la politique est enracinée dans l’inertie, la genèse du divertissement populaire est vraiment une dévolution entre un choix de plus en plus étroit d’anciens et familiers modes d’expression créative (donc pas une menace pour la survie de l’État).
En somme, la culture devient de plus en plus fragmentée et imitative. De plus, tous les experts faisant autorité sont obsédés par le problème d’une politique fracturée et partisane. Le premier problème conduit au dernier. La culture n’est pas le principal problème. Un État « conscient » qui exerce des pouvoirs discrétionnaires illimités est la cause fondamentale du déficit de créativité.

La réflexion du jour

Les quotas de vente de voitures électriques imposés aux fabricants par le gouvernement du Québec vont augmenter à terme le coût marginal des voitures conventionnelles de 1100 $, révèle un Point publié aujourd’hui par l’IEDM. En fin de compte, ce sont les consommateurs qui vont payer cette « taxe » par des prix plus élevés.--- Germain Belzile

25 juillet, 2017

La réflexion du jour

Selon Stigler, l'intervention du gouvernement se fait souvent au bénéfice d'intérêts spéciaux et au détriment de la société en général. Cela s'explique par le fait que les autorités réglementaires subissent les pressions et l'influence des industries qu'elles réglementent, car ces industries ont fortement intérêt à faire pencher la balance en leur faveur. Le public, lui, a peu ou pas d'intérêt à mettre de grands efforts pour influencer les autorités.--- Jasmin Guénette

24 juillet, 2017

La réflexion du jour

Alors que le revenu personnel disponible des Québécois augmentait de 7,4 % au cours des trois dernières années, le gouvernement de Philippe Couillard réussissait à aller chercher dans les poches des contribuables 15,4 % de plus d’impôt sur le revenu des particuliers.--- Michel Girard

20 juillet, 2017

La réflexion du jour

Plus de neuf Canadiens sur dix sont en faveur de permettre l’achat d’alcool dans une province et son transport d’une province à l’autre.--- JdM

19 juillet, 2017

L’environnementalisme : le nouveau marxisme

Un ouvrage court qui est une synthèse sur l’électricité renouvelable en Europe.


Je recommande vivement la lecture d’un tout petit (80 pages) ouvrage de synthèse sur l’électricité européenne qui vient de paraître, L’Utopie du tout renouvelable, par Jean-Pierre Schaeken (Bruxelles, Académie royale de Belgique, 2017).
Après la sortie américaine de l’Accord de Paris, il se confirme que l’Europe s’engagera, seule, dans la voie d’une électricité tout intégralement générée par de l’énergie renouvelable (soleil, vent).

LES CONDITIONS DE PRODUCTION, D’ACHEMINEMENT ET DE STOCKAGE DU « RENOUVELABLE »

Schaeken traite la question de manière purement technique et terre-à-terre. Il commence par examiner les conditions de réalisation d’un système électrique « bas carbone ». La production de l’éolien et du photovoltaïque suppose de couvrir nos mers et nos champs d’éoliennes, nos toits et nos territoires de panneaux photovoltaïques, ce qui requiert des sommes inouïes qui seront et sont déjà financées par le contribuable.
L’adaptation de nos réseaux de distribution au caractère intermittent de l’électricité renouvelable suppose également des sommes colossales — 1500 milliards d’euros d’ici 2050… pour le seul transport de l’électricité ! « Ce n’est pas grave, c’est l’État qui paie. »
Schaeken montre enfin que les techniques de stockage — sans lesquelles l’électricité renouvelable n’est pas apte à assurer un minimum de sécurité d’approvisionnement, exclure les black-out, etc. — n’existent à l’heure actuelle tout simplement pas, et que rien ne permet de prédire qu’elles existeront un jour sous une forme qui ne soit pas grossièrement onéreuse.

UN RENOUVELABLE QUI SE PAYE CHER

Dans une deuxième partie, Schaeken examine l’impact d’une politique bas carbone sur le système électrique européen. Il montre que la sécurité d’approvisionnement est déjà compromise par le mixte électrique actuel, et que, par les motifs exposés dans la première partie, cette sécurité sera de plus en plus précaire.
Quant à la compétitivité, l’équation est simple : les entreprises européennes payent leur électricité de plus en plus cher, tandis que leurs concurrents mondiaux, y compris américains, ont accès à une électricité qui l’est de moins en moins.

UN RENOUVELABLE QUI TUE DES EMPLOIS

L’idée que le développement de l’électricité verte favorisera l’emploi et la croissance est une plaisanterie : chaque emploi vert naît de la subvention de l’État, pour un montant qu’il aurait été plus efficace économiquement de laisser dans l’économie marchande. On estime qu’un emploi vert tue deux emplois sains.
Quand, par ailleurs, la conséquence de l’opération est de renchérir — et dans quelles proportions ! — le prix de l’électricité de toutes les entreprises et professions marchandes sans aucune exception, on mesure aisément que l’opération relève d’une forme de sabotage à grande échelle. Tout cela au nom de la « science » d’un organisme, le GIEC, dont il a été démontré qu’il n’a rien de scientifique et qu’il est intégralement politique.
En résumé, l’Europe a déjà dépensé des sommes folles pour l’utopie du tout renouvelable, elle s’apprête à en dépenser bien davantage encore, tout cela avec une influence marginale sur les émissions de CO2, et nulle sur la température moyenne du globe.
L’environnementalisme est le marxisme de notre temps.
Jean-Pierre Schaeken, L’Utopie du tout renouvelable, Académie royale de Belgique, mai 2017.

La réflexion du jour

Comme quoi l’augmentation des libertés économiques constitue le meilleur véhicule de réduction des inégalités.--- Vincent Geloso

18 juillet, 2017

La réflexion du jour

Il veut obliger les nouveaux prestataires de l’aide sociale, ceux qui s’y inscrivent pour la première fois, à suivre un programme de réinsertion dans le marché du travail, à retourner aux études ou à accepter un suivi social, par exemple dans un cas de toxicomanie.--- Joseph Facal

17 juillet, 2017

La réflexion du jour

Le socialisme (et non pas la social-démocratie), l’étape précédant le communisme selon Marx, confond « égalité des chances » et l’égalitarisme qui impose une redistribution radicale de la richesse, indépendamment de l’effort individuel. --- Lise Ravary

15 juillet, 2017

La réflexion du jour

Ce n’est pas un hasard si les systèmes de santé qui fonctionnent mieux que le nôtre, comme celui de la Suède, sont généralement plus décentralisés et concurrentiels. Cette décentralisation permet aux acteurs qui sont sur le terrain et qui voient les besoins, ainsi que la disponibilité des ressources, de prendre de meilleures décisions. --- Germain Belzile

14 juillet, 2017

La réflexion du jour

C’est illégal de vendre de la drogue. Mais si tu te fais pincer, tu dois payer ta part de TPS et de TVQ à l’État ! Comme si tu gagnais ta vie de façon honnête, et que tu vendais des bonbons au lieu de la coke ! Soudainement, quand vient le temps de garnir les coffres de l’État, on se fout de savoir si tes activités professionnelles étaient légales ou pas !--- Richard Martineau

13 juillet, 2017

La réflexion du jour

Il va sans dire qu’en situation de concurrence avec des cavistes et autres fournisseurs d’alcool, la SAQ perdrait ces jours-ci des clients au profit de ces derniers. Mais en ce moment, avec le monopole conféré à la SAQ par la Régie des alcools, les restaurateurs et les clients sont captifs et doivent endurer les ratés. Voilà une raison de plus pour ouvrir le marché à la concurrence, comme nous l’avons déjà d’ailleurs proposé. --- Pascale Déry

12 juillet, 2017

Gordon Tullock, ou l'économie appliquée à la politique

Gordon Tullock n’a peut-être pas gagné de prix Nobel comme son proche collaborateur James Buchanan, mais son apport n’en est pas moins impressionnant.

Par Jasmin Guénette.
Gordon Tullock n’a peut-être pas gagné de Prix Nobel, mais pour quelqu’un qui n’a suivi qu’un seul cours d’économie durant sa formation, son apport surprenant à la discipline le hisse au rang des plus grands économistes. En effet, le renommé professeur a consacré la majeure partie de sa carrière à l’avancement de la science économique, plus particulièrement à l’application de la théorie économique à des domaines hors marché afin d’expliquer certains comportements humains.
Tullock a obtenu un Juris Doctor de l’Université de Chicago en 1947 avant de pratiquer le droit brièvement, pour ensuite se joindre au Département d’État américain. Après une première affectation en Chine, il a étudié la langue et la culture à Yale et à Cornell avant d’être envoyé à Hong Kong et en Corée. Tullock a quitté le Département d’État en 1956 pour se consacrer à ce qui le passionnait vraiment : la recherche et l’enseignement.
Il enseigna d’abord au département d’études internationales de l’Université de Caroline du Sud, où il publia une première version de The Politics of Bureaucracy. Ce sont ses premiers travaux sur les importants problèmes de communications au sein des grandes bureaucraties centralisées qui amenèrent Tullock à collaborer avec James M. Buchanan. Les deux partageaient le même intérêt pour l’utilisation de la théorie économique afin d’expliquer des phénomènes politiques et sociaux.
Les deux professeurs publièrent ensemble The Calculus of Consent: Logical Foundations of Constitutional Democracy en 1962, l’ouvrage séminal d’un nouveau courant de pensée : l’école des choix publics. Dans ce livre, Tullock et Buchanan appliquent l’analyse économique à la prise de décision des agents du secteur public afin de démontrer qu’ils ne sont pas des anges dépourvus d’intérêts personnels.
À l’époque, on voyait l’État comme un tout, bienveillant, qui agit seulement dans l’intérêt du bien public. Les deux collaborateurs rejetaient cette conception de l’État, affirmant que les fondements du comportement humain ne changent pas lors de l’ascension au pouvoir politique. Buchanan recevra d’ailleurs le Nobel d’économie en 1986 pour sa contribution à l’École des choix publics, honneur auquel Tullock n’a pas eu droit.
La théorie du choix public, qui cherche à appliquer la théorie économique à des domaines et des phénomènes hors marché, est à la base des travaux de Tullock.
En effet, l’auteur et professeur a apporté une contribution imposante à l’économie politique en général. Il est d’ailleurs l’auteur des premiers travaux sur la théorie de la recherche de rente. Son article The Welfare Costs of Tarriffs, Monopolies, and Theft (1967) introduit ce qu’on appelle aujourd’hui le « trapèze de Tullock ». Reprenant l’idée d’Arnold Harberger sur la perte sociale sèche entraînée par la présence d’un monopole dans un secteur, Tullock a montré que l’entreprise monopolistique gaspillait également des ressources afin d’obtenir des protections légales et réglementaires, dépenses qui n’entraînent aucun gain de productivité.
À partir de ses travaux sur la recherche de rente, Gordon Tullock a remarqué un important paradoxe. Il le décrit comme étant le coût relativement bas des activités de lobbying comparativement aux gains astronomiques qu’elles entraînent. Selon lui, le fait que les politiciens aient besoin de financement pour leurs activités partisanes et leur réélection engendre une possibilité pour leurs financiers de demander un retour sur leur investissement sous la forme de mesures favorables à leur entreprise.
Outre l’économie politique, Tullock s’intéressait également au comportement électoral. En effet, il expliquait que les motivations des individus à voter ne peuvent pas être que purement rationnelles. Selon lui, les citoyens sont conscients que les chances que leur vote ait un impact quelconque sur le résultat d’une élection sont infiniment petites.
Pour cette raison, il avançait que les motivations devaient être plus morales que rationnelles et que les individus ne devenaient pas automatiquement informés ou intéressés simplement parce qu’ils allaient voter.
Finalement, Tullock a apporté une contribution importante à la redéfinition de l’étude de la loi, alors largement comprise du seul point de vue de la philosophie morale, comme étant un domaine qui pouvait être étudié à l’aide de la théorie économique. Son livre The Logic of the Law demeure à ce jour un incontournable.
Encore aujourd’hui, les théories mises à l’avant par Gordon Tullock peuvent servir à comprendre et expliquer des phénomènes observables. C’est le cas notamment de la recherche de rente dans certains secteurs de l’économie canadienne, comme dans le domaine de l’agriculture, où le système de gestion de l’offre protège les producteurs de lait, d’œufs et de volaille.
En définitive, il est difficile de qualifier le legs scientifique qu’aura laissé le professeur de droit et d’économie. Un auteur autodidacte et prolifique, il a écrit plus de 150 articles et publié ou co-publié près de 40 livres durant une carrière universitaire de plus de 50 ans. Il n’aura peut-être pas gagné de prix Nobel comme son proche collaborateur James Buchanan, mais son apport n’en est pas moins impressionnant.

11 juillet, 2017

La réflexion du jour

Justin Trudeau, qui semble avoir pour but de nous enterrer vivants sous les dettes, dépense comme si la fin du monde était prévue dans 25 ans. Rappelons qu’il « promet » plus de 100 milliards de déficits sur les cinq prochaines années.--- David Descôteaux

La réflexion du jour

Incroyable ! Au cours des 12 derniers mois, selon Statistique Canada, le Québec a créé 61 200 emplois dans le secteur public, lequel secteur regroupe tous les employés travaillant pour les gouvernements de Québec et d’Ottawa, les municipalités, les sociétés d’État et les établissements financés par l’État, tels que les écoles, les universités, les hôpitaux.--- Michel Girard

10 juillet, 2017

La réflexion du jour

La seule révolution dont le Québec a besoin pour l’avenir est celle de l’éducation. Tout le reste est secondaire.--- Denise Bombardier

08 juillet, 2017

La réflexion du jour

La fonction publique québécoise est coûteuse et en expansion constante. La province gagnerait à mettre en place des réformes semblables à celles entreprises par l’Australie. Les avantages de la compétition sur la stagnation, d’une part, et de la reconnaissance du mérite sur celle de l’ancienneté, d’autre part, ne sont plus à défendre.--- Jasmin Guénette